Étonnamment, le film est très bon, dépeignant avec une folle ironie un tableau cauchemardesque des Etats-Unis. La fin est vraiment surprenante, dessinant les traits d'une société complètement ravagée, sous l'oeil clairvoyant de l'ami Verhoeven. Après, faut y aller en étant parfaitement informé : c'est un long-métrage très grossier, très caricatural, mais le tout parfaitement maîtrisé par Verhoeven, qui rend ainsi compte d'un milieu du strip-tease corrompu et dénué d'intérêt. N'empêche qu'il me rend fou le Hollandais, toute sa filmographie est solide comme pas permis ![]()
sur ce film je pense que verhoeven a pas etais au bout de ces idée c'est tjr caricatural mais moins fins moins bien ecris
C'est un des meilleurs Verhoeven, une tuerie, un véritable attentat envers la machinerie hollywoodienne. J'ai du mal à concevoir qu'on aime le réal et pas ce film.
Un de ses meilleurs faut pas pousser non plus, y'a de grosses qualités mais aussi d'énormes défauts dans ce film.
Quels énormes défauts?
C'est sûrement son film le plus personnel de sa carrière américaine. Pas mon préféré mais le plus virulent.
Le scénario est nase, mais l'utilisation de Verhoeven est assez folle. Comme pour RoboCop, sur lequel Verhoeven disait aussi que le scénario était nul. ![]()
Puis l'actrice principale est nase, mais c'était également fait exprès. Il l'a fait également sur Starship Troopers.
Oui en l'occurrence ce ne sont pas des défauts puisque ça va parfaitement dans le sens du film.
Je trouve que ça dans Straship Troopers ça marche très bien, d'ailleurs ils ne sont pas strictement nuls les acteurs, ils ont juste l'air un peu couillons.
Mais là non, y'a pas mal de scènes où c'est juste pas possible ![]()
Après avoir entendu un peu partout que c'était un Verhoeven faible, je dois dire que ça m'a quand même bien plu.
C'est encore une fois un film qui prend pleinement place dans sa filmo cohérente, ici il nous refait un peu Katie Tippel tout en étant dans une veine beaucoup plus américaine et avec la thématique de l'image omniprésente. C'est donc l'histoire de cette fille qui débarque à Vegas pour devenir danseuse, qui va bien vite découvrir qu'il faut se salir (dans tous les sens) pour percer et qui va peu à peu se laisser absorber par ce milieu maladif. Et on sent que Verhoeven s'en donne à coeur joie à filmer tous ces excès, ces prestations scéniques bourrées d'effets, de paillettes et de poitrines dénudées. C'est d'une grande maîtrise formelle, rien à redire.
On n'y va pas par quatre chemin pour montrer toute les crasses dont sont capables ces personnages, y compris Nomi qui est loin d'être candide, au contraire même. J'adhère à ce que le film veut montrer, à la vision de Verhoeven qui est, comme toujours, sans concession. Cependant, l'écriture est moins fine que certains de ses autres films, comme Katie Tippel donc, ou même Basic Instinct pour prendre un film plus "proche" et auquel je n'ai rien à reprocher. Les personnages, leurs relations, manquent de finesse, je pense à celle entre Nomi et la danseuse star qui était partie pour être bien plus ambiguë et jouissive que cette simple histoire de rivalité (même si c'est quand même un peu plus fin que ça). Je trouve également le rythme pas toujours top même si je ne me suis pas emmerdé non plus, j'étais quand même pris dedans.
Cependant, malgré quelques faiblesses, ça reste un film vraiment cool et surtout s'inscrivant parfaitement dans la filmo de Verhoeven, thématiquement comme formellement. Loin d'être mineur à mon sens.
Franchement, c'était vraiment bien. Je peux comprendre que ça puisse dérouter, mais après avoir entendu tout et son contraire sur le film, je m'attendais un peu à ça, à savoir un film avec des acteurs qui sont clairement beaucoup trop à fond à hurler, à surjouer, à se faire des câlins pour un rien... et j'ai envie de dire, ça va avec le film. Sans ça le film aurait été moins bon.
En fait ces acteurs, ça va avec le propos du film, ça va avec le ton film, avec ce Las Vegas qui est beaucoup trop extrême, beaucoup trop déglingué pour qu'on n'y laisse pas des plumes. Disons que ça aide à poser une ambiance, malsaine certes, mais une ambiance quand même. Alors clairement le jeu des actrices n'est pas naturaliste, mais mine de rien, ça n'empêche pas de croire aux personnages, parce que des filles hystériques qui veulent se faire des câlins, qui s'abusent avec leurs faux-semblants, j'en connais plein. Et donc, même si on est clairement au cirque, voire au bordel, ces personnages on est capable de les comprendre.
Et c'est la force du film, les jeux de dupe, l'héroïne est loin d'être une oie blanche qui serait pervertie par Las Vegas, la vie s'en est déjà chargée... (à moins que ça soit l'Amérique)
On voit donc l'héroïne qui aspire à devenir une grande danseuse jouer un peu à chat avec une star vieillissante, avec la question : qui réussira à prendre le dessus ? C'est une question rhétorique, au pays du faux, de l'apparence, la jeunesse a forcément un avantage, il faut juste créer sa chance.
