Vu hier soir, bon film, manque de rythme mais bon le sujet est excellent ! La fin je m'en doutais dès le début mais ça n'enlève rien au film.
4/6 ![]()
Je vais avoir le chance de le découvrir au cinéma le 11
(Non ce n'est pas une sortie nationale, c'est une rétrospective proposée par mon ciné
)
Petit veinard ; c'est un film culte !
Ce film m'avait fait flippé quand j'étais petit, à cause de ce qui arriverait à l'humanité.
Le pire est qu'on s'en rapproche de plus en plus.
Alors comme prévu je l'ai vu au cinéma
Je dirais tout d'abord que je m'attendais pas à un film d'une telle puissance. Si Soleil Vert reste esthétiquement très marqué 70's et si certains aspects de la vie du futur décrits par Fleischer peuvent aujourd'hui prêter à sourire, le fond de l'oeuvre est irréprochable. C'est une vision très pessimiste du futur, mais toutefois assez visionnaire. Dans ce film rien n'est fait au hasard, aucune scène n'est faite pour faire du remplissage et il s'en dégage un aspect nostalgique avant l'heure.
La révélation finale, comme quoi le Soylent Green est fait d'humains est prévisible pendant le film à un certain moment, mais tout de même cela semble intelligent d'y penser comme une "ressource inépuisable"
La mort de Sol reste pour moi aussi un grand, un très grand moment de cinéma.
Les acteurs sont impeccables, le scénario intelligent et l'accompagnement sonore très bon. Un grand film du genre post-apocalyptique, et une excellente surprise pour ma part.
8.5/10
J'ai adoré ce film.
Je le conseille vivement !
Un très bon film, de plus la qualité est lâ.
Le final est à couper le souffle !
Je viens de le voir en DVD ; wouawh, quelle claque !
Excellent.
Comme je m'y attendais, un très bon film, solidement construit et mené par des acteurs impliqués. Autant le dire tout de suite, il est gênant de s'être fait spoiler le film par un boulet quelques années auparavant, car il est impossible d'oublier
Ce facteur mis à part, le film est exemplaire. On sent bien que le scénario est tiré d'un livre, tant les détails sur l'univers et les personnages abondent, les dialogues sont remarquablement bien écrits et l'histoire est passionnante. Je crois bien que je n'avais pas vu depuis Mad Max 2 un univers post apo aussi réussi et crédible, et c'est ce qui fait la différence.
Pas de numérique, pas de bons sentiments, des personnages ambigus, une société corrompue qui ne tire pas de leçon de ses erreurs. En cela j'ai également pensé à Rollerball, réalisé à peine 2 ans après et qui, même si à peine moins réussi, dépeignait notre société future avec un ton amer et sans concession.
Et puis merde, ça fait tellement plaisir de voir un anti héros de temps en temps, un personnage principal qui soit acharné et loyal mais également profiteur et opportuniste. La réalisation et la photo collent parfaitement au sujet, les tons de gris et de marron sur lesquels se posent de légers travellings ou des plans fixes tristement contemplatifs donnent une ambiance incroyablement crédible, étouffante dans les scènes de foule, froide et désincarnée dans les avenues désertes.
Trollons dans la joie et la bonne humeur pour signaler que ce film me donne cent fois plus envie de voter écolo que n'importe quel Avatar, à ce titre l'intro de 2 minutes qui ressemble étrangement à celle des Moissons du ciel au départ (ou inversement) produit un effet documentaire qui m'a glacé, et installe tout de suite le film dans un ton sérieux, voire visionnaire. Il est assez incroyable de se dire que ce film a été réalisé il y a presque que 40 ans, et qu'alors que nous sommes proches de 2022 son histoire semble devenir réalité.
Un film à voir, revoir, méditer, car il est d'une rare sagesse et délivre son message sans donner de leçon, ce que trop peu savent encore faire de nos jours sur ce genre de sujets à mon goût (en particulier l'écologie). Pour ma part, il ne rate le 8.5 qu'à cause du spoiler que j'ai subi, car c'est tout de même le moteur de l'histoire et ça m'a quelque peu gâché le plaisir.
8/10
Autant le dire tout de suite, il est gênant de s'être fait spoiler le film par un boulet quelques années auparavant, car il est impossible d'oublier ![]()
il m'est arrivé la même chose ![]()
Regarde le quand même, c'est génial, mais putain je me rends compte qu'on me spoile trop souvent ![]()
Ah mais je l'ai déjà vu ![]()
On m'a spoilé deux fois où c'était gênant, la dernière mission du 3° ace attorney (je ne le pardonnerai jamais) et ce film. Mais le film je m'en branle un peu ![]()
Je suis très content que t'aies adoré blazco ![]()
J'ai mis 8.5, c'est peut-être dû au fait que je n'ai pas été spoilé
En tout cas je vois qu'on pense la même chose, que c'est un film intelligent, tout sauf moralisateur et foutrement bien construit.
