Go voir Blow Out
J'aimerais bien voir Blow Up avant. ![]()
Mais j'ai Phantom of the Paradise, L'Impasse et Pulsions sur mon disque dur depuis uuuuuuuultra-longtemps. ![]()
Par contre Schaffer tu parles d'"époque où l'on savait faire des films sur l'adolescence", mais actuellement il y a quand même beaucoup de bons films sur le sujet qui sortent chaque année. Rien qu'en 2015 il y a eu The Smell of Us, Trois Souvenirs de ma jeunesse ou It Follows. Et l'année dernière Bande de filles, White Bird in a Blizzard, et en 2013 La Vie d'Adèle, etc...
J'ai envie de revoir The Fury à cause de ce topic ![]()
Surtout que ce n'était pas gagné pour que j'aime, parce que ce n'est pas forcément un genre qui me parle le surnaturel un peu sanglant comme ça. Mais bon j'adore le cinéma de l'adolescence donc bon...
Ah oui tu as peut-être raison concernant ce qu'à dit Schaffer, je l'ai probablement mal interprété.
Au revisionnage, le film m'a laissé une impression particulière que j'ai essayé de retranscrire dans ma critique, j'espère que c'est pas trop bizarre ![]()
Parmi les nombreuses adaptations de Stephen King au cinéma, Carrie figure parmi les plus réussies. Ce film a très certainement validé l'auteur comme étant une valeur sûre, mais il a également permis à Brian de Palma de se remettre de l'échec commercial de Phantom of the Paradise et de s'affirmer comme un des réalisateurs les plus talentueux de sa génération.
L'histoire met en scène des personnages assez clichés, il faut bien le reconnaître. Difficile de s'attacher à l'archétype du bouc émissaire, de la garce insupportable et de la fille qui cherche à se faire pardonner. Pourtant, Brian de Palma arrive à les faire exister en prenant du recul dans sa manière de les montrer. Et ce recul, c'est le même que l'on a lorsqu'on retrouve des choses que l'on a écrites plus jeune qui nous paraissent aujourd'hui naïves et/ou immatures. Par conséquent, Tommy qui charme Carrie avec son sourire niais, les cruches de la classe qui sont obsédées par le bal de promo, Sue qui n'arrive pas à expliquer pourquoi elle veut aider sa camarade, tout ça j'y crois, parce que cela témoigne à la fois d'une futilité et d'une innocence vraies.
Ainsi, j'ai vraiment vu le film aux côtés de Carrie. L'empathie s'est révélée forte pour la raison que je viens d'expliquer mais aussi grâce à l'interprétation de Sissy Spacek. Cette dernière possède le physique et le charme nécessaires pour incarner l'héroïne, et fait en plus preuve d'un jeu parfait, que ce soit dans la douceur ou la folie. Par conséquent, l'arrivée au bal était un moment magique, en particulier le plan-séquence où elle danse avec son cavalier. Je vois les lumières de plusieurs couleurs différentes comme la métaphore de toutes les sensations qui envahissent la jeune femme, qui virevolte dans les bras de Tommy tandis que la caméra effectue un travelling circulaire en sens inverse. C'était réellement beau.
Et c'est d'autant plus déchirant de voir le plan de Chris se dérouler comme prévu. De Palma fait une fois de plus référence à Hitchcock en proposant une mise en scène grandiloquente, composée entre autres d'un magnifique travelling suivant la corde rattachée au seau et d'une ombre portée de Chris absolument glaçante. On remarquera que le bourreau prend un plaisir quasi orgasmique à humilier Carrie, ce qui s'inscrit dans le thème de la sexualité qui, accompagné du thème de la religion, se déploie tout le long du film. Ils reviennent explicitement ou implicitement dans énormément de séquence. Ils serait inutile de les énumérer, mais on retiendra celle qui se déroule dans la maison des White lors d'un dîner éclairé à la bougie. Elle fait preuve à la fois de dureté et de mysticisme, ce qui rend les paroles échangées terriblement marquantes.
Beaucoup de personnes pensent que Carrie a vieilli. Selon moi, les éléments pouvant paraître ridicules aujourd'hui se mélangent aux éléments volontairement kitsch à la sortie du film, ce qui fait que l'ensemble reste homogène. De plus, le recul que prend Brian de Palma permet un autre niveau de lecture, pas du second degré mais quelque chose au delà du sérieux et de la réalité telle que nous la connaissons. De ce fait, Carrie est en quelque sorte immuable, imperméable au changement de regard des spectateurs futurs. Et un film qui ne prend pas de rides, c'est ce que l'on appelle un classique, n'est-ce pas ?
http://www.senscritique.com/film/Carrie_au_bal_du_diable/critique/43331285
Je suis en train de le regarder, assez choqué de la violence de la première scène wtf, je m'y attendais pas.
