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Liste des sujets

Heat

Mordechaye
Mordechaye
Niveau 10
06 mai 2015 à 19:08:53

Quelques mois après la déferlante Collateral j'ai décidé de continuer mon parcours dans la filmographie du grand Michael Mann par Heat qui est quasi unanimement considéré comme son chef d'oeuvre. Et vraiment je dois dire qu'on est la face à ce que le cinéma américain peut nous offrir de mieux en terme de mise en scène et surtout en terme de personnages. Dans une interview qu'Alexandre Astier donnait suite au revisionnage de Heat, celui-ci disait que ce n'était même plus un film de personnages ou d'intrigue tant c'était selon lui un film d'acteurs, un film dans lequel Al Pacino et Robert de Niro jouaient si puissamment qu'on en oubliait le reste. C'est vraiment ça au fond Heat, c'est la confrontation au sommet de deux monstres sacrés du cinéma américain qui se sont déjà croisés par le passé (dans Le Parrain II par exemple) mais jamais directement. Or ils sont dans le film amener à lutter l'un contre l'autre (puisque l'un est flic et l'autre braqueur) alors qu'ils ne représentent finalement que les deux faces d'une même pièce, parabole plutôt amusante quand on connait l'étonnante similarité de la carrière des deux acteurs. Si le film se vend - à raison - sur l'affrontement entre les deux hommes, signalons quand même la présence au casting de bons voire très bons acteurs (Val Kilmer, la toute jeune Natalie Portman,...) qui font pleinement vivre cette odyssée de deux heures cinquante.

La réussite de Heat , on la doit aussi à l'extraordinaire (et je pèse mes mots) Michael Mann qui filme encore une fois Los Angeles comme lui seul peut le faire. Je dois avouer ici que je suis moins client de la photo du film en comparaison de celle de Collateral mais cela tient essentiellement au fait que le film se passe le plus souvent de jour (les rares séquences de nuit sont de toute façon magnifiques, particulièrement une certaine séquence sur la voie rapide dans laquelle la caméra fait mine de devancer la voiture d'Al Pacino tout en restant finalement fixée sur l'arrière de son véhicule pendant que celui-ci file à vive allure, le genre de passage qui peut paraitre très simple mais qui doit en fait être un véritable casse-tête à réaliser, en plus d'être très impressionnant visuellement). Pour le reste Mann use de sa caméra pour nous offrir de très beaux angles de vue lors des plans en extérieur mais se permet aussi d'instaurer une certaine tension dans le cadrage qui participe du suspens auquel est soumis le spectateur. La grande force du métrage c'est qu'il n'est pas un simple film de braquage, c'est aussi un film qui dépeint avec beaucoup de justesse la condition des deux personnages dont nous suivons l'histoire. S'il leur arrive de croiser d'autres personnages au passé aussi trouble et misérable que le leur ( c'est la pour moi tout le sens de la multiplicité des histoires secondaires du film) , Al Pacino et Robert De Niro sont avant tout pareils à deux loups solitaires parcourant les ruines d'une ville qui continue à dévorer ses habitants mais qui surtout se dévore elle-même. C'est vraiment ce qui ressort de cette histoire de gangsters somme toute assez classique, il règne entre les deux protagonistes un certain respect, comme s'ils se savaient tous les deux les derniers représentants d'une race d'homme éteinte. Pourtant ils chutent et craquent parfois, tentent aussi de se raccrocher aux autres mais ils sont allés trop loin pour réellement faire demi-tour, ils sont pris au piège de leur propre condition et le dénouement - bien qu'attendu - conclut à merveille cette chasse à l'homme haletante. C'est presque un déchirement de laisser ces deux personnages tant on ressent leur humanité tout au long du film, que ce soit le personnage génialement fou de Vincent (il faut voir et entendre hurler à tout bout de champs un Al Pacino qui surjoue génialement la colère tout en arrachant joyeusement les fils de son téléviseur) ou celui plus mesuré de Neil (De Niro, toujours dans une colère que l'on sent contenue mais au bord de l'explosion).

