Pas vraiment motivé pour faire une critique, mais bon faut bien.
Non ba ceux qui ont vu ma note sur CL ont compris que c'était une grande déception.
La situation du début commençait pourtant bien, avec son lot de mystère en plein désert du Texas. S'il y a bien quelque chose qui nous accompagne jusqu'à la fin, et de bien, ce sont les paysages. Wenders film lumineusement les étendues désertiques, les petites villes que les protagonistes traversent avec les fameux panneaux de motel, couchers de soleil, la grande banlieue (l'immense même) de Los Angeles, les hauts buildings de Houston, c'est une belle immersion dans le cadre américain, en alternant donc les décors. Sur ce point rien à dire, c'est magnifique, je ne reviendrai pas dessus. Puis c'est dans les années 80, il y a encore un charme d'époque, c'est donc sympa.
Simplement après je vais revenir sur l'histoire. C'est lent, très lent déjà. On quitte assez rapidement la situation plutôt étrange du début pour entrer dans un banal drame familial (il y a encore ce petit suspens de savoir qu'est-ce que notre bonhomme a bien pu faire pendant 4 ans, et où est passée la fameuse Jane). C'est donc sur ça que va porter la 2nde partie du film - oui la 1ère partie est déjà passée, faut s'en rendre compte. Voilà que le père et le fils partent pour Houston, encore et toujours en voiture, retrouver la mère, Jane.
J'ai pas trouvé ça niais, non c'est plutôt sympa à voir, mais c'était pas loin de me laisser indifférent (je parle de la relation père/fils). Il y a quand même une scène qui envoie, très belle, tant dans les propos que l'image, la fameuse rencontre entre Jane et Travis (la 2nde). D'ailleurs à ce propos il y a un moment un plan vraiment somptueux où le visage des 2 protagonistes se superposent sur la vitre, faut s'arrêter là-dessus, car vraiment c'est beau. Et donc voilà à mesure des révélations le visage de la belle blonde se remplit de larmes, là enfin on n'a pas la musique barbante, il y a une certaine lourdeur (au sens de gravité, une ambiance "dure"), cette (longue) scènes est réellement splendide. Puis la fin arrive, rien à dire.
J'ai parlé brièvement de la musique, j'y reviens donc là. Ok, elle est typique. On s'imagine des cow-boys au coin du feu, en plein désert, leurs chevaux à côté, la nuit, à se jouer ce petit air sympa, bref on se dit qu'on est dans le truc. Sauf que là c'est un film. Et que répéter 15 fois (peut-être même le double, j'ai pas compté) cet air, ça m'a royalement gonflé. Bref ça c'est moi, je déteste cette musique, voilà. Et comme y a rien d'autre... On doit faire avec.
Non donc voilà j'en finirai avec un simple "Tout ça pour ça ?", je veux dire y a rien de vraiment intéressant là-dedans, c'est limite une histoire à faire pleurer dans les chaumières, mais ça n'amène pas à grand-chose j'ai trouvé...
Donc très déçu, that's all.
Loser.
Petit retour sur ce film qui m'a chamboulé et presque fait pleurer (presque hein, les vrais bonhommes ne pleurent jamais c'est bien connu).
Paris, Texas aborde tellement de thèmes. Ca parle de la famille à travers une relation fraternelle et surtout une relation père/fils. Ca parle de l'origine, de la recherche de ses racines, de retrouvailles... Et ça parle aussi d'une intense passion amoureuse. C'est l'histoire d'un couple qui s'aimait, se déchirait, se séparait, se retrouvait avec pour fruit de cette passion le jeune Hunter, séparé de ses parents après que ceux-ci aient totalement disparu sans laisser d'adresse. Ce qui est remarquable déjà c'est la sobriété du film. Wim Wenders n'en rajoute pas des tonnes et ça a renforcé l'impact qu'a eu le film sur moi. J'ai été très touché. Ce sont ces petites scènes comme la séquence "miroir" où Travis et son gosse sont face-à-face de chaque côté d'une rue, où le gamin mime ce que fait son père. C'est tendre, c'est beau. Ce film est une fourmilière à émotions, le passage où Travis revoit une vidéo tournée à l'époque où tout allait bien pour lui est marquante et touchante. On y ressent toute la nostalgie, toute la mélancolie qui enrobe Paris, Texas. C'est un film sur la quête de soi, sur la reconquête des autres. J'ai senti comme une volonté du personnage principal de faire la paix avec son passé sans lui courir après pour espérer y changer quelque chose. Cette oeuvre est définitivement d'une grande justesse en ce qui concerne les relations humaines.
