CONNEXION
  • RetourJeux
    • Sorties
    • Hit Parade
    • Les + populaires
    • Les + attendus
    • Soluces
    • Tous les Jeux
    • Gaming
  • RetourActu Gaming
    • News
    • Astuces
    • Tests
    • Previews
    • Toute l'actu gaming
  • RetourBons plans
    • Bons plans
    • Bons plans Smartphone
    • Bons plans Hardware
    • Bons plans Image et Son
    • Bons plans Amazon
    • Bons plans Cdiscount
    • Bons plans Decathlon
    • Bons plans Fnac
    • Tous les Bons plans
  • RetourJVTech
    • Actus High-Tech
    • Intelligence Artificielle
    • Smartphones
    • Mobilité urbaine
    • Hardware
    • Image et son
    • Tutoriels
    • Tests produits High-Tech
    • Guides d'achat High-Tech
    • JVTech
  • RetourCulture
    • Actus Culture
    • Culture
  • RetourVidéos
    • A la une
    • Gaming Live
    • Vidéos Tests
    • Vidéos Previews
    • Gameplay
    • Trailers
    • Chroniques
    • Replay Web TV
    • Toutes les vidéos
  • RetourForums
    • Hardware PC
    • PS5
    • Switch 2
    • Xbox Series
    • Switch
    • Pokemon pocket
    • FC 25 Ultimate Team
    • League of Legends
    • Tous les Forums
  • PC
  • PS5
  • Xbox Series
  • Switch 2
  • PS4
  • One
  • Switch
  • iOS
  • Android
  • MMO
  • RPG
  • FPS
En ce moment Genshin Impact Valhalla Breath of the wild Animal Crossing GTA 5 Red dead 2
Liste des sujets

The New world : le prochain Malick

DarkToonLink
DarkToonLink
Niveau 17
14 mars 2010 à 02:12:03

Sophocle (je crois) a dit un jour (il y a très longtemps) qu'il valait mieux pour l'homme qu'il ne naisse jamais. Évidemment Sophocle (je crois) ne connaissait pas les films de Terrence Malick.

Le Nouveau monde est un film qui fait douter. Douter de l'emploi de certains qualificatifs mélioratifs envers les autres films - non seulement dans les critiques que je peux lire, mais également chez moi même. Parce qu'ici, et seulement ici, ces mots semblent prendre toute leur signification, toute leur dimension.

Je pense avoir beaucoup de chance. Faire la rencontre d'un cinéaste qui partage votre vision du Cinéma (Kubrick) et votre philosophie (Miyazaki) est un don rare. Avoir le privilège de rencontrer un cinéaste qui partage avec vous ces deux choses semble alors relever du miracle.
Le Nouveau monde est un film qui, d'un bout à l'autre, relève de ce miracle. J'ai pu avoir la chance de voir le film dans sa version longue, celle, probablement, voulue par Malick. Et là, une première évidence : la version longue est bien meilleure encore que ne l'était la version courte. J'adorais la version courte, mais cette nouvelle vision m'a dévasté à un point qu'il est difficilement explicable. Une puissance qui relève de l'intime, qui perdrait sa force même avec les adjectifs les plus élogieux. Un nouveau départ, donc.

Le Nouveau monde s'inscrit dorénavant à mes yeux comme le plus beau film jamais réalisé avec le Barry Lyndon de Kubrick. Formellement, le film tient de la perfection sans jamais tomber dans le tape à l'oeil. Cette version longue privilégie les plans contemplatifs, elle multiplie les plans de paysages. Et, par chance, c'est ce qui me touche le plus chez Malick. Cette puissance évocatrice doublée d'une beauté dans ce qu'elle a de plus brute lorsqu'il filme le cours d'un fleuve, les échos splendides des ondulations sur l'eau, formées par une pluie fine, presque délicate. Mais aussi lorsqu'il s'attache à retranscrire la grandeur d'une Nature sublime, la force d'un arbre, la fuite de quelques rayons de soleils entre les feuilles. Ces plans comptent assurément parmi les plus beaux que j'ai pu voir jusqu'à maintenant.

