En parlant de lieux communs, je faisait allusion au message de IanC, plus précisément aux aspects qu'il a souligné.
La critique du rêve Américain, on retrouve ça dans des centaines de films et œuvres de littératures : c'est ce qui se fait de plus banal dans le genre faussement subversif aux U.S, sans aucun doute l'un des pire lieux communs qu'on puisse sortir, bien loin devant la critique de la violence et des médias (et pourtant).
Quant aux dialogues, ils sont à l'image des situations et des personnages (ça va souvent ensemble) : grotesques. Je ne sais pas ce qu'il en est dans la B.D, mais en tout cas dans le film on a droit à des échanges qui feraient honte à George Lucas lui-même : les conversation entre le hibou et sa copine, toute la scène de libération de rorschach, les dialogues entre la fille et sa mère, en fait tous les dialogues du film dans sa globalité oscillent entre le mauvais et l'affligeant.
Pour la psychologie des personnage c'est la même chose, avec le justicier qui devient psychopathe, découvrant que "la nature humaine c'est le mal" en croisant le chemin d'un pédophile qui donnait ses victimes à manger aux chiens. Mais au secours quoi, et je passe sur le super-homme qui se la joue mystérieux "J'ai une intelligence et des pouvoirs qui dépassent tout ce que tu peux concevoir, mais je m'exprime et me comporte comme un ado rebelle de 15 ans nourrit à la philosophie de comptoir type manga.".
Le tout donne un film d'une lourdeur rare effectivement, avec une teinte grossièrement sombre, grossièrement car il y a des faux films noirs comme il existe du faux-chic, c'est à dire des films avec l'apparence de films noirs, mais sans leurs finesse (ce qui se résume à du pessimisme outrancier voire puéril, de la critique complètement démagogique en toile de fond ou encore une violence exagérée dans certaines situations, personnages, paroles, idées).