Superbe film, il fait partie de ces chefs-d'oeuvre qui recueillent la quasi-unanimité, à l'instar de la Ligne verte, Les Evadés ou Seul au monde (le genre de films où l'on retrouve très souvent Morgan Freeman ou Tom Hanks). Très émouvant et très drôle à la fois. Je crois que Jack Nicholson livre la prestation la plus magistrale qu'il m'ait été donné de voir d'un acteur. Exceptionnel.
Milos Forman (que je découvre) aborde la vie en hôpital psychiatrique (ou en univers confiné, comme la prison de jeunes délinquants, dans Dog Pound, qui est super aussi) et en évoque les traitements, en particulier la lobotomie. Je crois que ça fait partie de l'imaginaire collectif, c'est également évoqué dans Shutter Island par exemple. Je sais que ça a pu être pratiqué à cette époque, elle avait par exemple été utilisée pour soigner la jeune fille du futur président J.F. Kennedy, déficiente mentale, mais ça n'avait fait qu'aggraver son cas. J'avais lu aussi que ça avait été pratiqué sur les Afro-Américains de manière secrète. Et même si c'est faux, c'est encore présent dans les esprits : parti un an aux Etats-Unis, j'avais rencontré deux ou trois étudiantes afro-américaines qui m'avaient soutenu mordicus que leur communauté avait été victime de ce genre de pratique cachée à grande échelle (stérilisation, lobotomie, transmission de virus) et leur professeur approuvait leur thèse, l'une d'entre elles m'avait-elle confié... Mais bref, HS en fait. 
C'est aussi intéressant de s'imaginer à la place d'un homme interné ou qu'on prendrait pour fou. Comment faire pour prouver qu'on ne l'est pas ? Et si finalement on l'était vraiment, fou, et que les autres avaient raison ?
Mais ça reste un film d'abord et avant drôle, avant de finir sur une note dramatique.
Sinon, je ferais remarquer que les internés sont tous des hommes blancs, que la chef infirmière est une femme et qu'elle est assistée de deux infirmiers noirs. Sans oublier l'indien, qui expliquera au personnage principal comment les colons ont, par l'alcool, détruit son père. Je me disais que c'était peut-être dans le but d'exacerber quelque sentiment de domination que pourrait ressentir le spectateur vis-à-vis de cette situation d'internement et d'infantilisation.
Je suis cependant certain que mes deux digressions sur la question noire aux Etats-Unis n'intéressent pas le réalisateur de ce film mais sait-on jamais.