Bon allez la musique est quand même sympa hein ![]()
Dans ce film, on va au-delà du crépusculaire et on y met bien le pied dedans dès le départ. Et pourtant, on ne voit ni chemin de fer (Il était une fois dans l'Ouest), ni une belle voiture (Mon Nom est Personne) qui viennent mettre fin à l'ère du cheval.
Les cow-boys sont vieux et hantés par leurs démons. Leurs actes sont démythifiés par l'intermédiaire du biographe qui se rend compte de l'exagération qui entoure les légendes. Les vieux cow-boys sont vu comme des alcooliques, des tueurs sanguinaires, des arriérés (le monarchiste), ... La jeune génération ne désire plus tuer. Elle n'aime plus ça, elle préfère régler ses différends par l'intermédiaire de la justice et non plus par l'intermédiaire des revolvers. Les armes sont montrés comme extrêmement faillibles. Bref, le Clint balaie d'un revers toute la légende du Western construite par ses aînés. Ça fait mal au coeur de le voir si mieux, tremblant au tir et n'arrivant plus à monter correctement son cheval. Avec ce film, une page se tourne. Et, à la fin, on en ressort avec beaucoup de tristesse ![]()
Unforgiven est un western pour le moins unique en son genre puisqu’il s’éloigne beaucoup des classiques et des spaghettis. On ne suit aucun héros moralement digne de ce nom. Même au niveau de l’intrigue, il est difficile d‘en trouver un. Et ce, malgré l’évolution du personnage incarné par Clint Eastwood, qui ne daigne se réveiller qu’à la fin du film. Cela force à une attente lente et très contemplative.
À certain moment du film, il m’a paru assez gênant de n’avoir aucun personnage à qui me rattacher. Je ne savais plus vraiment qui soutenir. En soi, c’est une très bonne chose : cela donne une histoire complexe très loin du manichéisme. Mais c’est assez déstabilisant par moment de se dire que tous les personnages sont des imbéciles. Il aurait peut-être fallu une évolution plus rapide des personnages.
En tout cas, ce qui est merveilleux avec cette démarche est que Monsieur Eastwood joue avec sa propre image médiatique comme d’un outil cinématographique. Le scénario est très bon dans la mesure où il maltraite pendant tout le film cet acteur de légende tout en le présentant comme un homme totalement dépassé par la vie, pour enfin l’amener à se redresser et à redevenir badass comme il le faut. Un parallèle s’établit clairement entre le personnage et le créateur. Un vieux tueur contre un vieil acteur doublé d’un vieux réalisateur. Mais cette proximité est loin d’être parfaite. En effet, si le personnage a beaucoup de mal à se réinsérer dans le métier, le réalisateur, lui, n’éprouve aucune difficulté à accomplir sa tâche : mettre en scène un film magnifique de par sa sobriété.
Il est bien au chaud sur mon DD, attendant d'être observé au plus vite. ![]()
J'aime bien. https://www.youtube.com/watch?v=5hhdjWHm9Vk

C'est pas drôle. ![]()
Eastwood brise les mythes et fait un des meilleurs western ever, aussi beau qu'un John Ford, aussi tragique qu'un Léone et crépusculaire qu'un Peckinpah.
Des cow-boys qui ne savent plus tirer, des légendes qui ont vieillit. Et la musique de Niehaus tout droit venu du ciel.
Émouvant et passionnant.
Impitoyable m'avait été vendu comme le chef d'oeuvre de Clint Eastwood, et comme l'un des plus grands westerns de tous les temps. Ayant une certaine affection pour le bonhomme, doublée d'une adoration absolue du genre, il était presque anormal que je n'eu encore jamais vu ce film. Pourtant, il a bien fallu attendre le 6 juillet 2015 pour enfin me lancer dans ce qui est le seizième long-métrage de Clint, et probablement l'un de ses plus personnels...
Impitoyable, c'est avant tout l'histoire d'un homme, Will (joué par Eastwood lui-même, évidemment), hanté par ses vieux démons. Will veut oublier, mais Will vit dans le passé. Il ne veut plus entendre parler de sa vie d'avant, celle d'un bandit sanguinaire, mais ne cesse de parler de sa femme, morte trois ans auparavant. Will nous touche. Il nous émeut, même. Et c'est là toute la force de ce personnage, qui parvient à créer en nous de l'empathie malgré un vie de délinquance et de cruauté.
