Ouais, ça va, je lis la Bible mais je suis pas chrétien ! C'est D'ailleurs j'ai hâte de voir ce qu'a fait Pasolini de L'Evangile selon Saint Matthieu, parce que lui non plus a pas l'air d'un fervent catholique...
PS : t'as beaucoup de pseudo ? Ou beaucoup de personnalités peut être...
http://www.dicocitations.com/auteur/3936/Sade_Donatien_Alphonse_Francois_marquis_de.php
Ca m'intéresse aussi... pour l'instant je n'ai vu que Salo de Pasolini.
Sinon des pseudo' j'en ai des centaines... et je sais pas pourquoi mais j'agis différemment selon le pseudo' avec lequel je poste... mais je fais pas exprès... c'est inconscient.
Sauf dans certains cas... ![]()
Merci pour les citations, j'adore ça !
C'est toi sinon Mortelle ?
J'étais sûr que tu allais me demander...
Non... Mortelle c'est ma chérie. ![]()
Mouais. Qui se ressemblent s'assemblent ?
Drallil Posté le 20 janvier 2008 à 22:03:20
Mouais. Qui se ressemblent s'assemblent ?
Ben c'est la seule personne que je connaisse à me ressembler autant en effet.
En tous cas je te conseille de commencer par Justine... et si possible procure-toi "La Nouvelle Justine"... c'est la version ultime du livre...
Sade en a écrit trois... enfin disons qu'il a enrichi son bouquin au fur et à mesure.
"Les Malheurs de la Vertu", puis "Les Infortunes de la Vertu" et enfin "La Nouvelle Justine"... ![]()
Mon édition de Justine comporte deux tomes... ![]()
Je note ! J'espère que ce sera mieux que les pauvres téléfilms !
Je n'en doute pas...
Ouais et n'oublie pas le contexte politique... la Terreur a fait qu'il a dû travestir un peu ses idées... l'annexe politique de "La Philosophie dans le Boudoir" ne représente pas ses vraies idées...
Il emploie souvent l'ironie également... donc quand tu le verras louer la vertu ou ce genre de trucs garde en tête que c'est ironique ou intéressé...
On se faisait facilement censurer et persécuter à l'époque... d'ailleurs il est allé en taule à cause de ses écrits... en plus de ses "exploits".
Enfin, j'sais pas si tu connais sa biographie... mais je te conseille de te pencher dessus... c'est important pour comprendre son oeuvre de comprendre un peu le personnage. ![]()
Drallil Posté le 20 janvier 2008 à 22:08:17
Je note ! J'espère que ce sera mieux que les pauvres téléfilms !
Je n'en doute pas...
J'ai vu un film allemand sur Justine récemment... j'parle pas allemand alors je me suis contenté des images... et c'était un porno de bas-étages chiant et mou.
Donc bon... ce sera sûrement mieux ouais.
Perso' contrairement à la FNAC par exemple je ne classe même pas ses bouquins dans l'érotique... les scènes sexuelles dans Sade sont secondaires en fait... même si y'en a un beau nombre...
Enfin si tu t'intéresses à lire toutes ses oeuvres tu seras peut-être d'accord avec moi. ![]()
Autrement c'est agréable à lire Sade... c'est assez littéraire mais toujours fluide. ![]()
Yep ! Je vais voir ça, Dostoïevski attendra un peu...
Merci et...
Bonne nuit !
Drallil Posté le 20 janvier 2008 à 19:50:17 Choucoulou2 >> Désolé, j'ai pas de caméscope !
tu as bien une steadycam non?
Vu hier. C/c d'un commentaire posté ailleurs.
"Salo (P.P.P.), qui mérite quand même un tit paragraphe.
Cette histoire de "brûlot intact qui nous parle et nous dérange toujours autant 30 ans après" (répété 3-4 fois derrière la pochette) c'est n'importe quoi: ce film est au contraire particulièrement fixé dans son époque. Les déviations sexuelles, la question de savoir si la nature humaine est perverse derrière ses constructions sociales, c'est vraiment du 68-ard, voire avant pour la psycho de Sade. Perso ce qui m'a frappé dans ce film c'est combien est étroit l'éventail des possibilités quand il s'agit de choquer (via la sexualité): sodomie, homosexualité, scatophilie. Impossible de toucher avec ça une génération qui a transformé en même un truc comme "two girls one cup". Qui lui est choquant pour une raison différente (le pink). Ce que je cherche à dire c'est que les codes ont changé et la manière théatrale, tout-exposé-sur-la-table de Salo manque de brutalité, d'insidieux (par ex. hein) pour véritablement déranger et mettre mal à l'aise. De ce côté là, Salo est parfois pathétique ou grotesque dans les moyens qu'il utilise (non volontairement). Parallèlement, un exemple qui me revient: les blagues lâchées aux moments les plus cruels, histoire d'illustrer la froideur... c'est assez lourdaud quand même. Et puis le lien aux fascistes, bouah. Bref, le côté choquant m'est passé à travers, ça rentre à droite, ça sort à gauche.
