On a ici affaire à un film d'une lenteur fascinante. Et vraiment ça l'est de bout en bout, ça m'a hypnotisé pendant une heure et demie.
Van Sant fait ici (des années avant
) l'anti 127 heures par excellence. Tout est pur dans les paysages de Van Sant dont les longs plans fixes font parfois penser à des tableaux (d'une beauté folle, il faut bien l'avouer) la ou un Boyle use et abuse d'artifices pour faire adhérer le spectateur. Du coup c'est un film que l'on est aussi complètement en droit de détester, ce n'est pas forcément simple d'accès et immédiat.
Et au milieu de tout ça, on projette deux frères perdus qui marche et qui se perde un peu plus à chaque fois. Ils parlent peu mais leurs discussions montre une franche complicité qui réchauffe un peu le coeur du spectateur au milieu de ce paysage désolé.
J'ai par contre un léger regret pour la fin, je l'aurais vu un peu différemment.