Malick semble maîtriser comme personne les outils cinématographiques mis à sa disposition. Sa science du montage, du cadrage, le soin qu'il apporte à chaque détail pictural, sonore. Tout confère à donner à son Nouveau monde le caractère d'une oeuvre somme, définitive, parfaite. Oui, Terrence Malick semble venir d'un autre temps. Le cinéaste parvient à capter l'essence même de l'être et du mouvement, de la Nature dans ce qu'elle a de plus pure, de plus beau. Les images qu'il propose paraissent même surnaturelles tant elles semblent provenir d'une utopie cinématographique. Une caméra qui semble flotter juste au dessus de l'eau, tout en captant la sagesse et la beauté de ces arbres dont les racines sont englouties sous les eaux. Mais aussi l'impact d'une main parcourant la surface de l'eau, le mouvement gracieux et sublime de l'être dans l'élément aquatique (dont les scènes peuvent rappeler le non moins sublime ballet aquatique de La Ligne Rouge) ou encore les silhouettes d'une poignée d'indiens dans la pénombre d'une nuit uniquement éclairée par les flammes dévastatrices. Autant de plans qui provoquent l'extase. C'est simple, Le Nouveau monde offre à peu près autant de plans sublimes qu'une décennie entière de cinéma. Voire plus. Comment peut-on parvenir, avec autant de délicatesse, à retranscrire le courant d'un fleuve, l'effleurement d'un pied sur un lit de feuilles, la relation qu'entretiennent corps et esprit, Homme et Nature ?

Je me suis posé beaucoup de questions pendant le film. Pourquoi, par exemple, les cinéastes qui proposent des plans, dont la beauté absolue est l'évidence même, sont-ils si peu nombreux ? Pourquoi sont-ils si peu nombreux à oser couper toute action au profit du ressenti le plus pur, le plus brut ? Pourquoi les cinéastes à la recherche d'une telle quête de perfection sont-ils si rares ? Pourquoi ? Comment Malick obtient-il ses plans ? Reste t-il 24 heures à attendre le moment opportun pour un plan de 30 secondes ? Peut être. Tout simplement, pourquoi les films aussi beaux sont-ils si rares ?

Un critique a dit à propos du film : "Qu'on accepte ou non d'entrer dans la danse, impossible de nier que se joue là une forme de permanence et d'absolu du cinéma que seuls quelques maîtres ont pu approcher.". Et ce critique a raison. Comment pourrait-on nier ou ignorer le savoir faire hors norme du cinéaste ? Comment pourrait-on prétendre qu'il est donné à tous les cinéastes, voire à tous les artistes, d'atteindre un tel point d'accomplissement artistique, d'achèvement créatif, de maîtrise technique ?

Mais Le Nouveau monde ne vaut pas que pour ses images. Loin de là. Il reprend le mythe de Pocahontas et le transcende. L'histoire en elle même est bouleversante. Le Nouveau Monde oppose culture collectiviste, celle des autochtones, en communion avec la nature, et inspiration individuelle, représentée par les querelles de pouvoir et la quête de la propriété. On distingue alors deux parties évidentes : celle de la rencontre entre Smith et Pocahontas et la chute de celle ci. L'intelligence du cinéaste réside dans sa capacité à impliquer le spectateur au coeur de son récit et de ses péripéties. La première partie relève du plus pur paradis cinématographique. Le spectateur est plongé, à l'image des deux personnages, dans la découverte de l'inconnu, de l'autre, d'un Nouveau monde. Il fait un avec Smith et apprend avec lui. Le spectateur devient alors acteur. Mais acteur-observateur, car tout se fait intérieurement. Tout en observant cette rencontre (sublime), j'ai appris à observer, à écouter, les gestes, le jeu de regards, les sons. Tout devenait jeu, à l'image de Pocahontas lorsqu'elle demande à Smith comment se nomment les différentes parties du corps, ou les éléments de la Nature.

Mais là où le cinéaste excelle, c'est dans l'art de l'illusion. Dans ce film, cela revient pour Malick à étirer au maximum l'histoire d'amour, jusque dans ses moindres battements, entre Pocahontas et Smith, puis entre Pocahontas et Rolfe, qui lui fait découvrir l'ancien monde au cours d'un voyage (magnifique) en Angleterre. De La Ballade sauvage jusqu'au Nouveau monde, ses films constituent des chutes terribles, des rendez-vous manqués. Ce film n'échappe donc pas à cette règle puisqu'il vient sortir brutalement le spectateur de cet Éden (dans lequel j'étais plongé, avec un profond sentiment de plénitude) pour le mettre face à ses limites. Comment ne pas préférer la première partie (avec Smith) à la deuxième (avec Rolfe) ? Comment ne pas être déçu et bouleversé que se termine cette relation ? Mais comment revenir en arrière ? Impossible, le paradis semble déjà loin. Malick nous fait alors comprendre, par le biais de la jeune Pocahontas, que la Nature est infiniment précieuse, et qu'elle mérite notre plus grande attention. Mais le cinéaste, humaniste avant tout, et se refusant constamment à offrir un discours manichéen va plus loin que cette confrontation Homme-Nature, dans laquelle les hommes seraient les colonisateurs et les indiens le peuple apprivoisé. Cela passe notamment par le personnage de Rolfe (interprété avec justesse par Bale). En peu de temps, il va réussir à imposer une nouvelle présence masculine, rassurante malgré la déchirure subie peu de temps avant. On essaie alors de croire à cette nouvelle rencontre, chose qui parait impossible tant le mal provoquée par la perte de la précédente reste profond. Désormais, tout est à refaire. Un nouveau départ, donc.

