Superbe film, il fait partie de ces chefs-d'oeuvre qui recueillent la quasi-unanimité, à l'instar de la Ligne verte, Les Evadés ou Seul au monde
Oui, ces films grand public qui savent jouer sur les sentiments, avec des procédés qui leur sont communs. Par exemple, ce colosse indien silencieux à la force surhumaine et le prisonnier de la ligne verte colosse peu loquace et doté de pouvoirs surnaturels se ressemblent beaucoup et drainent notre sympathie. A contrario, ils sont sous l'emprise hiérarchique de personnes qui ont l'air impitoyable, parfois immorales sous leur faux air et qui ont le rôle de catalyseur de nos sentiments négatits (le directeur de prison, la chef infirmière).
J'ai adoré le géant de Vol au-dessus d'un nid de coucou tandis que j'ai détesté celui de La Ligne Verte. ![]()
Non mais en gros ce qu'on voulait te dire, c'est que les films que tu cites ne sont pas unanimement considérés comme des chefs d'oeuvre non. Ce sont des films qui plaisent beaucoup au grand public, mais qui sont considérés par les cinéphiles au mieux comme de bons films, pas plus (et encore moi je ne considère par La Ligne Verte comme un bon film
).
Impression assez étrange, pendant une majeure partie du film j'étais dedans sans non plus être transcendé, mais petit à petit le vrai potentiel du film s'est révélé à moi, l'intelligence et la force de ce qu'il raconte. Pourtant on ne peut pas dire que ce soit vraiment occulte comme film, peut-être qu'à force de tellement en entendre parler je m'en étais fait ma propre idée, qui n'était finalement pas conforme à ce que j'avais devant les yeux
Enfin j'ai fini par adorer, en grande partie grâce aux personnages qui sont vraiment forts, émouvants, porteurs de superbes idées. Bien entendu, c'est Nicholson qui s'empare de l'écran, j'adore comment le type qu'il incarne a quelque chose de profondément flou, on ne sait pas bien s'il est vraiment fou, ce qu'il fabrique là, il a juste envie de faire bouger les choses, de foutre un peu de bordel dans tout ça et c'est assez génial. Et il y a une galerie de personnages tous assez intéressants qui l'entourent, forcément tous ont un bon grain mais peuvent aussi être terriblement attachants. Comme beaucoup, je pense que mon préféré restera l'indien, le plus sincère, le plus touchant, le plus intéressant... C'est vraiment un superbe personnage de cinéma, de ceux qui marquent un visionnage.
J'adore aussi ce que le film peut raconter, c'était un peu ça qui me décontenançait parce que je ne voyais pas trop où ça allait dans la première moitié. Alors que c'est tout simple en fait, cette idée de s'émanciper, de secouer un peu le système... Avant le retour de bâton dans la dernière partie du film et toute l'amertume qui s'en dégage. La fin m'a bien secoué, je l'ai trouvée assez sublime, terriblement forte dans ce qu'elle montre et juste dans son exécution.
Ce n'est pas forcément la claque que j'aurais voulu mais c'est un superbe film malgré tout, je pense même que ça mériterait que je le revoie dans quelques années.
Comme tu le dis "c'est tout simple". Je pense que c'est cette simplicité qui peut déconcerter, surtout pour un film aussi bien considéré, on ne s'attend pas à quelque chose comme ça.
Il serait temps que je le regarde. ![]()
Un superbe film, l'un de mes préférés. Pour l'anecdote vu quenle topic est remonté, la scène préféré de Besson vient de ce film avec l'indien vers la fin, pour pas trop spoiler ![]()
Le 17 mars 2016 à 09:19:37 Mononfnomonomom a écrit :
Un superbe film, l'un de mes préférés. Pour l'anecdote vu quenle topic est remonté, la scène préféré de Besson vient de ce film avec l'indien vers la fin, pour pas trop spoiler
Ah merde. ![]()
Salut, je viens de le voir et un truc me titille, à la fin quand ils font la fiesta, t'as Billy qui va coucher avec Candy, du coup McMurphy attend qu'il ait fini son affaire pour ensuite s'en aller mais finalement il reste dans l"asile. Pourquoi ? On a un gros plan de Nicholson ininterrompu d'environ une minute pour nous montrer ses changements d'état, il passe du rire à la réflexion puis à nouveau au rire mais que sommes-nous censé comprendre ?
Est-ce que Murphy se fait une raison et décide de ne pas partir pour rester avec ses potos, ou est-ce qu'il est simplement bourré et s'endort par terre ?
Si quelqu'un pouvait m'éclairer sur cet élément de scénario parce que je dois avouer que je suis assez circonspect.
Sinon bon film même si j'ai largement préféré Amadeus.
Bonjour.
Pour ta question : C''est important d'y trouver une réponse ?
La vraie question, c'est plutôt pourquoi tu te demandes ça, pourquoi tu cherches quelque chose à comprendre dans ce passage.
Le 15 juin 2017 à 09:35:57 AllSunny a écrit :
Bonjour.Pour ta question : C''est important d'y trouver une réponse ?
La vraie question, c'est plutôt pourquoi tu te demandes ça, pourquoi tu cherches quelque chose à comprendre dans ce passage.
