Quel excellent film, c'était brillant !
Étant fan du livre, ça faisait très longtemps que je voulais le voir, et après le visionnage du tiédasse Gardiens de la Galaxie 3, je n'ai pas été déçu devant ce thriller haletant maîtrisé de bout en bout.
L'histoire de Misery se déroule principalement dans la maison isolée d'Annie Wilkes, où Paul Sheldon est retenu contre son gré après un accident de voiture. Annie se révèle être une fan inconditionnelle de Paul et de sa série de romans mettant en scène le personnage de Misery Chastain. Cette dernière se montre de plus en plus violente et instable, torturant Paul physiquement et mentalement pour qu'il réécrive la fin de son dernier roman, qu'elle n'a pas aimé.
Le film aborde plusieurs thèmes intéressants, notamment l'obsession, la folie et la manipulation. Il explore également les limites de la créativité et la relation complexe entre un artiste et son public. Annie Wilkes représente l'obsession d'un fan qui peut rapidement basculer dans la violence et la cruauté lorsque ses attentes ne sont pas satisfaites. Sa manipulation psychologique de Paul Sheldon est à la fois effrayante et captivante.
Ce qui est très appréciable, c'est qu'on se sent prisonnier de cette femme, tout comme le personnage principal. Le film s'amuse d'ailleurs avec nous à de nombreuses reprises en n'hésitant pas à nous surprendre à des moments où on pensait avoir compris la finalité de l'idée. J'ai aimé cette façon de faire. À dire vrai, que ce soit le montage, la musique, son utilisation, les acteurs, l'ambiance de la maison, tout est réussi ! Il est également assez remarquable de se rendre compte qu'il était relativement visionnaire et encore plus d'actualité de nos jours qu'au moment de sa sortie. En effet, j'ai retrouvé en cette femme les extrémistes (remplacez par le mot que vous souhaitez) qui envahissent les réseaux sociaux d'aujourd'hui, technologie évidemment inexistante en 91. C'est un sentiment assez étrange qui m'a envahi au moment de me faire ce parallèle, loin d'être idiot !
Pour en revenir à l'œuvre, j'ai trouvé les moments qui viennent apporter une certaine émotion vis-à-vis de cette femme intéressants. Elle y est parfois touchante, perdue et juste... seule. Du coup, pas de joie intense au moment de sa mort, mais plutôt une sensation mitigée. Jusqu'à où sommes-nous prêts à aller pour défendre/sauver de certains choix/retrouver nos œuvres préférées ? Un sujet de plus en plus dérangeant et brûlant à évoquer...
Après avoir vu Shining l'année passée, film relativement surestimé qui échoue sur certains thèmes importants au niveau du personnage principal, ça fait plaisir de voir une adaptation réussie et fidèle du maître de l'horreur. C'est un film d'horreur psychologique captivant qui explore les thèmes de l'obsession, de la manipulation et de la créativité. La performance remarquable de Kathy Bates et le suspense maintenu tout au long du film en font un incontournable du genre.
À confirmer, mais c'est sûrement - pour moi - la meilleure adaptation cinématographiquement parlant du King jusqu'à présent.
Le 11 novembre 2023 à 10:23:09 :
Quel excellent film, c'était brillant !Étant fan du livre, ça faisait très longtemps que je voulais le voir, et après le visionnage du tiédasse Gardiens de la Galaxie 3, je n'ai pas été déçu devant ce thriller haletant maîtrisé de bout en bout.
L'histoire de Misery se déroule principalement dans la maison isolée d'Annie Wilkes, où Paul Sheldon est retenu contre son gré après un accident de voiture. Annie se révèle être une fan inconditionnelle de Paul et de sa série de romans mettant en scène le personnage de Misery Chastain. Cette dernière se montre de plus en plus violente et instable, torturant Paul physiquement et mentalement pour qu'il réécrive la fin de son dernier roman, qu'elle n'a pas aimé.
Le film aborde plusieurs thèmes intéressants, notamment l'obsession, la folie et la manipulation. Il explore également les limites de la créativité et la relation complexe entre un artiste et son public. Annie Wilkes représente l'obsession d'un fan qui peut rapidement basculer dans la violence et la cruauté lorsque ses attentes ne sont pas satisfaites. Sa manipulation psychologique de Paul Sheldon est à la fois effrayante et captivante.