Impitoyable est un film qui casse les codes. Ceux du western classique, donc, où l'on veut la peau des bandits sous le regard bienveillant du shérif. Mais aussi ceux du western spaghetti, pourtant cher à Eastwood, dans lequel les cow-boys sont des figures quasi-mythologiques, sans peur et sans reproche. Le cinéaste trouve le juste milieu entre les différents genre, empruntant aussi un peu au western crépusculaire du nouvel Hollywood, et crée ainsi son propre style.
Impitoyable est un film unique, capable de nous faire rire (la myopie du Kid est une trouvaille succulente !) autant que nous faire pleurer (certaines scènes de tensions sont très dures). Capable de nous éblouir grâce à des plans absolument splendides, tout en restant très sobre dans la mise en scène. Capable d'être extrêmement réaliste malgré une scène de fusillade à deux doigts de tourner au massacre à la Django (de Sergio Corbucci). Capable de rafler quatre oscars et d'être encensé, dans le même temps, par l'ensemble de la presse spécialisée. Et surtout capable de traiter de sujets tels que l'amitié, l'honneur, la vengeance, la rédemption ou encore le deuil avec un ton toujours très juste.
Impitoyable est le chef d'oeuvre de Clint Eastwood, et c'est l'un des plus grands westerns de tous les temps.
http://www.senscritique.com/film/Impitoyable/critique/48730801
Excellent film, une petite claque!
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J'ai particulièrement été touché par la scène où le personnage de Will d'antan resurgit, quand il prend la bouteille de Whiksey au gamin. Ca veut tout dire : malgré ses efforts et son désir d'être quelqu'un de bien, l'injustice du Shérif ou du moins ses élans de violence, fera renaître ses démons; à la fin c'est un sacrifice selon moi (c'est pour ça que j'attendais la mort du personnage que j'aurai trouvé pertinente, surtout par rapport au titre du film "Unforgiven" , il meurt impardonné), il rentre dans le tas, rend justice (une justice impitoyable) avant de disparaître.
Bref j'ai trouvé ce film assez intense , le personnage de Clint nous émeut vraiment malgré son côté très obscur (quand il menace, bourré, les civils, à la fin...).
Un western original et parfaitement maîtrisé, avec un casting excellent.
J'ai apprécié ce western, mais j'avoue que je m'attendais à un peu mieux au vu de ses récompenses (4 Oscars dont meilleur film).
Cela dit, ça reste un bon film, avec un bon scénario, assez original, et qui réunit deux de mes acteurs favoris, à savoir Clint Eastwood et Morgan Freeman. On ne s'ennuie pas et 2-3 scènes valent le coup d'oeil.
J'avais beaucoup entendu dire que c'était un chef d'oeuvre du coup je l'ai vu dernièrement. Et c'est la première fois que je suis déçu de cette manière par un film que la majorité aiment bien. Je suis vraiment bon public à la base. ![]()
Je ne l'ai plus forcément en tête mais mon ressenti initial était que j'avais trouvé le film très lent, et parfois un peu ridicule (pitié me frappez pas^^) dans les répliques. Je me rappelle que j'avais trouvé le début du film super, j'étais à fond dedans. Les premières scènes m'ont rapidement mis dans le truc, et puis bizarrement progressivement j'ai lâché. Le trajet était pas mal long non? A mon avis c'est le rythme qui m'a géné.
Bon j'ai un piti problème ptet avec morgan freeman que je vois tellement comme un mec tout gentil que j'ai du mal à l'imaginer ancien tueur. Et son revirement un moment me paraissait un peu soudain. Mais en même temps ça appuyait encore plus le fait que je le vois comme un mec tout gentil. Du coup c'était très bizarre ![]()
Aussi j'ai lu les posts et apparemment on parle beaucoup de la scène de fin. Bizarrement je l'avais pas du tout vu comme la qualité du film. Encore une fois ma mémoire me fait défaut mais j'avais trouvé ça surréaliste que le héros tue tout le monde avant que le moindre gugus puisse riposter, je me rappelle pourtant que la pièce est bondée à ce moment là. Mais le rythme de la scène était un peu lent à mon gout.
Enfin voilà c'est pas très argumenté tout ça je m'en rend bien compte, mais je voulais en parler. En même temps vu l'avis général je pense que j'ai du louper un truc. Je vais attendre de l'avoir un peu oublié pour le regarder à nouveau, et ptet que j'aurai un avis différent.
Vu aujourd'hui, je m'attendais à quelque chose de lourd, adorant ce que fais ce bon vieux Clint, mais j'étais loin de me douter de la claque qu'est Unforgiven.
