Les stéréotypes font partis intégrants même d'une représentation imagée et caricaturée d'une culture étrangère à la nôtre. Au vu de ce que montre le film, ca me semble complètement voulu par la réalisation...et ca a quelque chose de fort en soi.
car le stéréotype n'est pas qu'un élément péjoratif, c'est ce qui construit les rêves, les projections idéalistes de nos pensées et nos espoirs.
Exemple, je vais en Chine, je rêve de voir la muraille extraordinairement belle et grande et entourée des plaines verdoyantes chinoises...
Exemple, un étranger viens visiter Paris, imaginant l'absence d'immeuble à l'américaine, imagine la pittoresque et sublime architecture à la française...
le stéréotype peut donc être synonyme d'idéalisme positif comme de désillusion instantané dès lors que l'on découvre une réalité complètement erronée.
Or la majorité des spectateurs sinon des Occidentaux se représentent le Japon tel que le film le montre : jeux d'arcade, religion différente, une culture loufoque à première vue, et finalement exotique. Le spectateur peut aussi avoir conscience de l'idéalisme extravaguant de son imagination et il peut avoir conscience que le stéréotype dont sa pensée est imprégnée peut être exagéré. Cependant, la force d'un stéréotype est aussi cet idéal de l'Autre, de l'étranger qui est différent de moi, pas seulement une vision erronée dont négative.
Finalement représenté dans ce film le Japon par les grands stéréotypes occidentaux ne peut que faire recentrer l'histoire sur les deux américains par un contraste foudroyants des cultures, surement exagéré mais admis dans les pensées. Ce contraste fait ressortir ces deux personnages par rapport à ce qui les entoure : la différence qui s'harmonise avec ce qu'il ressente dans leur vie : l'indifférence.
Montrer un autre visage du Japon, n'aurait pu aboutir qu'à dériver l'histoire principale sur un autre sujet, passionnant sans doute mais qui n'était pas l'objectif du film ni son intérêt 