Attention, je n'ai pas comparé les films eux-mêmes. Mais les réactions sensiblement identiques.
Et regarde les analyses qui sont faites de ses films, tu verras que la forme n'est pas si évoquée (enfin, bien sûr que si, mais à part égale avec le fond). Je pense même que les analyses traitent davantage du fond que de la forme, pour ce que j'ai lu en tout cas. Je pense que tu t'es persuadé que les films de Malick c'était juste beau mais vide, alors que c'est pour moi l'exemple idéal de forme qui sert le fond.
La mise en scène et la photo ne sont pas là pour faire joli, ils servent le propos du cinéaste et exacerbent les sentiments humains. Chez Malick, le discours passe par les moyens techniques. Il a peu recours au dialogue (sauf en voix off), c'est bien souvent suggéré. Une photographie comme celle des Moissons n'est pas là juste pour avoir un joli couché de soleil. Les longs travellings du Nouveau Monde sur des espaces sauvages ne sont pas là non plus pour faire joli. Ils traduisent un état d'esprit. En fait Malick en dit beaucoup avec peu de mots. Et c'est ça qui me plait dans ses films.