J'ai jamais compris quand on dit que le film est manichéen. Je veux dire,aucun personnage du film sont soit bons,soit méchants.
Vinz' c'est un petit con qui fait preuve d'une certaine mauvaise fois,d'ailleurs il est ridicule et c'est voulu (la scène de la danse,l'imitation devant le miroir). Hubert n'est pas le personnage bon qu'on décrit (la scène de l'escalateur où il cite Le Pen). Saïd c'est pareil (la scène avec les filles),d'ailleurs le film prend aucun parti rien que pour les flics :
Certains sont sympas,certains pas sympas (
),certains viennent de la banlieue…
Ça m'enerve qu'on dit que c'est un film qui prend parti pour les banlieusards pck c'est faux,ils sont past du tout mis en valeur les gars,je pense que c'est le même délire que Scarface.
Un certain public (
) l'ont mal compris et les Vinz' et Tony Montana sont valorisés pour leurs côtés "rebelles"
![]()
wwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwBon sauf que ce public oublie regulièrement que ces 2 personnages meurent a la fin du filmwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwww
Bref c'était pas une critique,juste une réponse à Aciali entre autres ![]()
Cet article synthétise bien l'évolution des banlieues depuis la sortie du film, guère rassurante...
http://www.lemonde.fr/banlieues/article/2015/11/06/dix-ans-apres-les-emeutes-la-colere-des-banlieues-n-a-pas-evolue-en-mouvement-durable_4804425_1653530.html
En voici l'intégralité, vu qu'il faut être abonné...
Dix ans après, le sentiment d'abandon des banlieues.
Beaucoup des quartiers sensibles secoués par trois semaines d'émeutes en 2005 ont été réhabilités. Mais la pauvreté s'aggrave, le trafic prospère et la radicalisation religieuse inquiète
Un chiffre : 48 milliards
C'est, en euros, la somme qui a été investie sur 594 quartiers en dix ans avec le premier plan de l'Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU), lancé en 2004 par Jean-Louis Borloo, alors ministre de la ville. L'Etat, à travers l'ANRU, a débloqué 12,3 milliards d'euros, le reste a été apporté par les collectivités locales et les bailleurs sociaux.
Dix ans ont passé depuis le mouvement de révolte qui a secoué les banlieues et ébranlé la société française. Durant trois semaines, après la mort de deux adolescents poursuivis par la police, Zyed Benna et Bouna Traoré, dans un transformateur électrique à Clichy-sous-Bois le 27 octobre 2005, des pans entiers de la jeunesse des quartiers ont affronté les forces de l'ordre et crié leur rage.
Des heurts qui ont fait des dégâts matériels importants – écoles, gymnases, maisons de quartiers et entreprises saccagés, voitures incendiées – mais qui ont surtout, par leur ampleur, surpris les politiques et déstabilisé l'Etat. Il a fallu un déploiement de forces de l'ordre sans précédent et la proclamation de l'état d'urgence, inédite depuis la guerre d'Algérie, pour mater la révolte et ramener le calme. Plus de 4 000 personnes ont été interpellées, 600 personnes écrouées.
Cette révolte a mis en lumière la grave crise sociale vécue à l'époque par les banlieues françaises. Dix ans après, la situation est-elle vraiment différente ?
Les quartiers dits sensibles ont connu une spectaculaire transformation physique. Avec près 48 milliards dépensés en dix ans dans la rénovation urbaine sur près de 600 quartiers, c'est la plus grosse réhabilitation qu'aient connue les banlieues populaires françaises. 151 000 logements démolis, 136 000 reconstruits et 320 000 réhabilités : le visage de bon nombre de ces communes reléguées s'est métamorphosé. " On n'avait jamais connu de rénovation de cette envergure ", explique Azzedine Taïbi, maire PCF de Stains (Seine-Saint-Denis). Petits immeubles tout neufs, places publiques réaménagées, squares et équipements publics flambant neufs, ouverture de voies publiques et de transports en commun pour désenclaver les cités… " Le paysage urbain de ces quartiers n'est plus le même ", constate Marie-Hélène Bacqué, professeure d'études urbaines à l'université Paris Ouest.