Puis visuellement c'est une claque. Wenders nous offre une mise en scène appliquée et une photographie somptueuse. C'est un road-movie hypnotique qui se déroule au fin fond de l'Amérique dans des paysages très typés western et qui m'a envoûté du début à la fin. Le rythme est lent pourtant, les 20 premières minutes sont quasiment muettes et c'est juste prenant. Je me suis identifié à ces personnages, je croyais à leur histoire pourtant assez farfelue sur le papier et leur écriture est juste remarquable. Harry Dean Stanton y effectue très certainement sa meilleure performance, lui qui était plutôt habitué aux seconds rôles (bien que souvent marquants). Natassja Kinski, qui a heureusement hérité du physique de sa mère, est magnifique. Elle livre également une composition bouleversante. L'interprétation est globalement de haute qualité, le gamin fait preuve également d'une belle justesse. Ca nous change des gosses têtes à claques qu'on nous sert (trop) souvent dans certains films. Bon après l'accent d'Aurore Clément est définitivement épouvantable mais on lui pardonnera. Peut-être est-ce mon amour encore grandissant pour ce film qui lui pardonne, mais en tout cas les acteurs effectuent généralement du très bon boulot. Puis Paris, Texas c'est aussi le film qui comporte le plus beau dialogue que j'ai pu voir au cinéma. Une séquence pourtant très simple: 2 protagonistes, un décor, pas de musique. Juste deux personnages qui évoquent leur vie passée, leurs souffrances, leur bonheur. Ca dure bien 20 minutes d'après mes souvenirs et je n'ai pas décroché une seule seconde. Les larmes me sont montées, cette scène est magnifique. A l'image du film d'ailleurs mais c'est à ce moment-là que j'ai pris une grande baffe émotionnelle.
Comme quoi il ne suffit pas de grand chose pour percuter l'âme. Paris, Texas est un film artistiquement très accompli. Un tourbillon d'émotions impliquant des personnages tout aussi détachés qu'attachants. Une oeuvre intensément poétique, une véritable aventure humaine, un film qui aborde la vie et les rapports humains avec finesse et subtilité. Un film qui m'a juste touché en plein coeur et que je ne saurais trop recommander.
9/10
Une fessée déculottée.
Grosse claque ce film, magnifique.
Très beau film effectivement, tant sur le plan artistique qu'émotionnel.
Tres bon film, un peu moins "bizarre" que les Ailes du Desir
Le vieux et le nouveau continent
Paris ... Texas. Europe ... Amérique. Ca tombe bien, Wim Wenders est allemand et il offre un regard neuf et original sur les Etats-Unis. Un regard fasciné qui se traduit d'abord par une profonde déférence envers la majesté des badlands américains, magnifiés ici par une photographie qui joue sur les couleurs façon Nouvelle Vague : vert, rouge, jaune, autant d'indices poétiques et lyriques disséminés un peu partout dans le film. Mais la fascination est teintée d'une très légère ironie, reflétée par une mise en scène sur la brèche du loufoque : contre-plongées inattendus et surprenantes centrées sur les visages déconfits de Travis ou de Walt, attention particulière portée aux détails triviaux (cf le gros plan sur la main de Travis qui ferme sa bouteille), et références au soft power US avec des placements de produits sarcastiques placés au hasard (Marlboro, Avis ...etc). C'est ce qui permet au cinéaste allemand d'accoucher d'un grand film sur l'Amérique, vue à travers les yeux d'un européen. En premier lieu, en tous cas.
La première partie du film mélange à merveille les influences américaines et européennes du film : Wenders filme les paysages américains comme le ferait un John Ford dans un western classique, mais en y incorporant une patte d'humour absurde pince-sans-rire plutôt frenchy. La gravité du sujet est contourné par le burlesque et la dérision.
Dans un deuxième temps, le film se fait aussi plus intimiste, et le road-movie le cède à la subtile et mystérieuse fresque familiale. Wenders perd alors en humour et en second degré ce qu'il gagne en sensibilité et en authenticité. Toutes les situations, et c'est là d'où réside toute la beauté et l'émotion du film, sont étonnamment vraies et sublimes : les retrouvailles entre paternel et progéniture, le super-8, l'amour constant de Travis pour Jane. Une douce mélancolie plane sur Paris, Texas, une nostalgie taiseuse et silencieuse. Parce que le film n'a aucunement l'intention de faire chialer dans les chaumières, à grands renforts de mélodrame et de violons. C'est même tout le contraire : Wenders fait dans la sobriété et si t'es pas content, c'est le même tarif. Seules quelques notes de guitare viennent égrener le rythme contemplatif et lancinant du film.
Ce qui ne l'empêche pas d'être absolument bouleversant, précisément parce que l'on a envie d'y croire, que le film est suffisamment pudique pour dévoiler l'émotion sans l'exacerber artificiellement. Et bien sûr, ces trente dernières minutes ... Parlons-en sans trop spoiler ! Je dirais juste que c'est un sommet de véracité cinématographique, d'une beauté à faire pleurer n'importe qui ... Et moi le premier ... Mais bien sûr, sans jamais taper dans la vulgarité.
C'est là tout l'équilibre harmonieux sur lequel repose le film.
A priori je le reçois par la poste dans une petite heure ou deux, je risque de le voir bientôt.
J'espère que tu aimeras !
"À gauche p'pa" ![]()
putain ce film.
Ce film.
Le film passe sur Arte aujourd'hui pour ceux qui veulent le voir ![]()
Attention chef-d'oeuvre
Le Patron passe sûr Arte
a je savé pa qu'arte difuzai interstelar
mwa nn plu
enfin d bon film
je vi1 d'alumé la télé c pas interstelar ca, c tro chian wtf
put1 c kwa se film ds le dessert avec un vieu ki parle pa
mdr il se croit pour chaplin se con
oh putain ![]()
Bon ben voilà. Immense film.