C'est la tout le génie de Michael Mann que d'arriver à transcender des histoires simples en en proposant un traitement assez novateur pour rendre le visionnage de son film inoubliable. Cependant le réalisateur est aussi reconnu pour l'efficacité avec laquelle il met en boite les scènes d'action et c'est pour cela qu' Heat est, entre autres, resté célèbre. Le cinéaste ne tombe jamais dans le piège de la surenchère gratuite et c'est en ce sens que la quasi unique (et oui !) fusillade du film marque profondément son public. Il s'emploie en effet à faire monter l'attente chez le spectateur et quand enfin la confrontation éclate celui-ci peut pleinement faire montre de tout son talent. Cette scène de fusillade (reprise avec pas mal de brio dans GTA IV) est d'une ampleur folle mais parvient à rester complètement lisible malgré son intensité: chaque coup de feu ou salve de balle se ressent et je ne peux qu'envier ceux qui ont pu découvrir le film en salle à l'époque. Dans la folie de l'instant on parvient quand même à discerner ce qu'il se passe car Michael Mann se décide à en montrer le maximum tout en se focalisant bien sur les divers protagonistes. Je ne pense pas avoir vu une scène de fusillade aussi efficace auparavant, à part peut être (encore une fois) celle de la boîte de nuit dans Collateral , autre pièce maîtresse du bonhomme. Si l'on ajoute en dernier lieu la très bonne bande-son composée par Elliot Goldenthal, bande-son qui colle parfaitement à tout ce qu'il se passe à l'écran tant sa musique donne au film un côté assez irréel (lors des -rares- scènes d'intimité notamment), je ne vois vraiment pas ce qu'on pourrait reprocher au long-métrage de Michael Mann.

Grand film.

10/10

Message édité le 06 mai 2015 à 19:09:40 par Mordechaye
Apachoid
Apachoid
Niveau 10
24 juillet 2015 à 07:07:40

@ Blek

"Mann sait également rendre une fusillade intense, celle après le cambriolage de la banque est peut-être la meilleure que j'ai pu (re)voir jusqu'ici, et était elle aussi sans rappeler une mission de GTAIV. Sur le fond, l'histoire n'est pas extraordinaire, mais son traitement l'est tel que cela devient une vraie force du style du directeur. Bien raconter une histoire simple, c'est ce qui donne vie à d'excellents films, à l'opposé de ceux qui se forcent à faire du faussement complexe pour faire briller les yeux des spectateurs les plus impressionnables. Je pense à Nolan sur quelques uns de ses films."

Je suis d'accord sur toute la ligne. Nolan m'a fait vomir avec Inception. Heureusement qu'il a pondu Interstellar, et man of steel, parce que le reste.... C'est lourd pour rien.

Message édité le 24 juillet 2015 à 07:12:13 par Apachoid
Mordechaye
Mordechaye
Niveau 10
24 juillet 2015 à 09:58:53

Ouais enfin Interstellar question bullshit bien lourd ça se pose la. Et il ne fait que produire Man of steel (qui est par ailleurs un très mauvais film :hap: ).

Apachoid
Apachoid
Niveau 10
24 juillet 2015 à 10:44:55

Interstellar, j'ai fais ma critique tout à l'heure :

https://www.jeuxvideo.com/zeblacksphinx/forums/message/734788822

Et man of steel, j'ai beaucoup aimé. Enfin un bon film de super héros, j'ai trouvé. Mais je suis pas du tout super héros.

Melaine
Melaine
Niveau 25
24 décembre 2015 à 00:33:11

Michael Mann est-il le plus grand réalisateur américain contemporain ? Difficile à dire. En tout cas il est assurément l'un des plus grands, et l'un de ceux qui marquera le plus son époque. Il y a tant de chose à dire sur ce cinéaste, tant de chose à dire sur Heat... Pour l'instant, je me contente de me verser ma petite larme à la fin, de lui attribuer la note de 10/10, et de faire redescendre un peu toutes les émotions que ce film a suscité en moi. En tout cas j'ai beaucoup de chose à dire sur ce chef d'oeuvre, ce sommet du cinéma américain...

