J'ai envisagé de le regardé cette nuit, quand on m'avait dit "long" je m'attendais à 3h maxi ![]()
Heureusement y a un entracte pour pipi-bière. Allez j'y retourne.
Bon finalement, même constat que pour Il était une fois en Amérique, difficile de rester excellent pendant 4 heures de métrage. C'est fou de s'attarder autant sur certaines choses, de faire des ellipses monstrueuses, l'impasse sur des personnages entiers quand on est deux fois plus long que la moyenne.
Enfin, j'ai quand même passé un bon moment, et puis "frankly my dear, i don't give a damn" ça vaut de l'or.
pas mal ce film mais un peu long quand même ![]()
Je ne sais pas trop quoi dire sur ce film. Mais je suis déçu. Déçu parce que le film m'a laissé de marbre la plupart du temps. Je m'explique. Déjà c'est le second film de Fleming que je vois après le pas terrible Dr Jekyll et Mr Hyde, mais malgré tout j'attendais une grande romance "comme on n'en fait plus". Et j'ai cru au début que j'aurai ce que je voulais.
Effectivement le film commence en narrant une autre époque, une civilisation emportée par le vent. Déjà ça laisse rêveur, on a cette photographe somptueuse, cette belle jeune fille et la promesse d'une douce nostalgie.
Seulement quelque chose s'impose à moi dès le début, si l'actrice qui joue Scarlett est très belle, Scarlett comme personne me sort par les trous de nez. Disons que j'ai du mal à la trouver attachante ou intéressante, elle me semble juste être une fille pourrie gâtée qui pique une crise parce que le mec qu'elle veut est déjà pris. Sauf qu'elle ne lâche pas l'affaire et elle ne lâchera pas l'affaire de si tôt.
Alors qu'à côté de ça on Clark Gable ultra classe, cynique, drôle, un peu moi quoi, qui lui dit qu'il l'aime, etc. Et elle on sait qu'elle l'aime aussi, qu'elle refuse de se l'admettre. Sauf qu'attendre une plombe pour qu'elle le comprenne enfin ça me gave un max.
Je comprends bien cette histoire de on s'aime à contre temps, etc. Et sur le papier je dis oui, putain ça peut être émouvant, sauf que là ça ne me touche pas, j'ai l'impression de voir deux autistes qui ne savent pas se dire : "je t'aime".
En fait dans le film du coup j'ai aimé le début et la fin. Parce que c'est le moment où il se passe un truc dans leur histoire, sinon tout le reste c'est un peu du remplissage. Pourtant le film n'est jamais chiant, il n'est pas niais, etc. On a toujours une photographie superbe.
Après j'ai trouvé que Leslie Howard (Ashley) a une interprétation un peu à côté de la plaque parfois. Et son personnage m'énerve. Je pensais qu'il allait mourir après 10 min de film moi.
J'aime la façon dont Scarlett apprend les morts successives de ses époux, comme si de rien n'était, genre je m'en fous complètement. J'aime un peu son côté désinvolte et charmé par Clark Gable, notamment lors du bal où elle est en veuve.
Mais pour moi c'est une romance qui ne décolle pas. Je comprends que la fin n'est que plus belle parce que justement ils n'ont jamais réussi à être heureux ensemble, mais bordel, 4 heures pour en arriver là, c'est long. J'ai lu que le film avait beaucoup écourté le roman, les intrigues secondaires, etc. Je trouve que c'est une bonne idée, mais il aurait dû dégrossir plus encore. Faut dire que pendant longtemps j'attendais juste que Clark Gable apparaisse.
Ce que j'ai apprécié c'était de voir la guerre des sécessions de l'autre côté, de voir ce que le nord leur a fait subir. Ce que Spielberg et son Lincoln ne dit pas par exemple.
Tout ça pour dire que les ingrédients sont là, mais que ça ne prend pas et pourtant j'ai vu la première heure plein d'enthousiasme, mais il reste le final qui est très beau. Mais dans les grands classiques américains je préfère Casablanca en romance, plus spontané, allant à l'essentiel.
Ton point de vue se défend, et c'est vrai qu'il y a plus attachant que le personnage de Scarlett. Mais le film est tellement prenant !
Ceci dit, une chose m'a interpelé :
"Déjà c'est le second film de Fleming que je vois après le pas terrible Dr Jekyll et Mr Hyde"
Tu n'as jamais vu Le Magicien d'Oz ?!
Nope. ça fait longtemps que je veux le voir, mais je n'ai pas eu l'occasion. Je l'achète en ce moment même
Mais franchement ça me fait chier de rester de marbre. Mais en même temps la soupe ne prend pas.
Ouahhhhhhhhh !
J'ai enfin vu ce film hier
Ca faisait un moment que je l'avais acheté en DVD mais c'est vrai qu'il faut se dégager un après-midi pour le voir.
Chef d'oeuvre vu et approuvé !
Le film est certes long par la durée, mais je ne me suis aucunement ennuyé en le regardant. L'histoire est très bien menée, les acteurs tous très bons (j'ai adoré le personnage de Mama), ce qui nous plonge en plein dans l'époque de la guerre de sécession.
