un débat un débat
franchement Antichrist c'est tape à l'oeil mais c'est beau
si tu veux une bonne opinion de LVT regarde dancer in the dark ou dogville sans avoir de préjugé ![]()
Antichrist c'est pas tant sur la forme que je le déteste.
Antichrist c'est surtout d'un inintérêt hallucinant.
Allez, on se refait le débat sur Antichrist...
Oui, c'est du très grande maîtrise formelle. Que tu détestes l'image en elle-même, je peux comprendre. Mais franchement c'est de la mauvaise foi de dire que le film n'est pas maîtrisé. Le noir et blanc, les ralentit, tout l'univers visuel de la forêt c'est tout de même bien fait. Tu peux remettre en cause le scénar', les personnages, les actions. Mais la technique non. Si on la transpose sur un autre film je suis sur que tu aimerais. D'ailleurs Le prologue est proche du Ruban blanc sur ce point (pareil mais au ralentit).
le ruban blanc est moins tape à l'œil que l'intro d'antichirst le seul rapport est le noir et blanc…
parce que Haneke ne montre rien et là tu vois tout…
de plus foutre du Handel à fond sur du noir et blanc au ralentit ça n'a rien de sobre comparé à Haneke, même si ça reste très beau, on peut accrocher ou on ne peut pas
Le prologue en y repensant c'est vrai qu'il est beau.
Mais bon sur la forme, j'ai pas grand chose à reprocher à ce film, même si ça me bouleverse pas (juste deux, trois trucs très kitchs).
Mais faut admettre que ce film est absolument inintéréssant.
ça dépend pour qui il est inintéressant aussi, parce que je me suis pas fait chier une seule seconde
Je parle simplement de forme Reso. Quand tu dis que "là on voit tout", c'est justement ce dont je ne parle pas^^
moi je dit RESPET a un réalisateur qui place plus de 100 caméra sur une scene et une actrice chanteuse inatendue qui joue a merveille, et qui est une artiste a par entiere.
Le film Le plus triste le mieu fait que je connaise
Il me semble que le fait de tout voir, ça fait partie de l'image, donc de la forme... On voit la bite, on ne l'imagine pas. Je réponds juste à Disque même s'il n'est pas là.
Comme il a été dit, le seul point commun formel entre antichrist et le ruban blanc est le noir et blanc de l'intro d'antichrist.
Revu, j'avais adoré la première fois ( en 2003 il me semble, que de nostalgie ).
My name is Selma, married to myself
My love Selma, living by herself...
Je repensais à Antichrist en voyant Dancer in the Dark. Et je me demandais comment certaines personnes avaient pu oser le taxer de misogyne. De quelle façon Lars Von Trier pourrait-il l'être, lui qui accorde une telle importance aux femmes dans son cinéma ? Dans la continuité de Breaking the Waves et Dogville - entre autres - Dancer nous offre un personnage féminin d'une éclatante et rare beauté, qu'elle soit physique ou morale. Il y a une vraie lumière qui émane de Selma, quelque chose de véritablement étincelant qui éblouit totalement le spectateur ( mais pas au point de le rendre aveugle ). Si Lars Von Trier n'évite pas un certain manichéisme dans l'opposition entre les personnages, il faut dire que celui de Selma est d'une profondeur psychologique intense. Jeune femme un peu - beaucoup - à part, touchante de par sa manière d'être en retrait, de ne pas vouloir faire de vagues mais s'attirant malgré tout les problèmes, Selma suscite irrésistiblement l'empathie du spectateur, que la mise en scène au plus près des corps du cinéaste danois met davantage dans une position d'intimité envers l' " héroïne " du film. La caméra, plus que portée, est quasiment collée à Björk, suivant tous ses mouvements, captant la moindre de ses émotions, donnant l'impression au spectateur qu'il lutte avec elle envers et contre tout. Le cinéma de Von Trier appelle vraiment à une implication encore plus importante du spectateur, et que l'on adhère ou pas à ses films, il semble indéniable qu'il y a dans son art une capacité à faire réagir, à stimuler.
