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Liste des sujets

Johnny got his gun.

blazcowicz
blazcowicz
Niveau 10
14 mars 2010 à 22:43:00

Ah ouais, "longue" critique pas tellement :hap:

J'ai la flemme en ce moment c'est horrible.

-blondin-
-blondin-
Niveau 10
05 juillet 2010 à 18:01:10

:snif2:

Dalton Trumbo réussit à choquer sans montrer une seule image, mais plutôt par le dialogue entre Johnny (excellent Timoty Bottoms) et lui même (la scène ou il découvre qu'il est amputé est fantastique). Comment ne pas ressentir de l'empathie pour cet homme enfermé dans ce qu'il reste de son corps et que les medecins refusent de laisser mourir.
Les flashbacks et les rêves sont en couleur alors que la réalité reste en noir et blanc, ca nous met un peu à sa place. C'est superbe.
Les rêves qui sont d'ailleurs mes séquences préférées, celle du cirque avec les parents et Kareen et celle avec Sutherland (quel rôle !) resteront mes favorites.

Johnny s'en va-t-en Guerre est un film d'une noirceure incroyable, très péssimiste, terriblement poignant et un chef d'oeuvre.

Oz_75
Oz_75
Niveau 7
05 juillet 2010 à 18:36:12

javais commencé a le regarder mais ca mavait soulé

-blondin-
-blondin-
Niveau 10
05 juillet 2010 à 18:45:49

C'est dommage...

blazcowicz
blazcowicz
Niveau 10
05 juillet 2010 à 19:19:16

blondin :snif2:

Je savais que je pouvais te faire confiance :bave:

JackNicholson
JackNicholson
Niveau 10
05 juillet 2010 à 19:24:47

Bon, cette semaine ou la prochaine. :hap:

Desolation
Desolation
Niveau 10
05 juillet 2010 à 21:33:53

Tu es hermétique aux bons films toi, non ? :hap:

blazcowicz
blazcowicz
Niveau 10
05 juillet 2010 à 21:41:49

J'espère surtout que tu vas pas te ramener avec un sale 7 :hap:

SamuelVimaire
SamuelVimaire
Niveau 10
22 décembre 2011 à 01:15:32

:spoiler:

:spoiler:

Je viens de voir le voir le film et ma 1ére réaction après la scéne de fin à été de faire un gros câlin à mon chat...

Un film d'une incroyable puissance, une violente critique de la stupidité de la guerre

Quelle intensité lorsque Joe découvre son amputation et lors de la scéne finale. on se sent vraiment en osmose avec Joe qui est prisonnier de son propre corps et qui s'évade au travers de ses rêves et de ses souvenirs.

Les souvenirs et les rêves (très bien réalisés) ne font que nous sentir encore plus triste pour Joe et la vie qu'il à manqué, tout ça pour soit disant "apporter la démocratie dans..."
la liberté et la justice valent telle tellement plus que la vie de millions de jeunes gens?

Et que dire de la scéne finale d'une cruauté sans nom, le pauvre gosse condamné à vivre des années dans cet état. Comment des médecins peuvent ils faire une telle chose.

Un film qui m'a profondément m'a profondément marqué et qui me conforte dans mon idée de refuser d'aller à la Guerre, quitte à mourir comme déserteur plutôt qu'en tentant d'infliger ce genre de sévices à d'autres humains.

(mais je serais sans doute exempté pour problèmes de coordination)

Bref j'ai vraiment adoré ce film malgré sa dureté et je pense qu'il devrait être diffusé lors de la JAPD pour montrer à des jeunes parfois subjugués par des jeux/films glorifiant l'armée ce qu'est la guerre.

Atomka
Atomka
Niveau 10
22 décembre 2011 à 19:13:37

(mais je serais sans doute exempté pour problèmes de coordination)

:rire: Tu m'as fais rêver là :P Puis Mona elle a du être content tiens P

Content de te l'avoir fait découvrir, ce film est un bijoux. Un bijoux qui frappe fort là où ça fait mal il faut le dire.
La plainte de Joe de la scène finale est d'une intensité d'un rareté... Ses mots résonnent encore dans ma tête.

bouboul
bouboul
Niveau 10
22 décembre 2011 à 19:17:55

Depuis que j'ai vu ce film, j'ai pris conscience que ma plus grande phobie était de me retrouver prisonnier de mon enveloppe charnelle. Pas uniquement de la même manière que Johnny, mais la vieilles en est un bon exemple.

-Assurance-
-Assurance-
Niveau 10
07 mars 2012 à 20:10:48

Petite critique par mes soins:

http://thelastpictureshow.over-blog.com/article-johnny-s-en-va-t-en-guerre-100675212.html

Critique spéciale aujourd'hui puisque ce n'est pas d'un film sorti récemment que je vais vous parler mais d'un film un peu plus vieux puisque celui-ci date de 1971, il s'agit de Johnny s'en va-t-en guerre le seul et unique film réalisé par Dalton Trumbo davantage connu en tant que scénariste. L'histoire est centrée sur le destin de Joe Bonham, un jeune soldat gravement blessé par une explosion d'obus, défiguré, amputé des quatre membres, aveugle, sourd et muet, ne devinant l'environnement qui l'entoure uniquement grâce à la sensibilité de sa peau. D'emblée on sait que ce ne sera pas très joyeux. Si aujourd'hui j'ai envie de vous parler de ce film c'est qu'il représente pour moi le cinéma tel que je l'aime: celui qui me procure de très fortes émotions.