Après ça empêche pas que cette théatralité crée véritablement quelque chose et donne un certain charme à l'oeuvre (le tout début du cercle du sang, brillant). Pasolini sait filmer et esthétiser, ça pas de problème, et puis je lui accorde le final ou la manière de filmer est brillantissime (le regard de l'autre, la transe sadique). C'est avec la torture que le film parvient finalement à toucher l'homme 2009.
Je me demande si Pasolini n'était pas trop chrétien pour que son film prenne une longue portée."
fake
parce que Salo
il est tout sauf pas assez horrible
je suis entrain de lire le roman et pour le moment (bon ça n'a rien à voir) le film est plus horrible que le livre, bien que le livre soit pas mal… Sade un grand homme quand même
Quoi fake. Nan, sans blague, les horreurs de ce film ne me touchent pas (ou peu). Trop éloigné. Les déviances sexuelles en elles-mêmes, bouarf (je veux dire, ça te choque toi, de voir deux homos?), et le reste c'est que de la mise en scène (et si deux homos te choquent pas, pas de raison que la même scène desexualisée, politisée, grotesquisée, te choque, imo). Les trucs scatos, bon ben c'est dègue, et grotesque, mais c'est pas assez extrême pour déranger; ça me semble rester au niveau "oh, regardez, quel horreur, ils (parlent d')en mange(r)(nt)" qui fait frissoner seulement ceux qui connaissaient pas le... concept (beaucoup en 75, très peu en 09). La torture du troisième cycle, là ouais, on voit pointer l'horrible et la dernière scène est violente (à cause du point de vue, des couleurs notamment).
(Je veux dire, visuellement c'est peu chargé (avant la fin). D'ailleurs, regarde, beaucoup de scènes s'attardent (quittes à se répéter) sur les récits érotiques des putains, c'est quand même symptomatique. On choque par le discours, la manière, l'idée... plus que par le contenu. Mais même l'idée... est pas si extrême.)
C'est un peu confus alors je vais essayer de faire plus clair: d'après moi ce film c'est le spectre de deux choses: 1) l'instrumentalisation des masses par les pouvoirs totalitaires, 2) l'inversement/la perte des valeurs/repères et de la nature humaine dans un contexte anti-chrétien/athée (+ le lien entre 1 et 2). Et il se trouve que Pasolini a connu l'Italie fasciste + est un chrétien et a des préoccupations chrétiennes (cf Theorema). Moi, ado du 21e, les deux choses ne me touchent qu'indirectement. J'ai un regard plus froid, avec plus de recul.
Autre aspect dans Salo, il y a une réduction des phénomènes: dans une scène on présente ce que c'est qu'une orgie, mais on la présente de manière nue, il n'y a que ça, aucun contexte (tout est fait dans ce chateau en dehors de tout, les individus sont comme des mannequins). C'est clinique, presque scientifique. Moi c'est pas l'acte sexuel de l'orgie lui-même qui me fait peur. Ce qui est répugnant c'est quand tu donnes un contexte social, quand tu fais un suivi psychologique (avant, pendant, après) des individus l'orgie. Ca c'est moderne, tandis que Salo c'est juste "l'orgie en soi, l'acte physique, l'idée que ça puisse exister, totalement désindividualisé".
"je veux dire, ça te choque toi, de voir deux homos?"
Je pense pas que c'était le but, Pasolini étant homo. Mais je me souviens pas vraiment des images, je l'ai vu il y'a longtemps. Après ton analyse intellectuelle me parle pas trop je dois l'avouer, je me suis laissé hypnotisé par le rythme malsain du film et je me suis contenté de me le prendre dans la gueule.
Ce qu'il y a de plus choquant c'est la pédophilie. Je crois d'ailleurs que le cinéaste a eu quelques petits problèmes avec ça. Ou c'était Visconti ? Ou les deux ?!
C'est vrai que pour Visconti dans la Mort à Venise, ce côté de pédophilie latente est assez fort (tout au moins dans mes souvenirs).
Pour Salo, lorsque je l'ai vu sur grand écran l'été dernier, j'avais vraiment l'impression de respirer de la merde, d'en avoir sur moi lors de ce cercle. Ca m'a laissé une forte impression.
Perso je pense pas que ce soit un film de tripes "dans-ta-face" (de là à dire qu'il est intellectuel, non), Pasolini est un esthète, et il met une distance folle (théatralité, tout ce qui n'est que suggéré, les récits, le tempo moyen et la construction en cycles).
Pour la pédophilie, c'est une projection de notre époque. Les personnages font 18 ans. Après qu'ils en aient eu 17 ou 19, perso je m'en fiche.