Nabab_du_Kebab
Nabab_du_Kebab
Niveau 10
24 décembre 2015 à 00:46:13

Ça fait toujours plaisir de voir qu'on peut encore découvrir cette oeuvre de nos jours.
Mann devrait être plus souvent cité parmi les réalisateurs cultes.

Melaine
Melaine
Niveau 25
24 décembre 2015 à 01:07:41

Bah du coup moi je le considère comme mon réalisateur préféré. Je n'ai vu que six films de lui, mais me transporter autant pour Le Dernier des Mohicans, puis Miami Vice, puis Heat, c'est assez unique. :(

Sans compter que j'ai aussi adoré Hacker, Collateral et Manhunter.

Melaine
Melaine
Niveau 25
24 décembre 2015 à 03:30:32

Bon du coup je viens d'écrire un truc assez conséquent, je vais le mettre sur Maze Magasine et je le partagerai ici dès qu'il sera publié.

Zoomatt
Zoomatt
Niveau 10
24 décembre 2015 à 10:46:25

Sans compter que j'ai aussi adoré [...], Collateral et Manhunter.

Bah logique :(

Masterchief40k
Masterchief40k
Niveau 10
24 décembre 2015 à 10:49:42
[[sticker:p/1jnh]]
Melaine
Melaine
Niveau 25
24 décembre 2015 à 12:30:23

Le 24 décembre 2015 à 10:46:25 Zoomatt a écrit :

Sans compter que j'ai aussi adoré [...], Collateral et Manhunter.

Bah logique :(

Bien d'oublier mon préféré des trois cités ? :hap:

Melaine
Melaine
Niveau 25
24 décembre 2015 à 13:03:27

Un peu des deux ! C'est vrai que je suis dans une période où je suis très réceptif au cinéma, mais je regarde aussi que des films qui me donnent envie et qui sont considérés comme des chefs d'oeuvres depuis une semaine, du coup logiquement ça me plait ! Après j'ai aussi vu Royal Affair, A Dangerous Method, Hunger Games... dans les trois derniers jours, que je n'ai jamais adoré.

Melaine
Melaine
Niveau 25
24 décembre 2015 à 13:31:35

Ahah pas de chance, moi c'est souvent, et tant mieux...

Mais c'est peut-être une posture à prendre aussi. Personnellement quand je me met devant un film je me donne totalement au film, comme si je me plaçais devant le réalisateur et que je buvais ses paroles. Du coup s'il dit des choses intéressante je me laisse totalement emporter...

Zoomatt
Zoomatt
Niveau 10
24 décembre 2015 à 13:32:37

Bien d'oublier mon préféré des trois cités ? :hap:

Ça c'est illogique :(

Bhlaz
Bhlaz
Niveau 7
24 décembre 2015 à 13:36:41

Tiens j'avais pas vu la réponse de JeSuisJeMeurt sur ma remarque quant aux films de Nolan à l'époque. :rire:

Bon ça sert à rien d'y répondre aujourd'hui mais je tiens quand même à souligner que j'avais bien dit "quelques-uns de ses films", j'apprécie pas mal Insomnia, BB, TDK et Interstellar (bien que ce dernier entre dans la catégorie évoquée, ce film possède quand même ma sympathie).

Sinon c'est cool de voir que Heat peut encore être découvert-redécouvert comme dit au dessus, faudrait peut-être que je songe à le choper en BR.

