bon je viens de le revoir et attention verdict + risque de spoiler (je dis ça maintenant pour pas être obligé de mettre des balises et réfléchir à ce que je vais dire)
donc déjà, je sais pourquoi j'avais pas aimé étant petit, c'était surréaliste, on commence avec un oiseau qui parle et qui nous dit que son histoire est véridique, ça m'avait marqué à l'époque… et puis les dessins accusent vraiment l'âge du dessin animé. Et le design des personnages est plus que douteux de nos jours.
Mais une chose m'a permit de me mettre dans le bain tout de suite, c'est justement cet humour surréaliste, même si certains gags ont déjà été vu mille fois (avec la trappe et tout), le nom du roi, l'ascenseur qui monte indéfiniment en citant les étages les plus farfelus en gardant une voix monocorde… et il ne faut pas oublier que c'est prévers qui fait les dialogues (que j'aime beaucoup), j'ai trouvé l'oiseau agaçant au début, un peu inutile, mais c'est pour mieux lancer le film, le film : vaste métaphore du nazisme doté d'une poésie immense. En effet, les policiers ressemblent plus à des kapos dans l'usine de fabrication de statue, ou a des SS gardant la ville. Le roi dit même "le travail rend libre", phrase écrite sur la porte d'Auschwitz : Arbeit macht frei. L'oiseau lui n'est pas annonciateur de malheur, ses ailes sont synonymes de liberté, pour preuve son fils qui se fait capturer tout le temps perd alors la capacité de voler (sauf à la fin mais j'y reviendrai). Mais il est aussi manipulateur, il manipule les lions en leur racontant une histoire larmoyante pour qu'ils se rangent de leur côté sans oublier le côté démagogique… puis il dit aux habitants "les oiseaux arrivent" alors qu'il est le seul oiseau, les oiseaux sont le symbole de la libération, mais il ne dira pas que se ne sont pas des oiseaux, mais des bêtes féroces très dangereuse, pour que la population garde l'espoir.
Pour l'histoire d'amour c'est ça qui m'a fait aimer le film, elle est belle simple, (tiré d'un conte d'andersen), c'est la partie romantique, romanesque du film où les sombres desseins politiques sont abandonnés au profit d'une très belle histoire, une histoire développant des thèmes universels, dans une poésie, avec des musiques justes sublimes.
Ensuite vient la confrontation de l'amour avec le roi, le roi est près à détruire le peuple pour trouver son amour non réciproque. Il est violent, et l'instrument de sa domination son armement sera aussi sa perte, car aussi puissante qu'est son arme, elle ne sert que celui qui la dirige. Ainsi le symbole de son empire et de sa puissance armée va se retourner contre lui et détruire son rêve d'être le roi, d'épouser la bergère. Le robot va détruire le palais, symbole de son oppression. à se moment le fils toujours pris au piège (il n'apprendra jamais celui là) arrive à voler à travers la cage, même enfermé, l'oppression du tyran ayant disparu on est quand même un peu plus libre qu'avant. Le robot fini par libérer l'oiseau et détruire la cage dernier symbole de l'oppression dans un plan d'une infinie beauté. Ici s'achève le film.
Comme dans les contes qui se finissent bien , le roi est puni, les amoureux finissent ensemble.