Ayès, je me suis jeté à l´eau.
Alors, le film de Gallo a t-t´il étét décrié à juste titre ou s´est- il fait hué injustement?
Je doute pouvoir donner une réponse mais voici ma critique du film.
The Brown Bunny peut sembler porter à son paroxysme la notion de film d´auteur. Dès le début, nous sommes prévenus : Vincent Gallo a tout fait sur ce film, c´est un mérite qu´on ne peut que saluer.
Mis à part cela, The Brown Bunny doit se contenter d´un scénario inexistant ( si ce n´est cette errance d´un homme déçu par l´amour).
Alors forcément, comme le scénario est infime, Gallo comble par des images, d´où un ennui assez récurrent ( cependant, cela ne me gène pas, je suis open- minded), d´autant plus qu´à l´origine, le film durait 30 minutes d eplus)
Pire encore, mis à part quelques paysages, ces images sont laides : mal cadrées, mal filmées, sans intérêt...
Doit- on tenter de trouver une signification profonde à tout cela?
J´en doute fort et ne considère donc pas ici Gallo comme un génie incompris ( je n´ai toutefois pas vu Buffal 66)
Peut- être que l´intérêt se trouve finalement dans la scène de la fellation, tout à fait hallucinante!
Eh bien non plus tellement elle est moche.
Là où le spectateur trouvera finalement son bonheur, c´est plutôt dans cette fin émouvante et totalement bouleversante, qui sauve le film.
La question est posée : le film d´auteur doit-il se construire à ce prix là?