Drive y a des choses relativement rares dans l'intrigue. Par exemple le fait que le mec de Carey Mulligan soit un type plutôt sympa là ou dans 99 % de ce genre de cas on nous le présente comme un gros con (puisqu'il est un " obstacle " aux yeux de Ryan Gosling). Ou l'absence de sexe entre Gosling et Mulligan, ou encore le côté déceptif du règlement de comptes en ombre chinoise. L'histoire de Drive est moins originale que celle du bouquin de Sallis (la Carey Mulligan du livre disparaît, y a une intrigue assez bizarre entre le Gosling du livre et un rival cascadeur) mais reste bien au-dessus du tout venant en terme narratif.
J'ai pas lu le livre, je serais curieux d'y remédier. En tout cas la chanson "a real hero" est pas là par hasard. C'est un gars totalement désintéressé, scandalisé par les mafieux qui détruisent une cellule familiale, un symbole fort pour lui, puisqu'on peut supposer qu'il est orphelin. On pourrait croire qu'il veut se taper Mulligan (il aurait raison
) mais le film narre l'histoire d'un criminel qui se transforme en héro incontestable. Donc de ce point de vue là il n'est pas si différent de Denzel chez Scott.
et les effets de style de Tony Scott c'est quand même un peu le jour et la nuit, sans parler du fait que Snake Eyes se prend énormément moins au sérieux
Ah mais rassure toi, je ne dressais aucun parallèle entre les deux mise en scène, je citais juste ces films pour dire qu'on peut pas tellement attaquer une intrigue sur ce qu'elle raconte quand l'objectif du film n'est pas de s'axer là dessus.
Rourke... son personnage il a son utilité dans l'histoire, c'est pas parcequ'il est Monsieur Dragonyear et qu'il a une dégaine de type à qui on peut pas faire confiance même s'il en jette qu'on doit lui consacrer un pan entier du film. Au contraire en fait, l'ambiguité du gars a son utilité discrète.
un divertissement décérébré du dimanche soir autant quand sous prétexte que t'as dix neuf surimpressions en trois secondes on t'en parle comme du dernier Fellini j'ai envie de dire que vous fuitez un peu de la cafetière quoi.
Personne dit qu'on doit le passer à une partouze spirituelle, mais Scott est un sacré bon artisan, c'est pas la première fois qu'il le prouve. Après on adhère ou pas à l'intensité du film, on trouve ça très beau ou pas, c'est une autre histoire ![[[sticker:p/1kki]]](https://image.jeuxvideo.com/stickers/p/st/1kki)