Ce qui est très appréciable, c'est qu'on se sent prisonnier de cette femme, tout comme le personnage principal. Le film s'amuse d'ailleurs avec nous à de nombreuses reprises en n'hésitant pas à nous surprendre à des moments où on pensait avoir compris la finalité de l'idée. J'ai aimé cette façon de faire. À dire vrai, que ce soit le montage, la musique, son utilisation, les acteurs, l'ambiance de la maison, tout est réussi ! Il est également assez remarquable de se rendre compte qu'il était relativement visionnaire et encore plus d'actualité de nos jours qu'au moment de sa sortie. En effet, j'ai retrouvé en cette femme les extrémistes (remplacez par le mot que vous souhaitez) qui envahissent les réseaux sociaux d'aujourd'hui, technologie évidemment inexistante en 91. C'est un sentiment assez étrange qui m'a envahi au moment de me faire ce parallèle, loin d'être idiot !
Pour en revenir à l'œuvre, j'ai trouvé les moments qui viennent apporter une certaine émotion vis-à-vis de cette femme intéressants. Elle y est parfois touchante, perdue et juste... seule. Du coup, pas de joie intense au moment de sa mort, mais plutôt une sensation mitigée. Jusqu'à où sommes-nous prêts à aller pour défendre/sauver de certains choix/retrouver nos œuvres préférées ? Un sujet de plus en plus dérangeant et brûlant à évoquer...
Après avoir vu Shining l'année passée, film relativement surestimé qui échoue sur certains thèmes importants au niveau du personnage principal, ça fait plaisir de voir une adaptation réussie et fidèle du maître de l'horreur. C'est un film d'horreur psychologique captivant qui explore les thèmes de l'obsession, de la manipulation et de la créativité. La performance remarquable de Kathy Bates et le suspense maintenu tout au long du film en font un incontournable du genre.
À confirmer, mais c'est sûrement - pour moi - la meilleure adaptation cinématographiquement parlant du King jusqu'à présent.
Je rejoins ta critique. Sa meilleure adaptation avec Les évadés.
Le 11 novembre 2023 à 16:44:31 :
Le 11 novembre 2023 à 10:23:09 :
Quel excellent film, c'était brillant !Étant fan du livre, ça faisait très longtemps que je voulais le voir, et après le visionnage du tiédasse Gardiens de la Galaxie 3, je n'ai pas été déçu devant ce thriller haletant maîtrisé de bout en bout.
L'histoire de Misery se déroule principalement dans la maison isolée d'Annie Wilkes, où Paul Sheldon est retenu contre son gré après un accident de voiture. Annie se révèle être une fan inconditionnelle de Paul et de sa série de romans mettant en scène le personnage de Misery Chastain. Cette dernière se montre de plus en plus violente et instable, torturant Paul physiquement et mentalement pour qu'il réécrive la fin de son dernier roman, qu'elle n'a pas aimé.
Le film aborde plusieurs thèmes intéressants, notamment l'obsession, la folie et la manipulation. Il explore également les limites de la créativité et la relation complexe entre un artiste et son public. Annie Wilkes représente l'obsession d'un fan qui peut rapidement basculer dans la violence et la cruauté lorsque ses attentes ne sont pas satisfaites. Sa manipulation psychologique de Paul Sheldon est à la fois effrayante et captivante.
Ce qui est très appréciable, c'est qu'on se sent prisonnier de cette femme, tout comme le personnage principal. Le film s'amuse d'ailleurs avec nous à de nombreuses reprises en n'hésitant pas à nous surprendre à des moments où on pensait avoir compris la finalité de l'idée. J'ai aimé cette façon de faire. À dire vrai, que ce soit le montage, la musique, son utilisation, les acteurs, l'ambiance de la maison, tout est réussi ! Il est également assez remarquable de se rendre compte qu'il était relativement visionnaire et encore plus d'actualité de nos jours qu'au moment de sa sortie. En effet, j'ai retrouvé en cette femme les extrémistes (remplacez par le mot que vous souhaitez) qui envahissent les réseaux sociaux d'aujourd'hui, technologie évidemment inexistante en 91. C'est un sentiment assez étrange qui m'a envahi au moment de me faire ce parallèle, loin d'être idiot !
Pour en revenir à l'œuvre, j'ai trouvé les moments qui viennent apporter une certaine émotion vis-à-vis de cette femme intéressants. Elle y est parfois touchante, perdue et juste... seule. Du coup, pas de joie intense au moment de sa mort, mais plutôt une sensation mitigée. Jusqu'à où sommes-nous prêts à aller pour défendre/sauver de certains choix/retrouver nos œuvres préférées ? Un sujet de plus en plus dérangeant et brûlant à évoquer...
