Tellement vrai ![]()
Même à Madagascar j'ai trouvé des DVD, c'est dire comme c'est compliqué !
Facile à trouver en BluRay sur le net, mais c'est pas bien.... ... ...
Bon, je viens de le visionner, il va de soit qu'un film comme celui-ci, on n'en ressort pas indemne, pour peu que l'on ait vu autre chose que 4 bonhommes qui font pleins de trucs dégueulasse.
Premièrement, techniquement c'est assez époustouflant, j'ai pu remarqué de beaux cadres, une mise en scène qui place le spectateur comme un véritable voyeur. Pasolini a l'art de changer de plan et de se détourner de l'acte qui se produit au bon moment. Ni trop tôt, ni trop tard, ce qui aurait pour conséquence respective de ne pas "choquer" le spectateur ou bien tout au contraire, de tomber dans la gratuité du gore et du sanguinolent.
Hormis quelques passages où, et cela n'engage que moi, il a laissé un poil trop longtemps la caméra, tout fonctionne à merveille et j'ai eu l'impression que tout a été calculé à la milliseconde. Et ça, chapeau.
Ensuite concernant le fascisme omniprésent dans le film, c'est bien plus qu'une critique d'un mode de société mais bien la critique de l'âme humaine, de ses pensées cachées, de ses actes de perversions non avoués, Pasolini laisse libre cour à toute les pensées les plus sordides que des êtres qui sont d’apparence tout à fait honorable et cela se confirme aux récits des prostitués car elles ne citent que de gens de la " haute société ", des nobles, des gens cultivés, riche et d'un haut rang sociale.
Les décors symétriques sont froids, pas de tapis, des tableaux minimaliste, d'ailleurs les décors le sont, aucune chaleur ne se dégage des lieux d'"habitations" des personnages.
Habitations est un bien grand mots pour ces garçons et ces filles, et j'utilise à dessein ces adjectifs car nous n'avons pas à faire à des adultes mais bien à des " enfants ".
Traités comme de véritables bêtes,asservis par ces 4 richissimes hommes cruels et sans aucune pitié à l'égard de leurs hôtes, prêt à tout pour assouvir le moindre de leur fantasme.
Garçons et fille n'ont pas le droit à la parole, aucune opinion aucun jugement ne leur est accordé, critique du régime fasciste ? Pour sûr.
Un film dur qui frappe là où ça prend aux tripes avec des images chocs doublé d'un voyeurisme qui donne envie de gerber par moment. Oscillation entre écœurement et admiration.
Cette œuvre n'en ait pas moins bouleversante.
8.5/10
NB : je ne me suis pas relu j'ai écris sur le coup, sorry pour les fautes.
Tout à fait d'accord en tout cas.
Thanks ;-) Ce films fourmille de détails comme par exemple le soupçon d'espoir que l'on a lorsque l'on se rend compte que finalement, dans tout régime totalitaire; le fascisme dans l'cas présent; il y a une révolte du " peuple "; là les 16 garçons et filles; lorsqu'ils enfreignent le règlement. Espoir réduit à néant quelques minutes plus tard lors de leur punition.
Un film géniale que je conseil fortement mais à un public assez érudit en la matière. Non pas que le coté "gore" soit trop hard pour ne pas le montrer mais bien parce que tout le travail de Pasolini tomberait à plat pour ne devenir qu'un piteuse bouilli de scènes obscènes. Du coup on aurait droit à des critique bidesques tel que " c'est un navet " " film nul " etc...
Il est malheureux de voir que le culture de la médiocrité rende ce genre de film visible que par une certaine catégorie de personne qui savent lire, entre les lignes, ou entre les plans...
Ben le truc c'est que si tu vois ce film et que tu recherches juste ta dose de gore, tu vas être déçu, car non seulement tu ne vas rien comprendre, mais rien du tout, et en plus c'est pas si choquant que ça, la violence est plus psychologique, par ce détachement de la mise en scène par rapport à son sujet qui met le spectateur averti mal à l'aise, du coup ben rejet assuré.
Tu l'as regardé sur ton écran géant arnaud3838 ?