Pour un film qui date de 1939 j'ai été bluffé, il a très bien viellit
Ce qui m'a le plus surpris dans ce film c'est le caractère de Scarlette O'Hara qui a un petit côté peste, surtout au départ. Après c'est sa rage, son envie de réussir pour ne plus connaître la misère qui dicte sa conduite. Je trouve que c'est une vision assez moderne de la femme pour l'époque, vision qui tranche avec les héroines de romances habituelles.
J'ai passé un très bon moment devant ce grand film et ne regrette absolument pas les 3h40 que je lui ai consacré.
Très beau, très émouvant mais horriblement bavard à certains moments. Sur 4 heures j'en ai une migraine.
Coucou Durendal ![]()
Disons que ça fl'histoire n moment que je n'ai pas posté sur un forum depuis un moment donc mon énumération risque d'être plus courte que je l'imagine. Bref
Oui, j'ai vu la video de durendal sur le sujet et je ne peux pas cacher que j'apprécie beaucoup le personnage. Cependant, j avais déjà vu le film il y a trois ans de ça et il y avait déjà des passages qui me choquait. En fait, ce n'est pas suffisant de remettre le film dans son contextecar certains passages dénotent une certaine envie de rendre les nordistes pour dese bouchers et les noirs pour des incapables. De plus, je trouvais lhistoire assez superficiel par moment car on n'y voit pas vraiment d'évolution des personnages entre le début et la fin.
Mais j'attends tout de même vos arguments avec grande hâte. Expliquez moi en quoi c'est un chef d'oeuvre accompli.
Ah un débat débordant en arrivage ![]()
On a tendance à oublier que le film est une adaptation littéraire, en l'occurrence du roman de Margaret Mitchell qui est un chant d'adieu nostalgique à un monde qui n'est plus. La Guerre de Sécession a détruit les valeurs du vieux sud, la « belle société » des maîtres et des esclaves, dans laquelle de fringants cavaliers rivalisaient pour faire la cour à de fières jeunes filles. Telle est la vision de l'auteur du roman ; ça n'en fait pas forcément celle de Selznick, qui voyait d'abord là l'opportunité de produire une grande oeuvre artistique, au souffle épique et romanesque ininterrompus.
Sans analyser les personnages en profondeur, on peut en déjà en donner quelques pistes. Il faut au moins reconnaître une chose à Scarlett O'Hara, c'est qu'elle sait exactement ce qu'elle veut. Peu importe l'homme qu'elle épouse, elle ne sacrifiera jamais son indépendance. Cela lui vaudra l'admiration démesurée de Melanie et de la part de Rhett, son pendant masculin, un recul cynique et des réparties cinglantes. Scarlett est à la fois méprisable et admirable ; le défi lancé au spectateur est de savoir si en fin de compte, elle est bonne ou méchante, ou si elle est tout simplement quelqu'un qui a ses défauts, comme nous tous.
Regarde les images rougeoyantes d'Atlanta en flammes, la démesure grandiose de cette séquence, le travelling durant lequel l'image s'élargit jusqu'à embrasser un gigantesque hôpital de campagne et à nous montrer des milliers de soldats confédérés, un tableau dense de corps meurtris et de mutilations atroces, n'y vois-tu pas la trace d'une mise en scène travaillée, d'une recherche de perfection esthétique évidente ? Cette description d'un destin individuel sur trame historique, la distribution prestigieuse et prodigieuse et une claire dramaturgie de la couleur (le vert pour Scarlett, le noir pour Rhett, le jaune pâle pour Ashley) ont établi des normes, qui font que le film nous convainc encore aujourd'hui malgré les difficultés qui ont accompagné sa genèse. Si Autant en emporte le vent a une telle « importance culturelle, historique ou esthétique » pour reprendre les termes de la Bibliothèque du Congrès, c'est aussi pour la démesure qu'il a entraîné dans son succès public (200 millions de dollars de recettes au total) comme critique (huit Oscars) et son aspect matriciel de tout un pan du cinéma hollywoodien classique. Mais il ne faut pas perdre de vue l'essentiel : si le film est une date dans l'histoire du cinéma, c'est tout simplement parce qu'il raconte une bonne histoire et qu'il le fait merveilleusement bien.
Le 11 décembre 2015 à 11:40:32 mister_8 a écrit :
Disons que ça fl'histoire n moment que je n'ai pas posté sur un forum depuis un moment donc mon énumération risque d'être plus courte que je l'imagine. BrefOui, j'ai vu la video de durendal sur le sujet et je ne peux pas cacher que j'apprécie beaucoup le personnage. Cependant, j avais déjà vu le film il y a trois ans de ça et il y avait déjà des passages qui me choquait. En fait, ce n'est pas suffisant de remettre le film dans son contextecar certains passages dénotent une certaine envie de rendre les nordistes pour des bouchers et les noirs pour des incapables. De plus, je trouvais lhistoire assez superficiel par moment car on n'y voit pas vraiment d'évolution des personnages entre le début et la fin.