Selma est donc un personnage attachant, sentiment que la succession d'événements et autres humiliations contre sa personne viennent renforcer. Il y a quelque chose de l'ordre de la révolte chez le spectateur, devant ce constat que le personnage principal subit plus qu'elle n'agit, malgré sa volonté. Du coup, quand l'acte décisif du film a lieu, le questionnement moral est inévitable. Et les pensées que le film est " caricatural de la mauvaise façon " ( s'entend, caricatural sans que cela n'ait réellement d'utilité ) sont alors balayées d'un revers de main.
J'en reviens donc au manichéisme du film, qui n'est finalement pas aussi grossier qu'on pourrait le penser, et qui a surtout une valeur symbolique tout en étant beaucoup plus malin dans son utilisation qu'il n'y paraît. Il y a une générosité dans la mise en scène de Lars Von Trier, qui se retrouve dans son écriture, que certains pourront trouver peu nuancée. Mais cela se retourne en fait au sein du film - la séquence du procès - pour n'apparaître en fin de compte que comme un discours pertinent et lucide sur l'humanité. Comme d'autres films de son auteur, Dancer épingle d'abord l'Amérique et ses bassesses pour dresser un portrait peu reluisant de l'être humain en général. Le rêve américain est ici une totale désillusion, et la terre promise a vite fait de se transformer en terrain miné par le peu de morale de ses habitants. La réalité est à ce point si laide que la seule échappatoire ne peut se faire que par le moyen du rêve et de la fiction. Ce qui donne au film un cachet poétique d'une grande beauté, en dépit de séquences musicales que je trouve peu réussies sur le plan strictement visuel, qui sont des bouffées d'air frais réjouissantes dans un monde en proie au désespoir. Ce qui est admirable, c'est la façon dont Lars Von Trier et Selma s'approprient un lieu ou une situation banals pour en extraire toute la beauté cachée, comment à partir d'un point de départ quelconque ils parviennent à magnifier le monde. Cela passe aussi - et avec moins d'efforts de l'imagination - par le cinéma, envers lequel le film est une véritable déclaration d'amour ( " Je pars à l'avant-dernière séquence musicale d'un film, pour qu'il ne finisse jamais ". Tout est dit. J'ai été ému comme rarement ). Dancer in the Dark montre la puissance de la fiction - qu'elle provienne de nous ou d'ailleurs - contre la laideur du monde. Et il le fait très joliment, avec une intelligence émotionnelle portée à son apogée.
Au final, un grand film tragico-pathétique, un drame musical touchant , avec une Björk aussi talenteuse devant la caméra que derrière un micro. C'est dire son génie ( elle est trop belle en plus
).
9/10
Vous pensez que c'est le genre de film qui sortira en blue-ray un jour ? Je sais qu'il n'y as qu'une version DVD , et j'aimerais bien l'acheter , mais s'il sort en blue-ray dans 1 ou 2 ans , ce serait très frustrant
.
Enfin vu, depuis le temps qu'on m'en parlait !!
Après avoir vu Melancholia et Dogville je m'attendais à un truc assez glauque et dérangeant, c'est plutôt le cas mais pas dans le sens dont je me l'imaginais, donc bonne surprise. Et puis Björk est... Enfin c'est Björk quoi...
La dernière phrase écrite une fois que
elle à été pendu
rend bien. La façon dont cest filmé rend bien. Le tournant avec l'argent volé et le mec qui devient un salaud rend bien. La BO rend bien. La scène finale est émouvante... Bref je comprends pas comment des gens n'ont pas pu être touché, pour moi ça s'approche du chef d'oeuvre.
Juste une question, il a fait ce film dans sa periode du Dogme ou il à créé celui-ci après ?
Ce film... Je lui reproche pas mal de choses et pourtant je l'adore. Comme avec chaque LVT que j'ai vu j'ai de nouveau vécu une expérience de cinéma intéressante, et un peu frustrante. Mais Dancer in the Dark m'a juste pris de bout en bout, et crescendo l'émotion est montée jusqu'à un final qui m'a véritablement saisi à la gorge. Paradoxalement ce dont je suis le moins fan dans le film est véritablement essentiel à la construction de l'intrigue et du propos. Encore une fois la mise en scène de Lars Von Trier ne m'a pas plu des masses. Poses-toi Lars bon sang, j'aime quand tu effleures les corps, j'aime moins quand tu t'en détaches brusquement. La caméra parkinson c'est pas trop ma tasse de thé, pourtant des mecs comme Cassavetes savent me convaincre avec ce même procédé très réfléchi qui fait la part belle aux personnages. Ici c'est la même chose, en moins subtil. Mais bon LVT a-t-il déjà été subtil?