Message édité le 24 décembre 2015 à 13:37:21 par Bhlaz
Melaine
Melaine
Niveau 25
06 janvier 2016 à 21:54:39

Heat est probablement l'un des sommets du cinéma américain des années 1990. D'abord car il est le film qui a fait se confronter les deux acteurs les plus mythiques de tous les temps, Al Pacino et Robert De Niro, dans une fresque de près de trois heures. Mais aussi car il est l’œuvre d'un auteur immensément talentueux, peut-être l'un des plus grands de sa génération : Michael Mann. Lorsque l'on demande aux gens de citer un réalisateur américain contemporain, les noms qui reviennent souvent sont ceux de Spielberg, Tarantino ou encore Nolan, mais jamais on n'entendra le nom de Mann. Pourtant, il est assurément l'un des plus influents, grâce à sa façon bien à lui de filmer le milieu urbain, notamment (qui inspirera fortement Refn pour son Drive, sorti en 2011), mais surtout de par sa manière d'appréhender le cinéma, résolument moderne. Mann est un cinéaste de la maîtrise, de la précision, du réalisme, et de bien des choses encore, mais il est avant tout un cinéaste de la perte et de la recherche de repères. En cela, Heat est l’œuvre la plus représentative de sa carrière, car c'est celle qui met le plus en évidence cette thématique qui lui est propre, et qu'on retrouve dans chacun de ses long-métrages.

Cette perte de repères, elle se retrouve d'abord chez les personnages. Si Michael Mann met en scène des héros de plus en plus archétypaux pour laisser place à une expérience plus visuelle, sonore et sensorielle dans ses films les plus récents, il n'a pas tout le temps fonctionné ainsi. Dans Heat, les personnages et leur développement occupent une place centrale. Ce film, c'est avant tout la rencontre de deux hommes, De Niro d'un côté, et Pacino de l'autre, qui se ressemblent tout en se complétant. L'un est un truand divorcé qui rêve de faire un gros casse pour enfin tout arrêter. L'autre est un flic marié obnubilé par son boulot.
Tout le long du film, les deux protagonistes vont jouer au chat et à la souris. Par le biais de l'intrigue, bien sûr, mais aussi de manière plus implicite, de par leurs questionnements. Quand l'un est dans le doute, l'autre est sûr de lui. Lorsque l'un connaît des difficultés avec sa femme, l'autre embrasse une inconnue. Et lorsqu'il se croisent, au milieu du film, jamais la caméra ne se posera sur les deux visages en même temps. Les deux personnages sont comme les faces d'une pièce, dont on ne voit jamais le côté pile et le côté face au même moment. D'ailleurs, toute la séquence finale repose sur cette dualité. On voit que l'un n'existe pas sans l'autre. De Niro s'apprêtait à partir, avec sa nouvelle compagne, mais il voit Pacino arriver, et laisse tomber tous ses nouveaux projets, à la faveur d'un regard extrêmement fort et significatif, pour s'adonner à un mythique affrontement final. Celui de deux icônes. Celui de deux adversaires. Celui de deux amis. L'issue de cet affrontement est d'une puissance symbolique incroyable, puisqu'au final on ne sait rien. On ne sait pas si le bien l'emporte sur le mal. On ne sait pas si l'un peut vivre sans l'autre. Elle est là toute cette perte de repères si chère à Mann. On crée quelque chose, puis tout s'effondre. C'est à la fois un aboutissement et un éternel recommencement.