Pareil avec la première scène entre la mère et la fille c'est à la limite de l'insoutenable.
Je vais continuer parce que je trouve la mise en scène très bonne, mais dayum je suis mal à l'aise.
C'est ce qui arrive quand on regarde un film interdit au moins de 12 ans, tu veux un câlin?
Le 23 mars 2017 à 11:32:14 N-W-R a écrit :
C'est ce qui arrive quand on regarde un film interdit au moins de 12 ans, tu veux un câlin?
Non mais genre j'ai vu Logan y a quelques jours, tout le monde disait "ouah bcp trop violent je suis choqué" alors que pour moi la "violence" de Logan c'est pas du tout de la violence, c'est juste de l'hémoglobine, c'est très lisse en fin de compte.
Alors que dans Carrie, la violence de la première scène c'est réellement une violence morale super morbide, j'étais pas prêt pour ça mdr
Le 23 mars 2017 à 11:33:50 AllSunny a écrit :
Dans cette scène, j'aime beaucoup le fait que Carrie est aussi présentée comme une fille un tantinet agaçante. La première fois, j'étais aussi un peu du côté des pestes.Par ailleurs le réal disait de ce plan du début (
) que c'était un plan tourné "façon caméra-vérité".
Jamais entendu ce terme mais je ferai des recherches. Et pour le coup non moi j'étais pas du tout du côté des pestes, j'ai vraiment trop d'empathie pour les opprimés x)
Je l'avais laissé en stand-by et je l'ai repris et terminé aujourd'hui et je l'ai tout bonnement adoré.
Vous auriez d'autres De Palma à me conseiller ?
Merci
Rétrospective adaptations officielles des œuvres Stephen King, 1/50
Je n'avais jamais vu Carrie, pour tout dire il me manque énormément de films adaptés des bouquins de Stephen King. Je crois avoir vu It, The Shining, Les Évadés, La Ligne Verte et Doctor Sleep, ce qui fait pas beaucoup même si d'aucuns me diront que ça peut suffire. ![]()
En tous cas, une bien bonne découverte que ce Cassie. (:hap:)
Servi par une mise en scène et une atmosphère réussi, le film est parvenu à faire switcher efficacement mes émotions, passant du rire (parfois p'tet involontaire), au malaise ou au suspens. La mère est terrifiante, plus encore que Carrie finalement.
Comme j'ignore également tout de l'oeuvre écrite de King, je vais me contenter de parler de ce que j'ai compris ou interprété du film, et on ne peut pas dire que le film lésine sur le symbolisme et les parallèles, driftant avec aisance sur les terres de la religion, de l'adolescence, de la sexualité, de l'émancipation, et je vais m'arrêter là pour l'essentiel.
Le seul "gros" point noir que je reprocherais au film, c'est de ne pas avoir accordé davantage de temps à Susan, et peut-être plus généralement aux conséquences de la vengeance de Carrie , mais l'histoire est globalement bien ficelée pour devenir ce concentré de tension, d'attendrissement, d'attente et de jubilation. Pas super bien certain d'avoir compris la toute fin cela dit, pourquoi la maison sombre-t-elle selon vous ?
Visuellement on a droit à quelques plans de toute bÔté, la musique n'est pas en reste, quelques moments qui peuvent avoir vieilli mais rien de bien méchant. Le film ne demeure cependant pas dénué d'autres tares ni de clichés, mais je vais me contenter du début : si le film démarre fort avec la scène de bullying de Carrie , De Palma nous sort malgré tout juste avant une scène, avec des lycéennes se baladant toutes à poil, tout droit sortie d'un film érotique, ainsi que deux trois plans un poil trop près du bas des corps pendant la scène de sport.
Si je comprends le besoin de confronter ces filles très ouvertes quant à leur corps, leur sexualité et pourquoi s'en servir, au caractère renfermé, craintif et prude de Carrie, je pense que ça n'était pas indispensable qu'on nous montre toutes ces "ados" nues en mode frontal pour dresser un parallèle édifiant entre ces dernières et Carrie.
Reste qu'au delà de cet élément-là, ben les parallèles et le forshadowing sont bien foutus, mais pareil je vais me concentrer sur quelques uns d'entre eux seulement.