Sinon, je n'ai jamais réussi à passer le festin de la merde vers le milieu du film. C'est trop pour moi, mais sinon à part le côté définitivement écœurant de certaine scène, le film est très bien réalisé par Pasolini.
Voilà donc Salo, un film de Pier Paolo Pasolini, une des ?uvres les plus psychologiquement éprouvantes du cinéma contemporain.
Le film n'aurait pu être qu'un vague et désagréable exercice de style extrême à prétention auteurisante. Les tentations étaient grandes d'aboutir à un produit sensationnaliste éc?urant, destiné à mettre à l'épreuve les jeunes adolescents en quête de sensations fortes.
Mais ce n'est pas le cas. Pourquoi ? Parce que Pasolini ne fait pas dans le pathos glauque et dans la complaisance. Il préfère employer l'artifice dual de la farce grotesque. Salo fonctionne sur un modèle binaire et un jeu d'oppositions assez inattendu : la touche humoristique sadique, aussi peu drôle qu'elle soit (Salo n'est pas un film qui qui veut faire rire le spectateur, loin de là) contraste avec la barbarie, et la cruauté poussées au paroxysme des sévices infligés par les bourreaux à leurs victimes. De même, le raffinement initial des m?urs (titres honorifiques, rigueur des costumes, vocabulaire étoffé) s'oppose brutalement à la vérité des intentions et aux actes avilissants et réifiants des tortionnaires (la première scène scatophile est, à ce titre, assez pertinente).
Pasolini développe sa satire en pariant sur les effets burlesques inhérents au récit, et, par une impersonnalité foudroyante (rigueur formelle et distance kubrickienne), il choque au détour de chaque plan. Mais cette répulsion n'est jamais gratuite. Elle donne son sens au propos du cinéaste qui sous ses apparences de simple dénonciation historique, cache une densité considérable.
En dehors de la satire, de la dénonciation des crimes fascistes, il y a là un second niveau d'interprétation qu'il faut lire en filigrane.
Il est surprenant de constater que, là on aurait pu s'attendre à une tentative de persuasion larmoyante et apitoyante, la mise en scène du cinéaste italien est marquante par sa frontalité.
Pasolini ne cherche pas tant à faire éprouver une compassion pour les victimes, que de dresser un portrait anthropologique des plus sinistres et des plus pessimistes.
Incroyable de constater que les sévices s'opèrent dans le quasi consentement des victimes et que, si une résistance se manifeste au fur et à mesure que s'étoffe la gradation symbolique, elle apparaît bien légère au regard des humiliations subies.
Pasolini veut vraisemblablement souligner l'exploitation de l'homme par l'homme dans une logique de réciprocité !
Certes, ce propos misanthrope est nuancé par le contexte historique (jeunes fascistes dévolus à la cause) mais il n'en reste pas moins que le film a pu déranger à la fois pour son explicitation et pour ce message amoral.
Bref, on tient un chef d'?uvre à ne conseiller, cela dit, qu'à un public très averti en raison de la violence des images.
9/10
Ca me fait chier que tu l'aimes, maintenant je ne peux plus te dire que t'as des goûts de chiottes
Blague à part, j'aime beaucoup ton analyse et ce que tu dis sur cette "satire glauque"
Merci Assurance
En fait, c'est toi Moorhunh sur CL ? ![]()
Si c'est toi, excuse-moi d'écorcher ton pseudo, son orthographe est vraiment délicate ![]()
je viens de le voir
et franchement c'est horrible mais j'ai adoré
surout président qui est mon personnage préféré ![]()
C'est exactement le genre de films faits pour qu'on les aime en plus ![]()
drallil
c'est ca
le genre de film qui te torture l'esprit apres l'avoir vu , le genre de film que tu te demande "mais comment on peut faire ce genre de film ?
" ![]()
D'ailleurs ça a bien l'air de te torturer l'esprit.. t'arrives pas à dormir ?
Non , je réfléchie encore ![]()
Je vais te laisser réfléchir tranquillement alors, moi je vais au lit !
Bonne nuit ![]()
ok ok
Bonne nuit a toi ! ![]()
Merci, y'a de l'école demain !
pas de chance ![]()