C'est maitrisé, c'est beau, c'est très loin d'être manichéen. En plus d'apporter une autre vision du western, avec le questionnement sans cesse de "tuer, c'est pas si facile que ça". On le voit à plusieurs reprises (Freeman, Kid qui se vante d'être un tueur alors qu'il n'en est rien, Clint qui doit se "réhabituer...").
Vraiment un excellent film, un superbe western. L'adieu au genre de Clint se fait à merveille, avec quelque chose de surprenant et d'inattendu !
Putain c'était tellement beau je m'attendais pas à ce que le film développe ce type d'ambiance, mais il fallait que je m'y attende, tonton Clint est tellement pluriel dans ce qu'il est capable de faire comme oeuvre ![]()
Je m'attendais à un chef d'œuvre mais c'est pas du tout la claque que je pensais. ![]()
Le film reste bon avec des jolies panorama et des belles musiques. Par contre je l'ai trouvé un peu trop long à démarrer, toute la partie avec Richard Harris est inintéressante et j'ai pas compris l'intérêt de l'écrivain dans l'histoire.
Concernant la scène de fin : On a un Clint qui n'a pas tiré depuis 11 ans mais qui arrive à tuer 5 sheriffs en 5 v 1 en même pas 10 secondes ?
La scène m'a un peu sorti du film.
Bref, j'ai l'impression que les westerns c'est pas trop mon truc. ![]()
Pour moi c'était bien la claque attendue ![]()
Le personnage de Richard Harris je l'adore avec ses allusions à la Reine et son arrogance insupportable. Son intérêt dans le scénario est pour moi d'appuyer la volonté ferme du personnage de Gene Hackman d'empêcher l'exécution du contrat mis en place par les prostituées : ça aurait été un peu surprenant de le voir massacrer Clint dans le saloon sans cette exposition je pense ![]()
Concernant ton objection sur la scène de fin, spoiler léger du film El Camino (Breaking Bad) :
Dans ce film aussi il y a un gunfight à la fin de deux adversaires, à 3 mètres l'un de l'autre, qui se tirent une dizaine de balle avant que l'un ne se fasse toucher. J'ai fait des recherches quant à la crédibilité de ce genre de scène, et il semblerait que c'est pas évident du tout de toucher sa cible avec un pistolet dans la réalité. ![]()
Du coup, la survie de Clint passe pour moi. Oui, c'est beaucoup de chance, mais la réputation du type le précède tout au long du film, vieux ou pas, et si on considère que les types étaient à la fois terrorisés par l'aura de ce mec et déstabilisés par la mort de leur shériff (en plus de la difficulté réaliste de toucher sa cible avec un colt, étant donné que le film semble se vouloir moins grand-guignolesque que certains westerns), j'y crois parfaitement
Après je me souviens pas si les tireurs à la fin ont plutôt des carabines ou des colts, ce qui mettrait à mal ma théorie ![]()
Salut. ![]()
Impitoyable ; ultime volet de la "quadrilogie" Eastwoodienne du genre, œuvre encensée par la critique avec 4 Oscars remportés lors de sa sortie en 1992. Inutile de dire que mon attente était importante !
Ce qui est notable dans ce film, c'est sa façon de déconstruire la mythologie du western et d'égratigner l'image du héros solitaire. Clint (William Munny) nous apparaît vieux, fatigué, en difficulté pour monter sur son cheval, nostalgique de sa défunte femme...
L'appel de l'aventure, lié à la vengeance d'une prostituée agressée par deux hommes, se fait avec un certain recul de la part du personnage d'Eastwood. Il faut dire qu'il coulait une vie paisible depuis 11 ans avec ses deux bambins. Hélas, le décès de sa chère et tendre est venu assombrir le tableau, sans parler des difficultés financières qui conduisent Munny à accepter la proposition ! Malgré cette décision, ce dernier livre à son ami de manière soutenue son changement grâce à sa femme : il n'est plus le même homme qu'autrefois ! ![]()
Je dois avouer avoir trouvé ça touchant, cette fêlure chez lui est rare, le voir si diminué/fragile est surprenant. Il est continuellement hanté par ses atrocités commises lorsqu'il était plus jeune.