A partir de là le film provoque une nostalgie dévastatrice. Une prise de conscience très dure. La relation qu'entretiennent Pocahontas et Rolfe ne parvient pas à toucher, mais tout est volontaire. Malick met ainsi en avant cette dualité, tout comme il l'avait fait en filmant le paradis terrestre chez les indiens et la froideur repoussante du camps humain. Un mal s'empare de nous, pour ne plus nous lâcher jusqu'à la fin du film.

Le cinéaste, tout en réalisant un travail de reconstitution historique impressionnant (que Kubrick en personne n'aurait pas renier), balaye assez rapidement les évènements historiques par le biais d'une succession d'ellipes (arrivée des colons, affrontements avec les indiens) au profit de la relation entre Smith et Pocahontas ainsi que d'une attention souveraine portée à la Nature, aux cycles du désir et des saisons, aux circulations entre monde sauvage et civilisation. En ce sens, son film risque de diviser. Car oui, Le Nouveau monde est un film radical, exigeant. Il traite d'une rencontre et d'une histoire d'amour, et il est donc normal, voire évident, que tout le monde n'accrochera pas. Et c'est tant mieux (soyons égoïstes). L'importance accordé à cette relation en devient absolument bouleversante. Car, en apparence, Malick montre des choses anodines, des gestes, des regards, souvent entrecoupés de plans sur une Nature imperméable. Mais en réalité tout le film passe par ces regards, par cette relation déchirante. Elle se fait le centre du monde, car durant ces brefs instants volés plus rien n'existe hormis eux. Malick délaisse les prétentions historiques au profit d'une histoire à l'origine simple et connue, mais montrée de façon lucide et désarmante. Toute la densité de la trame passe alors avec la légèreté d'une feuille. Que se passe t-il dans le Nouveau monde ? Rien, et tout à la fois. Le Nouveau monde pourrait même suffire à mon existence, le regarder c'est déjà mourir heureux.

Le film rassure et démontre aussi qu'il est encore possible de faire une utilisation magistrale de la musique au cinéma. Le film s'ouvre et se clôt à la manière d'un opéra classique. La puissance et la permanence de la musique (Wagnérienne au début et à la fin) vient alors donner aux images leur toute puissance, une dimension mystique, d'une grandeur sublime. L'utilisation du piano vient souligner les moments plus intimes, délicats, dans lesquels s'opère une transformation, une réaction d'ordre cosmique. A la manière d'un Kubrick pour 2001, la musique découpe ici les différentes parties du récit et vient clore (magistralement) le film à la manière d'une boucle.

Film fleuve (3 heures), envoûtant de la première à la dernière image (toutes deux magnifiques), Le Nouveau monde est une oeuvre immense qui démontre la force du Cinéma et le savoir faire exceptionnel d'un artiste hors du commun et hors du temps. Que ce soit en terme de mise en scène, d'écriture, de montage, de photographie, de musique ou de direction d'acteurs, tout semble concorder et faire de ce Nouveau monde un film somme, définitif. Une oeuvre de maturité dans laquelle le cinéaste atteint un accomplissement artistique dont peu de cinéastes peuvent se targuer. A l'image du montage des dernières minutes, mon coeur s'est accéléré subitement à la fin. Un éclats de soleil entre les feuilles, le bruit d'un courant d'eau, la trace de pas sur un lit de feuilles, un arbre à la grandeur imposante. Je suis dévasté. Pourquoi en suis-je venu à parler de ça ? Je ne sais pas. C'est l'effet Malick. Plus rien n'existe, plus rien n'a de sens, je me perds. Écoute et regarde. Tout est beau. C'est l'étourdissement. Paradis cinématographique. Absolument sublime.

leprodiss
leprodiss
Niveau 10
14 mars 2010 à 02:22:41

Oh p*tain le pied ! Oh p*tain ! Je crois qu'après avoir lu ça, on peut mourir tranquille ( :hap: )