Reste que ces scènes sont malsaines, pleines de faux sourires et le visage de Gina Gershon défiguré par la chirurgie esthétique fait forcément un peu de peine à voir.
D'ailleurs, si elle représente l'antagoniste du film, puisque c'est elle qui a le pouvoir, c'est elle la star, c'est elle qui se tape le mec haut placé, c'est surtout elle qui a la plus belle scène du film. Je pense à sa dernière apparition, où elle ôte enfin son satané sourire et où on découvre, un bref instant, la femme qu'elle est, blessée dans sa chair par sa défaite.
C'est ça qui est beau, c'est l'un des rares moments de vérité dans cet océan de fausseté qu'est Las Vegas.
Ce qui n'est pas beau en revanche, c'est les scènes de danse. Disons qu'on aurait pu imaginer un truc sensuel, sexy, excitant ou que sais-je... Et si c'est très bien filmé, c'est avant tout outrancier. Je ne pense pas que le but de Verhoeven soit là d'exciter le spectateur, au contraire, c'est dégoûtant comme l'héroïne est dégoûtante à manger ses hamburgers. C'est trop... beaucoup trop... Il y a une scène de baise, mais clairement la fille on dirait un magicarpe qui fait attaque trempette. Forcément ça fait sourire, c'est ridicule. Mais c'est tout ce monde qui entoure le personnage qui est ridicule avec elle.
J'aime beaucoup la fin, ayant sans doute plusieurs significations, où l'on voit l'héroïne s'échapper du nid de guêpe qu'est Las Vegas... pour se diriger vers Los Angeles... tout est dit...
Ce dimanche soir au cinéma MK2 Châtelet ![]()
Pour finir en beauté la fête du cinéma ![]()
Le 04 juillet 2021 à 10:31:57 :
Ce dimanche soir au cinéma MK2 ChâteletPour finir en beauté la fête du cinéma
Pensez à ne pas laisser traîner vos kleenex en sortant de la salle. ![]()
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Bon ba revu et ambiance exceptionnelle avec applaudissements, rires et tout
la salle de ciné était remplie
Une succession de scènes cultes les unes derrière les autres (nanardesques ou non j'ai adoré lol) avec une image magnifique totalement restaurée
+ un superbe son, on redécouvre le film
Ça change de ma première vision du film en VHS de l'époque XD
Et Elizabeth Berkley cette beauté ![]()
Pour info le film repasse ce lundi à 19h00 au MK2 Bibliothèque, il y aura même un débat après le film ![]()
Ah putain, cimer pour l'info. La place est prise !
J'ai pas vu de mention du débat ensuite sur la page de résa en revanche, c'est sûr ?
Paul Verhoeven livre avec Showgirls sa copie la plus incomprise au moment de sa sortie. Un film conspué puis réhabilité voir devenu culte pour certains des années plus tard (la carrière de son interprète principale ne s'en relèvera pas par contre), ou se trouve la vérité ?
Alors oui, Showgirls est un film vulgaire et frontal, tant sur la forme que sur le fond. Son auteur voulait dressé le portrait de Las Vegas derrière le verni, et pour cela il ne se refuse aucun excès. Tout est vulgaire : les scènes over the top s'enchainent, que ça soit les danses chorégraphiées ou les rapports sexuels ; les dialogues sont bardés de grossièretés ; les tenues (quand il y en a) sont plus que suggestives ; les personnages - hommes comme femmes - sont caricaturaux et tous plus emplis de vices les uns que les autres (à l'exception de Molly peut-être) ; les acteurs surjouent volontairement tout et tout le temps (dans un entretien ultérieur, Verhoeven parlera de jeu en staccato pour décrire ce qu'il souhaitait) ; le scénario n'offre aucune bonne option, aucune voie salutaire pour son personnage principale.
Ce jusqu'au-boutisme dans l'excès et la vulgarité, tout en hyperbole, vient donner au métrage un caractère bien à lui et renforce pleinement le propos du film, dressant un portrait satirique et moqueur de Vegas et de son microcosme, et au travers lui de tout le show-business (et notamment Hollywood au travers de la dernière scène, copier/coller de la première avec pour horizon Los Angeles plutôt que Las Vegas) et peut-être plus généralement de toute la société américaine.
Showgirls s'inscrit donc pleinement dans la filmographie de Verhoeven, et est une extraordinaire rampe de lancement vers son Starship Troopers qui arrivera 2 ans plus tard.
Pour moi c'est clairement son meilleur film !
Tout va très loin dans la folie et l'excès, et cela réalisé d'une main de maître ![]()
Showgirls s'inscrit donc pleinement dans la filmographie de Verhoeven, et est une extraordinaire rampe de lancement vers son Starship Troopers qui arrivera 2 ans plus tard.
Oui et c'est d'autant plus frappant de constater l'écart au niveau de la réception de ces deux films assez proches.