"Je crois bien que je n'avais pas vu depuis Mad Max 2 un univers post apo aussi réussi et crédible, et c'est ce qui fait la différence. "
J'aime beaucoup Soylent Green mais là j'ai trouvé ça plutôt drôle.
Déjà parce que Mad Max doit être, avec Star Wars (qui tient plus de la fantasy que de la SF), la série SF la plus grotesque que j'ai jamais connue, et ensuite parce que le contexte de surpopulation étouffante de Soylent Green est une lecture très naïve et caricaturale de l'évolution sociologique de l'espèce humaine (ça rejoint la vision d'Asimov sur son cycle des robots, d'ailleurs).
N'importe quelle civilisation, soumise à une pression sociologique intense, tombe dans la scission discriminatoire puis la guerre civile si elle n'est pas à même de mettre en place un mécanisme de régulation des naissances permettant la décroissance sociologique. Le drame de l'humanité c'est justement qu'elle a dû s'imposer à de nombreuses reprises ce genre de blessures, parce qu'elle ne savait pas occuper son territoire et partager ses ressources.
Maintenant ça ne retire rien aux qualités de Soylent Green et de l'œuvre dont il est tiré, bien au contraire : cette contre-utopie et la grosseur de son trait sont là avant-tout pour nous communiquer l'absurdité d'une vision politique qui abandonnerait toute idée de régulation démographique.
Je ne vois pas pas bien en quoi Mad Max est grotesque ![]()
Oui je ne vois pas non plus en quoi Mad Max est grotesque (pas plus que Star Wars
), parce ce que tu dis sur les civilisations est intéressant, mais le film se situe peut-être dans un certain contexte qui précède ce dont tu parles ou bien un état assez fort pour contrôler cette misère.
Grotesque si on le prend au sérieux, mais le principe de la série n'est pas d'être prise au sérieux (tout comme Star Wars n'a jamais eu l'ambition d'être une œuvre d'anticipation, cela va sans dire).
Ça n'était pas péjoratif, je tiquais simplement sur l'usage du mot 'crédible', que j'ai tendance à considérer comme antinomie des genres de littérature fantaisistes (et la post-apo a tendance à en faire partie). Pour Mad Max, sur ce point, en dehors des nombreux écueils du genre, je pensais surtout aux costumes, personnages et situations qui m'avaient fait bien marrer (et ça s'arrange pas avec les opus).
En dehors de ça j'ai beaucoup d'affection pour le genre en tant que tel, les Fallout de Black Isle étant mes jeux vidéos favoris. Enfin bon, ça n'est qu'une parenthèse.
Pour le gouvernement suffisamment fort pour contrôler une telle crise, c'est une piste intéressante et loin d'être infondée (à vrai dire c'est sans doute le point de vue de l'auteur) et elle permet en tous cas de se poser des questions intéressantes :
Dans un contexte contemporain, j'aurais rejeté la proposition puisque je considère qu'aucune puissance gouvernementale ne tient un tant soit peu en place sans l'appui de son peuple (pourquoi le peuple a besoin de figure d'autorité forte, qu'elle soit monarchique ou dictatoriale, c'est une autre question) et qu'en tant que tyran, on est forcément dépendant d'une majorité sociologique (peuple ou armée) qui peu finir par se retourner contre vous.
Mais Soylent Green se déroule dans le futur, dans une société mécanisée, et cela pose le problème de la possession des moyens technologiques par l'élite tyrannique pour contrôler la masse. Autrement formulé, le tyran peut s'appuyer sur une force docile, mécanisée voire robotique, suffisante (j'ai dit qu'il fallait de l'imagination) pour écraser la force sociologique. Et on peut baser cette proposition sur l'utilisation des grues, des fameux tapis-roulants et machineries infernales etc.
Cela va totalement dans le sens général de l'œuvre qui dépeint une société véritablement déshumanisée, où les femmes sont objets et les hommes des bêtes, enfermés dans un engrenage qui les dépassent tous.
Le pouvoir évocateur est donc bel et bien là, la métaphore efficace, mais pour ce qui est de la crédibilité (et du premier degré), on arrive néanmoins au même problème : i.e diminution de la population par massacre, cette-fois-ci opposée à la force mécanique. Et c'est déjà en postulant que les hommes se retrouvent complètement incapables de faire le poids et de retourner les armes du tyran à leur avantage (ce qui est le risque intrinsèque à toute avantage technologique).
Enfin bon, c'est un trait commun au genre de la dystopie que prendre distance avec la réalité, que ce soit volontaire et pour ridiculiser une thèse (Candide de Voltaire, Animal Farm d'Orwell..) ou moins volontairement, par naïveté voire délire pouvant aller jusqu'à la paranoïa.
Sur Arte ce soir ![]()