Parce qu'il n'est pas anodin.
la prouesse du film c'est quand même que le spectateur s'attache à un violeur, parce que le perso de Nicholson se fait arrêter pour ça semble-t-il et il a de sacrés arguments le bougre pour se défendre en plus ![]()
j'adore le film mais quand je me rappelle ça, j'ai quand même un malaise
mais le film veut sûrement aussi traiter des grosses contradictions de l'être humain qui n'est jamais tout noir ou tout blanc et est-ce que Nicholson n'atterrit pas dans cet asile pour faire sa rédemption sans le vouloir au final ?
C’est pas un violeur. Il s’es tapé une mineure. Selon lui elle paraissait plus vieille.
Le 26 février 2019 à 16:42:17 Nicolas_98 a écrit :
C’est pas un violeur. Il s’es tapé une mineure. Selon lui elle paraissait plus vieille.
Après vérification de la scène il est dit dans la version originale "It's true that you went in for statutory rape". J'ai trouvé ça à propos de la notion exacte de "Statutory rape" :
L'adjectif statutory découle en fait du terme statute, qui désigne tout texte adopté par un organe législatif ou exécutif. Statutory apparaît dans bon nombre de cooccurrents dont certains peuvent surprendre par leur concision et leur caractère elliptique. Statutory rape, par exemple, ne doit bien entendu pas être rendu par viol réglementaire ou viol légal, comme on peut le voir parfois ! Cette expression d'origine américaine fait en fait référence à des relations sexuelles avec un(e) mineur(e), que celui-ci ou celle-ci soit consentant(e) ou non d'ailleurs. Il est à noter que l'âge de référence pour la définition de " mineur " dépend, aux États-Unis, de l'État concerné, ce qui peut avoir son importance pour la traduction, par exemple si l'on veut préciser " mineur de moins de 15 ans ". Le concept de statutory rape se rapproche donc plutôt du détournement de mineur en droit français, " infraction par laquelle son auteur soustrait un mineur de l'un ou l'autre sexe à l'autorité ou à la direction de ceux auxquels il était soumis ou confié " (Lexique Dalloz).
Le 26 février 2019 à 18:19:04 Canibitch a écrit :
Le 26 février 2019 à 16:42:17 Nicolas_98 a écrit :
C’est pas un violeur. Il s’es tapé une mineure. Selon lui elle paraissait plus vieille.Après vérification de la scène il est dit dans la version originale "It's true that you went in for statutory rape". J'ai trouvé ça à propos de la notion exacte de "Statutory rape" :
L'adjectif statutory découle en fait du terme statute, qui désigne tout texte adopté par un organe législatif ou exécutif. Statutory apparaît dans bon nombre de cooccurrents dont certains peuvent surprendre par leur concision et leur caractère elliptique. Statutory rape, par exemple, ne doit bien entendu pas être rendu par viol réglementaire ou viol légal, comme on peut le voir parfois ! Cette expression d'origine américaine fait en fait référence à des relations sexuelles avec un(e) mineur(e), que celui-ci ou celle-ci soit consentant(e) ou non d'ailleurs. Il est à noter que l'âge de référence pour la définition de " mineur " dépend, aux États-Unis, de l'État concerné, ce qui peut avoir son importance pour la traduction, par exemple si l'on veut préciser " mineur de moins de 15 ans ". Le concept de statutory rape se rapproche donc plutôt du détournement de mineur en droit français, " infraction par laquelle son auteur soustrait un mineur de l'un ou l'autre sexe à l'autorité ou à la direction de ceux auxquels il était soumis ou confié " (Lexique Dalloz).
L'expression pouvait preter a confusion pour nous français mais il s'agit bien du crime de relation sexuelle avec une mineur ![]()
Et je viens de me rendre compte qu'ils ont traduit dans la version française par :
"- Il est aussi vrai que vous avez été incarcéré pour viol qualifié."
ce à quoi MCMurphy répond "- Absolument, la fille avait 15-16 ans, elle allait sur ses 35 et elle m'a dit qu'elle en avait 18. Je vous jure qu'elle ne demandais que ça."
La réponse de McMrphy est la même que dans la version original mais il ne répond pas à la même question dans cette VF et c'est ça qui change tout.
La bonne traduction de la question du doc aurait dû être "- Il est aussi vrai que vous avez été incarcéré pour détournement de mineur" ![]()
Ah oui, ce n'est pas du tout la même chose, ça change sacrément de l'image que je m'étais fait du personnage : comme ça fait bien longtemps que je n'ai pas revu le film, j'en avais gardé le souvenir d'un violeur qui s'était débrouillé pour atterrir dans un hôpital psychiatrique afin de se la couler plus douce. Ca rend la fin encore plus triste du coup. ![]()
J’avais vu en vostf. Je regarde souvent cette scène en vo sur YouTube. Elle me fait bien rire et caractérise tellement bien le personnage. « Elle allait sur ses 35’ » me fait toujours rire. C’est ambiguë. J’adore.
Je me sens obligé de repartager cette perle dont j'avais créé un topic qui a été supprimé : "Vol au-dessus d'un nid de coucou, un film chiant même de nom ! Et les 11 commandements, un superbe film !" https://www.youtube.com/watch?v=AgJkJiPwMSU&t=113s 
Comment t’as retrouvé ma vidéo clé ?