Johnny got his gun est d'abord une oeuvre littéraire publiée par Dalton Trumbo en 1939. La date de publication située juste au début de la Seconde guerre mondiale était hélas inopportune pour une oeuvre pacifiste, synonyme de défaitiste en temps de guerre. Après avoir été victime de la chasse aux sorcières menée par le sénateur McCarthy dans les années 50, il fut obligé de signer des scénarios sous un nom d'emprunt. Dès 1960 il a pu de nouveau utiliser son propre nom et s'est lancé dans la réalisation pour adapter son propre roman, cinq ans avant sa mort en 1976.
Le film est plutôt méconnu de nos jours après avoir été pourtant l'un des emblèmes des pacifistes américains durant les contestations contre la guerre du Viêt-nam. Les fans de Metallica ont cependant pu en découvrir des images utilisées dans le clip One du célèbre groupe de métal apparemment très admirateur du film de Trumbo. Pourtant ce dernier avait fait un tabac à Cannes en 1971, empochant le prix spécial du jury et une certaine reconnaissance publique et critique.

Johnny s'en va-t-en guerre est un film que je voudrais conseiller à tout le monde avec cependant beaucoup de prudence car il s'agit sûrement de l'oeuvre la plus pessismiste et la plus déchirante qu'il me fut donné de voir. Je conçois tout à fait que certaines personnes détestent ressentir des émotions tristes en regardant un film mais celui-ci me paraît tout de même essentiel pour la puissance de son propos mais également ses indéniables qualités cinématographiques bien que celles-ci puissent paraître totalement secondaires face à la densité du message proposé. C'est un film profondément humain avant tout qui dénonce l'absurdité de la guerre et qui est un véritable réquisitoire pour l'euthanasie, le droit de mourir en cas de graves blessures.

Ce qui est réellement génial dans ce film c'est que le sujet est abordé avec beaucoup de pudeur et sans aucune lourdeur. Trumbo ne filmera pas les multiples mutilations du corps de Johnny, on ne verra que le sommet de sa tête, son torse et rien d'autre. Il n'y a donc pas de scènes écoeurantes à proprement parler, l'écoeurement vient plutôt de la prise de conscience du spectateur du cauchemar que va vire Johnny qui a encore toute sa conscience et qui est prisonnier dans un corps meurtri sans aucun moyen d'expression puisqu'il est dépourvu de ses membres et privé de presque tous ses sens. Seule la sensibilité de sa peau lui permet de percevoir ce qui l'entoure. Les médecins étant persuadés que son cerveau est en grande partie détruit et que par conséquent il n'est pas conscient de ce qui se passe, Johnny sera utilisé comme cobaye qu'on utilisera afin de pouvoir soigner d'autres blessés de ce genre à l'avenir. Ce qui donne cette impression de cauchemar sans fin pour le jeune soldat.

Néanmoins le film ne contient pas que des plans sur Johnny mutilé. Le scenario est construit comme si celui-ci était dicté par les pensées du personnage. Ayant conservé ses capacités cérébrales, celui-ci se souvient, rêve, fantasme... Le film navigue dans la vie de Johnny entre son passé, ses rêves et sa dure réalité. La frontière entre ses souvenirs et ses fantasmes reste d'ailleurs assez mince, certaiens séquences nous perdent habilement de par leur caractère presque surréaliste dans un univers terre-à-terre.
La mise en scène de Trumbo est remplie d'idées. Les passages dans le présent où Johnny est mutilé sont en noir et blanc tandis que les séquences oniriques et passées sont en couleur, ce qui accentue le calvaire de Johnny, ce qui nous fait comprendre ce qu'il endure. Je pense que c'est le personnage de cinéma pour qui on peut ressentir le plus d'empathie. Il n'était pas exceptionnel ni parfait, c'était quelqu'un comme tout le monde à qui le destin a joué un tour cruel. Timothy Bottoms est génial dans ce rôle, tout en retenue, un acteur pas très connu du grand public qui mérite davantage de reconnaissance (il est également en tête d'affiche de La Dernière Séance de Bogdanovich, un merveilleux film).

