Commençons par ce qui s’impose en parlant de ce film : « … ». Car il en est tant à dire que je commence au milieu de ce que l’on peut dire et finirai certainement sans avoir tout dit.
Bien, « … » disais-je donc !
Charme, perdition, indécision, érotisme, amour, autant de thèmes que le film traite avec un certain brio. Autant de possibilités exploitées avec sobriété dans une ode à la nuit et à l’Homme.
Un film dont on sort grandi, mais groggy de cette élévation. On se réveille avec le générique de fin. On suit le parcours des deux personnages dans leur découverte mutuelle et dans leurs pérégrinations intimes et vespérales (j’aime bien ce mot et je n’ai pas assez souvent l’occasion de le placer dans la conversation ^^) qui nous révèlent à nous-mêmes.
La sobriété du scénario, doublée de celle des mises en scène et cadrages offre au spectateur un moment en compagnie directe des personnages !
n’ayons pas peur des mots : l’ambiance de ce film (je parle de l’ambiance générale, de l’impression laissée, pas du contenu du film) est érotique. Car ce film joue sur les fantasmes. Et pas uniquement sur ceux des personnages mais aussi et presque surtout sur ceux des spectateurs. C’est magistral !
Une mise en garde sur mon paragraphe précédent. Ou plutôt, des précisions :
- Faites la différence entre pornographie et érotisme, ça n’a strictement rien à voir !
- Si vous comprenez que même l’abstrait peut être érotique, vous comprendrez mes phrases sans aucun souci.