Tu crois que les Nordistes étaient des saintes nitouches qui ont razzié une bonne partie du Sud américain au nom de grandes valeurs républicaines ? La réalité historique est malheureusement un peu plus triviale, le Nord est entré en guerre contre le Sud pour des raisons purement économiques, ce n'est qu'après que les gardiens de la bonne morale ont élevé cette guerre (qui a par moment plus tenu de la boucherie qu'autre chose, comme souvent) au rang de grand combat des Droits de l'Homme américain.
Tu es naïf, tu manques de recul même historique sur la chose, tu crois que le Sud était un gigantesque prototype de camp d'extermination nazi ? C'était au contraire un " pays " extrêmement prospère, les esclaves comme les maîtres vivaient extrêmement bien et dans une certaine harmonie de caste qui aujourd'hui certes apparaît comme anachronique mais qui était la norme de l'époque, d'autant plus que les affranchissements étaient réguliers.
Il ne s'agit pas de légitimer l'esclavage racial américain, il s'agit de comprendre comment des gens ont pu vivre à une époque dans cette configuration sociale, sans dire qu'elle était idyllique (évidemment qu'il y a eu des horreurs sous cette ère, des maîtres qui ont abusé de leur position, ce n'était absolument pas la norme) mais sans également tomber dans la condamnation du petit abruti moderne comme Durendal.
Je conclurai en signalant que je pourrai quasiment tenir le même discours concernant l'esclavage romain, mais là comme le sujet est beaucoup moins politisé ça passerait comme une lettre à la poste.
Je pourrai écrire des pages et des pages à expliquer pourquoi ce film est un chef-d'oeuvre total, je dois être un gros raciste puisque Dudu le dit ![]()
mister_8 : peux-tu me dire ce que tu apprécies chez Durendal ? Parce que c'est la première fois que je rencontre quelqu'un qui l'aime, donc j'aimerais comprendre. ![]()
J'avoue, y a des scènes ou rien que le visuel est magnifique. Surtout qu'il doit s'agir d'un des premiers films à utiliser aussi bien la couleur. Et quand on se rend compte que tout ceci est sorti en 1939 (dites moi si je me trompe), on se rend compte en quoi il est un symbole.
Cependant, ça n'excuse pas la gratuité de certaines scènes.Hormis la bonne (mes souvenirs sont flous donc je ne me souviens pas de son prénom), tous les blacks sont traités comme des abrutis paresseux.
Alors oui, je ne suis pas con, je sais qu'il yavait des gens bons et d'autres non des deux côtés. Cependant, là aussi, c'est caricaturale dans le traitement des nordistes car aucun n'est montrer de façon positive pour contrebalancer les autres exemples. mo
J'aime bien durendal parce qu il permet de cerner l'opinion inverse à la majorité en sortant de bons arguments. Je ne bois pas non plus ses paroles mais je le trouve davantage plus sein à regarder que le nostalgia critic qui pense que seul son opinion compte.
Y a des moments où je le suis pas, notamment sur transformers mais il m'arrive d'avoir pas mal d'opinion qui converge avec lui + une fois que l'on passe son sale caractère et sa voix... Hum sa voix quoi ! Il est beaucoup plus intéressant à regarder
Ben en fait, c'est totalement l'inverse, le NC se veut drôle, il fait un show, Dudu t'impose une vision totalement conne, car en plus, c'est pas qu'il a une vision différente, c'est qu'il va sortir des propos pour s'opposer quoi qu'il arrive à la masse pour le buzz, si vraiment c'était intéressant, il aurait fait des analyses pertinentes, ca fait 2 ans que j'en cherche.
Mais sinon, Gone ith the Wind, certes, je comprend l'interrogation sur "est-ce un chef d'oeuvre ?", mais de base, faur savoir ce qu'est un chef d'oeuvre.
Le 11 décembre 2015 à 15:36:56 mister_8 a écrit :
J'aime bien durendal parce qu il permet de cerner l'opinion inverse à la majorité en sortant de bons arguments. Je ne bois pas non plus ses paroles mais je le trouve davantage plus sein à regarder que le nostalgia critic qui pense que seul son opinion compte.Y a des moments où je le suis pas, notamment sur transformers mais il m'arrive d'avoir pas mal d'opinion qui converge avec lui + une fois que l'on passe son sale caractère et sa voix... Hum sa voix quoi ! Il est beaucoup plus intéressant à regarder
Mais tu les vois où les bons arguments ? ![]()
Le 11 décembre 2015 à 13:13:34 Abscon a écrit :
Tu crois que les Nordistes étaient des saintes nitouches qui ont razzié une bonne partie du Sud américain au nom de grandes valeurs républicaines ? La réalité historique est malheureusement un peu plus triviale, le Nord est entré en guerre contre le Sud pour des raisons purement économiques, ce n'est qu'après que les gardiens de la bonne morale ont élevé cette guerre (qui a par moment plus tenu de la boucherie qu'autre chose, comme souvent) au rang de grand combat des Droits de l'Homme américain.
Vision tout aussi caricaturale...