Évidemment, peu à peu, il redevient l'homme qu'il avait décidé d'oublier et fait resurgir ses démons passés. D'une façon générale, on sent une inspiration assez nette de Taxi Driver. Car oui, s'il y a bien un sujet que dénonce ce film, c'est bien la violence : "Celle-ci ne sert qu'à corrompre l'âme" ! D'ailleurs, les deux hommes recherchés ne méritaient pas un châtiment aussi extrême que la mort, surtout le plus jeune qui est même dépeint comme relativement innocent. En outre, tuer est un geste important qu'il faut prendre en considération, comme l'a bien compris le Kid après avoir refroidi l'un des deux coupables.
Au niveau de la réalisation, le film est d'une classe folle. La mise en scène est soignée et le rythme parfaitement maîtrisé. Celle-ci est bien aidée par une superbe photographie, une nouvelle fois naturelle, laissant apparaître des paysages somptueux et une jolie colorimétrie. Ces différentes qualités techniques permettent à Impitoyable d'avoir une ambiance extrêmement réussie, lorgnant sur le western crépusculaire.
Encore une fois, avec un budget de seulement 14 millions, notre vieux cow-boy réussit à recréer une ville criante de vérité, avec des décors et des costumes à en faire pâlir un albinos.
À l'image de son visuel, la musique est d'une vraie beauté, cette dernière se voulant mélancolique et en totale symbiose avec le ton du long-métrage. Elle sait également se rendre intelligemment discrète à quelques occasions. À noter que la VF est d'excellente qualité !
Mais là où Impitoyable est supérieur aux 3 précédentes œuvres, c'est dans les dialogues et le traitement de ses divers personnages. L'écriture est à la fois belle et crue, puis surtout, celle-ci est d'une authenticité admirable. Comme à l'accoutumée avec Eastwood, le film n'est absolument pas manichéen, il dépeint son univers avec une teinte grisâtre. Les prostituées elles-mêmes ne sont pas qualifiées de saintes, ces dernières pouvant être cruelles dans leurs propos. Le long-métrage joue avec ses propres codes tout en démystifiant et nuançant certains de ceux-ci. Les cow-boys étaient violents, et même si certains voient en eux de l'héroïsme, la vérité n'est pas aussi simple. À signaler le personnage de Beauchamp, qui justement, écrit des livres sur les exploits romancés de ces hommes et contribue ainsi à entretenir leur légende.
Le casting est quant à lui irréprochable. Eastwood est d'une réelle justesse dans ce film, même son de cloche pour Gene Hackman, jouant brillamment un sadique qui sait se montrer sympathique entre ses coups de folie. Morgan Freeman n'est pas en reste non plus, néanmoins, et au vu de son Oscar acquis, je m'attendais à ce qu'il soit davantage présent à l'écran. Le gamin s'en tire également avec les honneurs. ![]()
Le seul bémol que je vois au film, c'est la fusillade finale dans le saloon qui manque légèrement de crédibilité. Attention ; la mise en place de cette scène est excellente, l'introduction de William Munny est jouissive, les dialogues impactants et l'ambiance remarquable. Nonobstant, l'échange de coups de feu se fait d'une manière assez étrange. En outre, dans cette position et contre tous ces hommes, il aurait clairement dû se faire toucher/tuer. Le montage est certainement le principal responsable de cette impression, pourtant parfait dans l'ensemble de l'œuvre, celui-ci aurait dû être plus rapide et choisir certains cadrages aidant à la cohérence du moment.
Impitoyable est une œuvre puissante et riche dans ses thématiques, parlant avec froideur et mélancolie des années où les cow-boys régnaient dans l'Ouest américain. Grâce à sa réalisation, son montage, sa musique, son ambiance et ses acteurs, Eastwood parvient avec un œil nostalgique, tout en redéfinissant le genre, à tirer sa révérence à un registre qui l'aura suivi pendant près de 30 années avec maestria. C'est d'ailleurs assez drôle de se rendre compte de l'empreinte que ce film a laissé. Dernièrement, Logan de James Mangold, est totalement ancré dans cet héritage ! ![]()
À la fin de cette "quadrilogie", je dois dire que j'ai aimé les 4 œuvres. S'il m'est difficile de départager Josey Wales et L'Homme des Hautes Plaines, je considère Impitoyable comme le meilleur et Pale Rider le plus "faible".
Ce qui est impressionnant, c'est l'éclectisme de tous ces films, jamais je n'ai eu l'impression de revoir deux fois la même chose.
C'est avec un sentiment de joie mêlé à de l'amertume que je termine cette petite rétrospective. Suivre l'évolution de son personnage au fil des décennies tout en sachant qu'il n'y aura très probablement plus jamais de western réalisé par Clint est attristant. ![]()
En tout cas, c'était une belle expérience !