Pourtant derrière cette façade plus attrayante, le décrochage des quartiers populaires s'est accentué. Les rapports de l'Observatoire national des zones urbaines sensibles vont tous, année après année, dans le même sens : le revenu fiscal des habitants des ZUS ne représente que 56 % du revenu national. Avec la crise économique de 2008, les écarts se sont même creusés entre les zones urbaines sensibles et le reste du territoire. La part des foyers vivant sous le seuil de pauvreté y est trois fois plus élevée.
" On subit la crise de plein fouet "Les chiffres du chômage montrent les mêmes écarts : le taux d'activité des 15-64 ans est de 10 points inférieur dans les ZUS à celui du reste du territoire, inférieur de 20 points pour les jeunes de 15-25 ans. Pour les jeunes, le fossé est encore plus grand avec un taux de 45 % contre 23 % dans les quartiers hors ZUS. 72 % des habitants de ces territoires considèrent que la rénovation urbaine n'a pas changé leurs conditions de vie. " On subit la crise de plein fouet compte tenu de l'enclavement de nos quartiers et du manque de formation ", remarque Olivier Klein, maire de Clichy-sous-Bois.
Les quartiers se sont donc enfoncés dans la crise et le vide économique a été en partie comblé par une économie de survie, un peu partout en hausse. Négoces illicites divers, système D, travail au noir, garages sauvages… Et le trafic de drogue s'est durablement implanté. Mais lui aussi s'est transformé et modernisé. " Le marché du cannabis est devenu dominant, avec quelques réseaux de cocaïne ciblés. Mais la pression sur les habitants et leur quotidien, elle, est beaucoup plus prégnante ", souligne Michel Kokoreff, professeur de sociologie à l'université de Paris 8. La concurrence entre territoires entraîne une violence accrue avec son cortège de règlements de compte et ses morts.
La vie sociale des quartiers s'est également atrophiée sous les coups de boutoirs de la crise. Le tissu associatif a subi les coupes budgétaires imposées par l'Etat. " Avec les nouvelles exigences pour l'agrément, la mise en concurrence pour remporter un appel à projet, les impératifs de rentabilité, on a déstabilisé tout un réseau de proximité ", note Bénédicte Madelin, ancienne directrice du centre de ressources Profession Banlieues. L'Etat a préféré les grands opérateurs et des centaines d'initiatives ont dû déposer le bilan. Supprimant au passage des dizaines d'emplois et une présence quotidienne qui fait désormais défaut.
Dans ce contexte, la tentation du repli et l'emprise religieuse sont plus fortes. " Avec la crise, et le sentiment que la porte est fermée, la religion est devenue une ressource culturelle ", remarque le sociologue Didier Lapeyronnie. " L'islam a un périmètre croissant avec des associations autour des lieux de culte qui couvrent des secteurs de plus en plus variés. Il faut cependant nuancer et ne pas surestimer le poids des préceptes religieux sur la vie des gens ", renchérit le sociologue Etienne Pingaud.
Mais l'islam, plus visible, remplissant une présence sociale autrefois dévolue aux associations, est aussi plus marquant. La radicalisation à l'œuvre dans certains quartiers, autour de certaines mosquées, inquiète vivement les autorités, sur fond de menace djihadiste et d'importation des guerres syriennes sur le territoire national. Au point que la méfiance s'est muée en peur, entraînant une focalisation sur les dangers de l'islam dont pâtissent tous ses pratiquants.
" Depuis dix ans, on n'a pas du tout réhabilité la dignité des habitants ", résume AzzedineTaïbi. La dignité est en effet un des leitmotivs des revendications entendues tant auprès des élus que des habitants des banlieues. Avec des services publics qui souffrent plus qu'ailleurs, les habitants ont l'impression d'être oubliés. Le cas de l'école est emblématique. Les élèves scolarisés dans les quartiers sont deux fois plus souvent en retard dans leur scolarité. Les mobilisations en Seine-Saint-Denis contre le non-remplacement des enseignants ou celle des mères du quartier du Petit-Bard à Montpellier contre le manque de mixité sociale dans les écoles ont rappelé le décalage perçu au sein de l'éducation nationale.