Ta critique :d) :bave: :bave: :bave:

Tout commentaire supplémentaire serait inutile je pense. J'ajoute juste que j'adore ton intro :hap:

Non mais c'est juste magnifique, l'équilibre parfait entre objectivité et subjectivité, entre regard distant sur le cinéma et plaisir personnel absolu. Critique énorme, content que le film te plaise toujours autant, voire plus.

leprodiss
leprodiss
Niveau 10
14 mars 2010 à 02:29:46

L'Oscar de la meilleure critique du forum est attribuée à...mon Thon pour Le Nouveau Monde :coeur:

" Merci beaucoup, je vais de ce pas mettre 10 au film sur CineLounge " :hap:

Bon tu me fais la même pour ToL hein, rendez-vous le 12 m...euh en décembre :hap:

DarkToonLink
DarkToonLink
Niveau 17
14 mars 2010 à 02:34:06

Je devais bien faire ça pour remercier Malick de m'avoir offert ces 3 heures de bonheur. :oui:

Tree of Life. :snif:

leprodiss
leprodiss
Niveau 10
14 mars 2010 à 02:37:44

:-(

C'est plus que 3 heures de bonheur en fait, ça s'inscrit en nous et ça fait partie de notre vie, c'est pas 3 heures c'est éternel :snif2:

Et puis en plus c'est 2H57 :hap:

resolution
resolution
Niveau 32
14 mars 2010 à 02:55:00

Tu vois que la version longue est mieux :hap:

leprodiss
leprodiss
Niveau 10
14 mars 2010 à 02:55:27

Plus c'est long moins c'est court.

DarkToonLink
DarkToonLink
Niveau 17
14 mars 2010 à 02:56:56

Cite moi un message où j'ai prétendu l'inverse reso. :hap:

leprodiss
leprodiss
Niveau 10
14 mars 2010 à 02:57:41

Je suis bien parti pour vous tenir la chandelle :hap:

resolution
resolution
Niveau 32
14 mars 2010 à 02:58:19

Mais j'ai pas dis que tu avais dis l'inverse. Je te dis juste ce que je clamais haut et fort :hap: (il fallait dire : tu as raison)

DarkToonLink
DarkToonLink
Niveau 17
14 mars 2010 à 02:59:44

Et sinon, tu es d'accord avec moi ? :hap:

resolution
resolution
Niveau 32
14 mars 2010 à 03:15:04

sur tout sauf sur ça : "Faire la rencontre d'un cinéaste qui partage votre vision du Cinéma (Kubrick) et votre philosophie (Miyazaki) est un don rare. Avoir le privilège de rencontrer un cinéaste qui partage avec vous ces deux choses semble alors relever du miracle. "

blazcowicz
blazcowicz
Niveau 10
14 mars 2010 à 03:25:10

Critique qui tape très très fort là :bave: :bave:

Vivement que je découvre cette version longue (espère d'ingrat, tu pourrais me remercier :hap: ).

leprodiss
leprodiss
Niveau 10
14 mars 2010 à 03:35:44

Eh oh c'est moi qui lui ai donné envie de revoir le film hein ! :-((
Toi tu as juste permis qu'il procède à une économie non-négligeable il faut l'avouer :hap:

DarkToonLink
DarkToonLink
Niveau 17
14 mars 2010 à 03:37:03

Merci Blazco. :hap:

Non mais si tu n'augmentes pas ta note en voyant la version longue, il y aura un problème. :hap: Cette version est juste immense.

leprodiss
leprodiss
Niveau 10
14 mars 2010 à 03:37:32

Ca veut dire que tu lui mets 10 ? :hap:

DarkToonLink
DarkToonLink
Niveau 17
14 mars 2010 à 03:38:36

Seulement si tu mets 10 à 2001. :hap:

resolution
resolution
Niveau 32
14 mars 2010 à 03:38:51

Le début rappelle pas mal la ligne rouge.

DarkToonLink
DarkToonLink
Niveau 17
14 mars 2010 à 03:39:36

Oui. ^^

leprodiss
leprodiss
Niveau 10
14 mars 2010 à 03:39:52

A ce qu'il paraît le réal' est le même, mais pas sûr :hap:

10 à 2001 ? :rire:
Je prévois pas de sombrer dans la folie prochainement non :hap:

Sous forums
  • BD - Mangas - Comics
  • Télévision & Séries
  • Photographie
  • Musique
  • Livres
  • Animation
  • Cinéma
La vidéo du moment