Le personnage de Selma est frustrant. Un personnage ultra con mais aimant et tendre. On s'y attache bordel, elle est conne mais on s'y attache, empathie maximale. Björk campe cette femme avec une telle force, c'est juste magistral. Mais voilà, c'est une protagoniste enfermée dans son honnêteté et sa candeur qui se retrouvera prise au piège par des âmes sans scrupules. Nous ne sommes en aucun cas dans un film réaliste mais un conte, un mythe. Dancer in the Dark c'est une marche funèbre, teintée d’exutoire musical. Le film passe alors du drame à la comédie musicale. Ces séquences sont un échappatoire pour Selma et pour le spectateur, il s'en dégage une vraie poésie gaie et mélancolique à la fois.
L'interprétation est forte, la mise en scène étudiée, le dénouement cruel. La séquence finale est une des plus dures que j'ai pu voir en matière de cinéma, véritablement éprouvante. Dancer in the Dark nous offre un personnage malheureusement trop naïf mais pur. On entre de plain-pied dans son intimité, on veut qu'elle s'en sorte, on veut que con fils s'en sorte. Quelque part LVT sait provoquer une révolte intérieure chez son spectateur, j'ai ressenti la même chose que pour Dogville. Mais diable que c'est frustrant, ça peut paraître un peu con ce que je vais dire mais j'ai l'impression que j'apprécierais plus DitD (et Dogville par la même occasion) au second visionnage car au moins je sais ce qui se passe et je souffrirais moins. Oui car ça m'énerve, Lars me fait souffrir et je ne peux m'empêcher de trouver ça génial.
Son film est juste bouleversant, tragique, magnifique. J'ai adoré être remué par toutes ses émotions. Lars Von Trier est décidément un cinéaste troublant, et intelligent. Peut-être un peu sadique sur les bords mais rien ne me paraît gratuit. Dancer in the Dark c'est une explosion émotionnelle de grande qualité. Et au passage j'avais oublié de mentionner cette super ouverture musicale qui introduit le film. Juste beau. A l'image du film.
8/10
Le style de LVT est vraiment magnifique, je trouve, putain cette réalisation, à chaque fois c'est magnifique, la caméra à l'épaule apporte vraiment quelque chose.
"Oui car ça m'énerve, Lars me fait souffrir et je ne peux m'empêcher de trouver ça génial.
Son film est juste bouleversant, tragique, magnifique."
Exactement. Un des piliers du cinéma moderne.
Bonjour,
Le Blu-Ray de Dancer in the Dark (avec Bjork et Catherine Deneuve) n'est pas encore sorti chez nous, juste en Allemagne apparemment, est-ce qu'il pourrait bien finir par sortir en France aussi ?
(http://www.amazon.fr/gp/product/B00KHK1T5S?keywords=dancer%20in%20the%20dark&qid=1453310551&ref_=sr_1_1&s=dvd&sr=1-1)
Au pire j'achète la version Allemande qui contient les voix anglaises, je copie le blu-ray en mkv et j'ajoute les sous-titres avec un logiciel ? C'est possible de faire ça ?
(Pareil pour Ju-On 1 et 2 sorti en blu-ray qu'au Japon d'ailleurs)
Bordel, impossible de prendre ce film au sérieux, tant il sur abuse du pathos et tant les motivations des personnages sont perchées. Les scènes censées être triste où terribles j'étais mort de rire. ![]()
Sinon les musiques et les chorégraphies sont très bien mais bon...
Zoomat ![]()
...
Je comprends pas qu'on puisse garder son sérieux pendant la scène de meurtre. ![]()
Elle pourtant vraiment dérangeante je trouve ![]()