Pour un parallèle, le plus évident est celui du sang qui "salit" Carrie, le sien d'abord au tout début du film ce qui déclenchera la suite des évènements, avec le sang de cochons qui provoquera le bain de sang final, mais plus "subtilement" la façon dont une jeune adolescente qui franchit un palier de sa vie apprend à ne plus se faire marcher dessus par qui que ce soit, bien que cela soit provoqué/aidé par quelque mystérieux pouvoirs .
Avec une construction narrative bien huilée pour mener le spectateur à son climax, le film n'en oublie pas de lâcher çà et là des éléments pour annoncer certains (tous ? je n'ai pas tant fait gaffe que ça) évènements ultérieurs, notamment la statuette de Jésus plantée de multiples clous fourguée dans la pièce dans laquelle est enfermée Carrie qui annonce le destin funeste de la mère, ou encore la croix formée par le X à coté du prénom Tommy sur un bon gros éclairage rouge qui pour moi m'a paru être un indice de son très futur sort .
Les bullies sont de sacrées pestes, dépeintes comme étant énormément manipulatrices, violentes, mais les mecs de ces dernières ne sont pas en reste, déconnectés, en mode "bros" clichés, rudes, cons, dirigés par une seule envie en plus de celle de faire les 400 coups de connard avec les potes.
Seuls trois personnages sont au fond sincèrement bons dans ce film : Susan, Tommy, et la prof d'éducation physique. Hélas, le sort ne les épargnera pas pour autant, à l'exception près que Susan au moins est à priori encore vivante, même si le fardeau de son propre mal finira manifestement par avoir raison de sa santé mentale et ce malgré sa tentative de rédemption.
Je n'oublie pas de mentionner pour finir la sexualité abordée par le film, pas spécifiquement montrée à tout va, en me contenter des deux plus importantes démonstrations selon moi, à savoi le tout début avec Carrie et la toute fin avec l'extase de la mère avant de mourir .
Bref, un très bon film qui ne démérite pas les éloges qui avaient été faites à son égard lors de sa sortie et depuis lors, dont les quelques zones d'ombres ne suffiront pas à me faire dire le contraire. 8/10
https://youtu.be/KaaLNjD8L8s
Une scène que je trouve fabuleuse c'est lorsqu'ils dansent tous les deux . Durant mon premier visionnage j'arrivais pas à comprendre si la camera était en mouvement ou non , enfaite c'est beaucoup plus complexe.
Sur ce plan il y a 3 mouvement de rotation , Carrie et son cavalier qui tourne , la camera qui tourne à l'opposé et aussi les étoiles au dessus de leur tête qui sont en rotation . J'imagine qu'on peut en extraire du symbolisme mais trêve de branlette intellectuelle ![]()
Ça peut paraître bête mais c'est vraiment une scène qui m'avais éblouis et dans ce film il y a PLEIN d'autres scènes assez expérimental et folles pour l'époque .
C'est là qu'on se rend compte que Brian de Palma est un chef d'orchestre incroyable et qui SAIT , ce qu'est un language cinématographique.
Donc si vous n'avez jamais vu ce film ou si vous l'avez vu il y a longtemps je vous invite fortement à le revoir
Vu pour la première fois cette année.
Bof bof.... Me suis endormi devant plusieurs fois, il m'a fallu pas loin de 5 visionnages différents pour aller au bout et dieu que ça a été laborieux.
Je pense pas avoir aborder le film de la bonne manière, je cherchais qqch d'horrifique, je voulais me faire peur, ce n'était pas la volonté de De Palma visiblement, qui nous a sorti plutôt un film sur le harcèlement scolaire
.
Ça a énormément vieilli, c'est laid et kitsch.... également c'est un peu compliqué de se faire des frissons en attendant qu'un sot tombe ou pas
Une jeune fille harcelée méchamment qui se découvrent des pouvoirs surnaturels pour se venger, le pitch est top .. Il y avait de quoi faire mieux que ça, c'est mon sentiment.
Quel est le point visuel qui a le plus vieilli selon vous ?
La coiffure de Tommy vient en tête, sauf que j'ai pas vu des personnages coiffés comme ça dans les films des années 70s, ça laisse penser qu'on est volontairement dans l'excès.
Carrie aura droit à une nouvelle adaptation, par Mike Flanagan et en série cette fois-ci : https://www.premiere.fr/Series/News-Series/Mike-Flanagan-le-createur-de-Hill-House-va-faire-un-remake-de-Carrie
Je ne sais pas s'il fera mieux que le De Palma, mais il pourra difficilement faire pire que le désastreux de 2013.
Flanagan va s'amuser avec la structure décomposée du roman, je suppose (faudra que je le lise pour constater)