Les rapports police et population ne sont guère plus reluisants. Depuis les émeutes de 2005, les forces de l'ordre se sont vues confortées dans leur approche militarisée des territoires. Le chercheur au CNRS Fabien Jobard le démontre : la hiérarchie policière estime que le maintien de l'ordre durant les événements a été plutôt réussi. Sa conception va peu se modifier par la suite : dans les zones de sécurité prioritaires, on a dorénavant des unités hiérarchisées, cantonnées et vite dépêchées sur les lieux de désordre. Bien loin d'une police de proximité qui connaît le quartier et ses habitants, dont les élus regrettent la disparition.
coup d'arrêt par nicolas SarkozyDans le même temps, la défiance vis-à-vis des forces de l'ordre n'a cessé de s'accroître. Le divorce est profond, particulièrement au sein de la jeunesse des quartiers : près de deux mineurs sur trois déclarent ainsi se méfier de la police, la jugeant stigmatisante et raciste. " L'intervention policière est devenue en elle-même un élément du malaise des banlieues ", souligne le sociologue Thomas Kirszbaum.
Qu'a fait la politique de la ville pour corriger ce sombre tableau ? Regarder dix ans en arrière permet de repérer diverses séquences, observent les spécialistes. En avril 2006, la loi égalité des chances, conçue comme une réponse aux événements, reconnaît ainsi la réalité des discriminations qui touchent les quartiers et leurs habitants. Elle crée des classes préparatoires dans les ZUS, installe une agence pour la cohésion sociale, renforce les pouvoirs de la Haute autorité de lutte contre les discriminations… Puis tout s'arrête. " Le quinquennat de Sarkozy met un terme à ces politiques et, derrière une façade de représentation des minorités, il ne s'est plus rien passé durant cinq ans à part la continuation des projets de rénovation urbaine ", assure Renaud Epstein, maître de conférence en science politique à l'université de Nantes.
Avec l'élection de François Hollande et l'arrivée de François Lamy au ministère de la ville, les acteurs ont cru à un renouveau. " Lamy a essayé de remettre à plat les dispositifs publics et d'être plus à l'écoute des acteurs des quartiers. La parenthèse s'est refermée avec le gouvernement Valls ", insiste le chercheur. La nomination successive de pas moins de quatre titulaires du portefeuille de la ville depuis 2013 n'en serait que le signe le plus manifeste.
Sylvia Zappi
C'est vraiment tres bon,quand meme,et a part les insultes et les flics(maintenant il te frappe poliment
)ça n'a pas vieilli.
Enfin vu. C'est vraiment intéressant et assez puissant dans l'ensemble.
Bizarrement, ce qui me plait le plus dans tout ça, c'est Jodie Foster ou plutôt son implication pour que le film soit connu aux USA et sa manière d'en parler ![]()
Sinon le fameux plan du miroir m'a surpris positivement même après avoir vu la scène en spoil et de nombreux commentaires sur l'envers du décor. Un très bon film en somme, au propos pertinent et suffisamment violent dans l'exécution pour interpellé ce ou ceux qu'il y a à interpeller.
Le film va être restauré en 4k pour ses 25 ans.
Le film ressort en salles le 5 août prochain dans une restauration 4K : https://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/La-Haine--bande-annonce-de-la-version-restauree-qui-ressort-en-salles
Je vais aller le découvrir, tiens.
Découvrir
Putain le coup de vieux tout d'un coup...
Ouais, je ne l'ai encore jamais vu...
Comme cinquante mille films, j'attendais juste une ressortie en salles comme celle-ci pour le découvrir.
Ca c'est ce qui s'appelle avoir des devoirs de vacances
Il fut une époque tous les branleurs se devaient de l'avoir vu.
Un peu comme "C'est arrivé près de chez vous" ou "Bernie", des classiques francophones que toute une génération a maté en séance location de VHS le samedi après-midi.
Le 07 juillet 2020 à 15:50:41 VonRoust a écrit :
Il fut une époque tous les branleurs se devaient de l'avoir vu.
Un peu comme "C'est arrivé près de chez vous" ou "Bernie", des classiques francophones que toute une génération a maté en séance location de VHS le samedi après-midi.
J'y fus! Ahlala 1995...
