Je l'ai regardé hier, comment l'éviter, après les débats qu'il génère sur notre humble forum, il fallait quand même voir à quoi cela ressemblait.
On va être franc tout de suite: tout un foin pour ça, n°1 dur IMDB etc..., faut pas déconner. Je comprends pas trop, débordant de niaiseries à tout va, on revoit les mêmes tics présents dans La Ligne verte. Pour susciter le gout de révolte, face au prisonnier intelligent et évidement innocent (qui s'est bien fait baisé la gueule l'air de rien, vingt ans de taule et sodomisé à sec, tout ça pour rien), on pousse le méchant du film à incarner une ordure terriblement inhumaine. Le directeur est une main de fer aux yeux secs, tout comme les matons, mais eux, quand meme, ils sont gentils des fois. Vis à vis du spectateur et de son émotion c'est dégueulasse, malhonnête, presque fasciste, mais ça marche puisque le public aime ça.
Au niveau de l'intrigue c'est kif kif, on voit le récit se déroulait avec ses gros sabots, enchainant scène intolérable (parce que ça fait pleurer) et scène de grande amitié (parce que... ça fait pleurer aussi) Bref, Franck Darabont est un marionnettiste aux ficelles aussi fines que les amarres du Queen Mary II. On penserait presque que ce film est tout droit sorti d'une sainte paroisse tellement celui-ci, cul-béni, est manichéen.
Enfin, comment peut-on croire à l'espoir (apparemment, message du film), quand un long-métrage aussi facile et vicieux, jouant sur la surenchère du pathétique puisse être plébiscité au rang de meilleur film de tout les temps par tout une communauté ? Merde, c'est pas très sérieux 