Cet éternel recommencement caractérise le cinéma de Michael Mann. D'un film à l'autre, il se renouvelle, il expérimente… Avec une exigence et une maîtrise formelle ahurissantes, bien sûr, ainsi qu'un contrôle total sur chacune de ses œuvres, mais en se basant sur une remise en question permanente. Lorsqu'il a réalisé Miami Vice, son projet le plus personnel, il semblait être allé au bout de sa démarche, atteignant en quelque sorte son idéal de cinéma, d'une radicalité folle et d'une puissance formelle incroyable. Pourtant, il a poursuivit sa carrière, en signant deux nouveaux films de grande qualité (Public Enemies et Hacker) dans lesquelles il semble encore chercher à se renouveler et à expérimenter. Ça rejoint, une nouvelle fois, cette thématique qui lui est chère : la perte de repères. Il ne veut jamais se reposer sur ses acquis, il cherche toujours à aller voir ailleurs.
Et ça se ressent dans sa manière de faire du cinéma. Le mouvement est perpétuel. Beaucoup de caméra à l'épaule, un milieu urbain jamais calme, des fusillades chaotiques… Il y a de très beaux plans dans les films de Mann, mais aucun ne dure plus de deux ou trois secondes, comme si le réalisateur ne voulait en aucun cas se reposer sur ses lauriers. Il faut toujours travailler, toujours être en mouvement. Dans Heat, on peut se rendre compte de ça assez régulièrement. Par exemple, on voit souvent des plans d'ensemble d'un Los Angeles nocturne durant le film. C'est horizontal, ça paraît calme. Puis, à environ une demi-heure de la fin, Mann remet tout en question. Cette vision-là de la ville ne lui correspond plus, alors il change. Et c'est ainsi qu'on voit le même style de plan, mais en diagonale, et avec une caméra qui tournoie depuis un hélicoptère. Mais le vrai renouveau qu'effectue le cinéaste, c'est lorsqu'il met en scène la séquence finale. Tout le long du film, il avait créé son ambiance grâce à une utilisation minutieuse du son. Le bruit d'un flic qui s'adosse à un camion, le claquement des armes lors des fusillades ou encore, évidemment, l'omniprésence de la musique. Et bien là, plus rien. Silence total pendant trois minutes. Du pur Mann. Du pur génie.

Mais la recherche constante de repères trouve aussi son sens dans l'onirisme. Dans ses films, lorsque le mouvement s'arrête et que les choses se calment, c'est pour laisser place à la poésie. Il y a cette scène mythique de Collateral, où, en pleine course-poursuite, Jamie Foxx arrête son taxi pour laisser passer un loup. On ne sait pas d'où il sort, mais à lui seul il parvient à suspendre le temps de cette ambiance nocturne au rythme endiablé, pour ensuite repartir de plus belle.
Puis il y a toutes ces romances. Mann est un auteur éminemment romantique, dont tous les héros sont confrontés aux questions de l'amour. Dans Heat, elles occupent une place prépondérante, puisque De Niro et Pacino passent autant de temps à l'écran avec des femmes qu'à leur travail. D'ailleurs, l'histoire du premier avec Eady représente à merveille l'amour selon Mann. C'est doux, poétique, sensuel, fusionnel… Une vision très idéalisée de la chose, qui fait écho à sa vision idéaliste du cinéma, et son perfectionnisme à outrance. Ici, tous les repères spacio-temporels sont éclatés. On laisse parler l'image et le son uniquement. On se laisse emporter par ce lyrisme foudroyant, presque déconnecté de la réalité…

Le cinéma de Michael Mann, c'est ça. C'est un processus ininterrompu de construction et de déconstruction, un mécanisme sans faille qui fourmille d'engrenages en perpétuel mouvement. C'est un puits d'idées, de nouveautés, d'expérimentations, dont il est impossible d'atteindre le fond. Le cinéma de Michael Mann, c'est Heat, en quelque sorte. Une œuvre pleine, formellement parfaite, qui sans cesse se pose des questions sur elle-même. Mais c'est aussi Le Dernier des Mohicans, ou Public Enemies. C'est Robert De Niro, Colin Farrell, ou Chris Hemsworth… Pour faire simple, le cinéma de Michael Mann, c'est du grand cinéma.

http://www.senscritique.com/film/Heat/critique/48828159

Melaine
Melaine
Niveau 25
06 janvier 2016 à 21:55:56

(Histoire de dire que ce n'est pas seulement un coup de coeur d'un soir, mais bien un grand film qui m'a réellement parlé et marqué :hap: )

[Sweet]4
[Sweet]4
Niveau 21
06 janvier 2016 à 23:48:53

En même temps ce film est incroyable

KillTheFDJ
KillTheFDJ
Niveau 10
07 mars 2016 à 18:28:21

c'est quoi la voiture d'Al Pacino quand il rattrape De Niro sur l'autoroute?

EmileHirsch
EmileHirsch
Niveau 81
07 mars 2016 à 18:54:21

Un fiat panda

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