Le 07 juillet 2020 à 15:50:41 VonRoust a écrit :
Il fut une époque tous les branleurs se devaient de l'avoir vu.
Un peu comme "C'est arrivé près de chez vous" ou "Bernie", des classiques francophones que toute une génération a maté en séance location de VHS le samedi après-midi.
Touché ![]()
Ayant vécu 3 ans en Cité, je préfère vraiment Ma 6T va cracker, qui montre bien mieux comment une embrouille débile peut engendrer une émeute urbaine.
Mathieu Kassovitz est humainement insupportable.
Mouais bof, j'ai pas trouvé ça dingue. Les trois protagonistes sont des trous du cul plus antipathiques qu'autre chose donc assez déplaisants à suivre pendant une heure et demie. Puis cette succession de rencontres avec des personnages plus perchés les uns que les autres ne m'a pas amusé plus que ça, en fait. Dans le genre "film choc sur les banlieues", je lui ai largement préféré Les Misérables l'année dernière.
Le 06 août 2020 à 23:19:34 Serval94 a écrit :
Mouais bof, j'ai pas trouvé ça dingue. Les trois protagonistes sont des trous du cul plus antipathiques qu'autre chose donc assez déplaisants à suivre pendant une heure et demie. Puis cette succession de rencontres avec des personnages plus perchés les uns que les autres ne m'a pas amusé plus que ça, en fait. Dans le genre "film choc sur les banlieues", je lui ai largement préféré Les Misérables l'année dernière.
Ça c’est honteux.
Plus sérieusement. Je le trouve très bien mis en scène ce film, Kasso il s’est dépassé là. Même les personnages. Saïd j’en ai connu des dizaines comme lui, il a un bon fond en plus. Cousin Hub’ c’est aussi un très beau personnage.
J’avoue Vinz’ il est casse couille mais c’est le but un peu, c’ est la fatalité du personnage.
Ah la réal est soignée, je n'ai formulé aucun reproche là-dessus. Techniquement, c'est propre et il y a quelques idées sympas de mise en scène. Mais c'est juste que ça ne raconte rien qui m'intéresse et que les trois protagonistes me sont assez antipathiques. Cassel en particulier en fait des caisses, son personnage est un bouffon et un gros con. Hubert, j'ai trouvé que c'était le plus sympathique des trois mais en fait, quelques scènes vers la fin du film (le vernissage, le skinhead, la scène finale) en font aussi un mec détestable. J'aime pas.
Sur Arte jusqu'au 14/10 prochain https://www.arte.tv/fr/vi/videos/015039-000-A/la-haine/
Le 07 juillet 2020 à 17:39:54 :
Ayant vécu 3 ans en Cité, je préfère vraiment Ma 6T va cracker, qui montre bien mieux comment une embrouille débile peut engendrer une émeute urbaine.Mathieu Kassovitz est humainement insupportable.
+1000, peut être que niveau réalisation le film n’est pas fou.
Par contre, niveau authenticité le film restera le meilleur film sur les banlieues françaises.
Le 01 octobre 2021 à 08:48:55 daveuss a écrit :
Sur Arte jusqu'au 14/10 prochain https://www.arte.tv/fr/vi/videos/015039-000-A/la-haine/
Je ne l'ai jamais vu, cimer chef. 
Le 01 octobre 2021 à 10:38:54 :
Le 07 juillet 2020 à 17:39:54 :
Ayant vécu 3 ans en Cité, je préfère vraiment Ma 6T va cracker, qui montre bien mieux comment une embrouille débile peut engendrer une émeute urbaine.Mathieu Kassovitz est humainement insupportable.
+1000, peut être que niveau réalisation le film n’est pas fou.
Par contre, niveau authenticité le film restera le meilleur film sur les banlieues françaises.
Je me rappelle que lorsque j'ai vu pour la première fois Ma 6-T va cracker, j'ai ri tellement j'ai trouvé ça nul, on aurait presque dit une parodie. Et puis après un second visionnage, je me suis dit "oui, la réalisation et les acteurs sont pas terribles, mais ça dégage une certaine authenticité et c'est ça qui fait la force du film, en fait".
La Haine est plus "stylisé" mais moins réaliste, en fait.