Le film regorge de passages aussi magnifiques que tragiques. On sent la petite touche surréaliste amenée par Luis Bunuel qui a collaboré sur ce film. Les séquences de rêve, notamment celle où Johnny retrouve sa fiancée dans un vaste espace vert, sont surprenantes. Les scènes avec le "Christ" interprété par Donald Sutherland sont à proprement parler géniales et troublantes puisqu'on ne sait pas si c'était réel ou imaginé. Les discussions entre Johnny et le Christ nous montre la naiveté de ce premier, son innocence touchante. C'est également une critique de la religion et de son hypocrisie. La scène m'ayant le plus marqué reste celle de la canne à pêche où Johnny perd celle de son père alors que celle-ci comptait beaucoup pour lui. Jason Robards (mythique Cheyenne dans Il était une fois dans l'Ouest) apporte sa figure attendrissante dans le rôle du père. On n'eût pas rêvé de meilleur casting pour ce film.

L'ennemi n'est pas visible dans ce film, on ne verra que le corps d'un allemand pris au piège dans des barbelés. Pour Trumbo le camp ennemi n'est pas plus responsable de la mutilation de johnny que la guerre elle-même. Il montre surtout que celle-ci blesse, tue mais surtout déshumanise. C'est un constat amer sur l'être humain et une violente charge anti-militariste, un peu à la manière des Sentiers de la gloire ou d'un Full Metal Jacket de Stanley Kubrick bien que ces derniers soient moins durs psychologiquement. L'empathie que l'on ressent pour Johnny est telle que son sort laissera rement indifférent. On voit celui-ci se perdre dans son esprit et souffrir, victime d'une véritable torture mentale. On souhaite sa mort, son soulagement.

Oui Johnny got his gun n'est vraiment pas joyeux, c'est pessimiste, triste et déchirant. Sur un plan personnel j'avoue avoir lâché toutes les larmes de mon corps vers la fin tant j'étais ému. Trumbo ne surlignera jamais chaque scène, aucun violon ne sera utilisé. Les scènes nous sont présentées telles quelles, sans musique tire-larmes, juste avec la voix-off, celle de Johnny, se demandant ce qu'il se passe, exprimant sa souffrance mais aussi ses rares joies. Celle de sentir son infirmière veiller sur lui et tentant de communiquer avec, lui montrant ainsi qu'il n'est pas seul et qu'il est comprus, celle de se souvenir et même celle d'imaginer son avenir prochain.
C'est une oeuvre profondément bouleversante, avec des idées de cinéma et aucune lourdeur scénaristique. L'ensemble est maîtrisé, habilement mené et l'émotion est là. C'est un film que je voudrais faire découvrir tant celui-ci compte désormais énormément pour moi, rarement je n'ai été aussi saisi par un film. Johnny s'en va-t-en guerre est un véritable chef d'oeuvre, intemporel, inoubliable, magnifique.

oxim
oxim
Niveau 10
15 novembre 2013 à 22:39:26

Du lourd ce film.

FarCry6
FarCry6
Niveau 8
04 novembre 2014 à 22:26:48

:salut: et :up:

Je vais le voir vendredi soir dans un petit cinéma de ma ville, puis le réalisateur Dalton Trumbo sera présent, il y aura un débat, il nous parlera de son film etc.. Tout ce que je j'aime !
Je posterai ma critique ainsi que comment se sera déroulée la séance avec le réalisateur.
Bonne soirée !

FarCry6
FarCry6
Niveau 8
05 novembre 2014 à 06:29:40

Oh le c*n, j'étais persuadé avoir vu Dalton Trumbo :honte:
En fait c'est Yves Montmayer qui vient nous parler de ce film, sans doute le chef op du film je pense, car il a bien un lien avec Johnny d'en va en guerre.
Je vous montre quand même le lien (car on peut avoir des doutes sur ce que je dis maintenant :hap: ) : http://www.allocine.fr/seance/salle_gen_csalle=B0084.html

FarCry6
FarCry6
Niveau 8
05 novembre 2014 à 06:30:12

S'en va*

ATP44
ATP44
Niveau 9
05 novembre 2014 à 09:48:22

Perso en regardant le film j'ai eu l'impression d'être comme Johnny prisonnier de son corps. C'est vraiment le genre de films où on en fait des tonnes pour te montrer comment la guerre c'est triste et toussa. Dans le genre séquelles de la guerre The Deer Hunter est incomparablement meilleur.

frapouch
frapouch
Niveau 5
05 novembre 2014 à 10:23:39

La dernière séquence fait froid dans le dos. Je vous conseille à ce sujet d'écouter une version spéciale de "One" de Matallica, qui diffuse des extraits vocaux du film en surimpression sonore.

blazcowicz
blazcowicz
Niveau 10
05 novembre 2014 à 14:25:19

C'est juste le clip il me semble, très réussi.

EugeneVarlin
EugeneVarlin
Niveau 10
05 novembre 2014 à 18:10:27

"puis le réalisateur Dalton Trumbo sera présent, il y aura un débat, il nous parlera de son film" :rire:

Yves Montmayeur apparemment il a réalisé un documentaire sur Johnnie To qui s'intitule "Johnnie Got His Gun", mais hormis le titre je ne sais pas s'il y a un réel rapport entre les deux films. Après le type est sûrement un grand fan du film de Trumbo mais il fait pas du tout partie de l'équipe... en plus il avait 8 ans en 1971. :hap:

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