Après avoir vu Shining l'année passée, film relativement surestimé qui échoue sur certains thèmes importants au niveau du personnage principal, ça fait plaisir de voir une adaptation réussie et fidèle du maître de l'horreur. C'est un film d'horreur psychologique captivant qui explore les thèmes de l'obsession, de la manipulation et de la créativité. La performance remarquable de Kathy Bates et le suspense maintenu tout au long du film en font un incontournable du genre.
À confirmer, mais c'est sûrement - pour moi - la meilleure adaptation cinématographiquement parlant du King jusqu'à présent.
Je rejoins ta critique. Sa meilleure adaptation avec Les évadés.
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C'est vrai qu'elle est excellente, mais tellement de ses romans ont été adaptés, et certains plusieurs fois, que la meilleure adaptation, il faut déjà toutes les avoir vues avant !
Et Stephen King a dit que son roman préféré du siècle actuel est Le Dome.
Ce soir sur Arte =
https://www.programme-tv.net/cinema/52511-misery/
https://www.arte.tv/fr/videos/049858-000-A/misery/
Timing douteux. ![]()
Le 09 août 2024 à 23:20:04 :
C'est vrai qu'elle est excellente, mais tellement de ses romans ont été adaptés, et certains plusieurs fois, que la meilleure adaptation, il faut déjà toutes les avoir vues avant !
Et Stephen King a dit que son roman préféré du siècle actuel est Le Dome.
Le roman qui a donné la série Under The Dome ?
Le 15 décembre 2025 à 20:38:43 :
Timing douteux.![]()
Ce n'est pas justement en hommage à Rob Reiner qu'ils l'ont passé ? C'est plutôt courant sur Arte de changer le programme du jour lorsqu'un acteur ou un réalisateur décède.
Sinon le film est plutôt cool. J'ai lu le livre il y a super longtemps donc j'en ai pas un gros souvenir, mais c'est l'un des premiers "thrillers" que j'ai lus (pas un genre que j'ai beaucoup exploré cela dit), et je l'avais trouvé vraiment prenant.
Kathy Bates est excellente dans son rôle, elle incarne correctement cette démence latente et alterne avec brio entre moments calmes et accès de rage et de folie. Y'a pas de cabotinage, c'est à la fois tout en retrait et subitement explosif, c'est très bien interprété. Par rapport aux productions actuelles on pourrait même y trouver un certain manque de tension, mais c'est justement ce qui permet de monter en intensité et de basculer petit à petit vers l'horreur, au point de se demander comment cela va finir.
Le livre m'avait plus impressionné mais j'étais assez jeune et il prend plus le temps, forcément, avec de plus nombreux épisodes de véritable frayeur (je ne sais plus si Annie lui brise les cheville dans le bouquin, mais si ma mémoire ne me fait pas défaut, il me semble qu'au moment où elle dévisse complètement elle revient et lui coupe la jambe à la hache, de même je crois qu'il passe plusieurs jours sans la voir et que lorsqu'elle réapparaît elle s'est physiquement dégradée, la description était assez saisissante ). De même, dans le film on manque un peu le double récit avec le roman de Misery, qui crée une sorte de mise en abyme pas inintéressante. La dépendance aux drogues, la douleur et les états brumeux de Paul sont également un peu plus détaillés.
Mais bon, en 1h50 à peine, Rob Reiner adapte parfaitement ce (quasi) huis clos et parvient à le rendre haletant avec une mise en scène ni trop flamboyante, ni avare en terreur, et des personnages justes. On est pas dans un slasher, dans du gore, des jumspcares, on a un vrai rendez-vous avec la peur, un pied dans l'antre de la folie. Qui plus est, on ne passe pas des heures à expliquer la psychologie des personnages et faire dire explicitement les dilemmes qui les animent, la relation entre le fan et l'auteur, la pression et l'enfermement que peut ressentir un écrivain, le carcan que représente son œuvre, à plus forte raison lorsqu'il s'agit d'un personnage ou d'une série dont on arrive plus à se débarrasser et qu'on finit par haïr (coucou Sherlock Holmes et Hercule Poirot). Toute la profondeur de l'histoire est laissée à l'appréciation du spectateur, au détour de quelques dialogues, mais rien de lourd, on ne prend pas les gens pour des débiles profonds.
Bref, une adaptation au poil, qui ne nécessite certainement pas un remake. Ou alors on veut Flanagan à la manette, qu'il nous refasse un Gerald's Game.