Dans ce cas là autant citer tout de suite l'Aurore, le débat sera clos ![]()
De rien L_Abaratien. C'est un bon site c'est vrai, plein de ressources mais malheureusement très foutoir.
Je l'ai toujours pas vu , au niveau du montage c'est le plus révolutionnaire de Eseinstein ?
Je ne suis pas un beauf qui n'aime que les films de Michael Bay... Enfin du moins j'aime le croire. Et j'en suis sur.
Mais ce film, quand bien même il soit ancien (ça se dit ça
? ) je l'ai trouvé foutrement raté.
Je veux dire, en 1925 ou en 2012, filmer des scènes comme celles ci c'est pas dur. Je prétend pas en être capable, je ne suis pas cinéaste. Mais des tas de gens savent faire monter la pression.
Je ne comprend pas l'engouement pour ce film, on dirait que c'est un blasphème de le critiquer.
En écrivant cet avant dernier paragraphe je me trompais surement. Mais c'est le sentiment que j'ai, en l'ayant vu, en ayant éprouvé le plus profond ennui devant, et en voyant toutes ces critiques élogieuses.
C'est pas dans ce film ou on a un faux-raccord voulu avec le vieux semblable à la vermine ? Faux raccord de sa p'tite loupe ![]()
C'est dans quel film alors ? ![]()
Retourner visionner du Michael Bay ! Apparemment beaucoup d'entre vous ne décerne pas le montage de génie et le chef d’œuvre absolue qu'est Le Cuirassé Potemkine.
ulalaradine Posté le 16 août 2012 à 02:10:03
Mais ce film, quand bien même il soit ancien (ça se dit ça
? ) je l'ai trouvé foutrement raté.
Je veux dire, en 1925 ou en 2012, filmer des scènes comme celles ci c'est pas dur. Je prétend pas en être capable, je ne suis pas cinéaste. Mais des tas de gens savent faire monter la pression.
Sans commentaire...
T'en sais rien ? Toi t'en sais rien ? Ouais ok t'es inutile et t'y connais rien quoi
Et il se met à parler de Bay maintenant en bavant ![]()
"Je veux dire, en 1925 ou en 2012, filmer des scènes comme celles ci c'est pas dur."
Cette perle! ![]()
"En revanche, je pense qu'on est tous d'accord pour dire que Michael Bay aussi est un génie dans le montage"
c'est le topic des perles ?
Oh le con ![]()
La séquence dans la maison des rastas dans Bad boys II avec la caméra en rotation qui passe dans la porte est super ingénieux et signe d'un grand visionnaire. Seul Bay aurait pu, avec son talent, mettre en scène cette scène jubilatoire ![]()
http://www.youtube.com/watch?v=hUZ9qAOaN5Q#t=0m40
Chef d'oeuvre d'une vie pour le réalisateur, chef d'oeuvre comme on en voit un tout les 50ans pour le spectateur ![]()
Cette gestion de l'espace inédite ! Johnnie To dans les cordes !
Musique + scène du landeau... Epique
Revu au ciné, j'avais oublié la puissance du truc quand même !
Les scènes de mutinerie, les immenses mouvements de foule, et cette putain de scène de l'escalier qui dure, qui monte dans l'horreur... Sans oublier le final et cette tension croissante. Le montage est vraiment époustouflant quand on y pense, la destruction du théâtre ça a son petit effet. Je l'avais un peu oublié à part quelques scènes, et ça fait du bien de le revoir, ça m'a vraiment scotché à mon siège par moments. Et du coup ça me donne envie de voir les Eisenstein que j'ai pas vus (Octobre, La Ligne Générale, ...).
L'anticlimax de la fin me laisse un peu perplexe quand même... ![]()
Il était quand même temps que je poursuive la filmographie d’Eisenstein. Et pour cela, rien de tel que son film le plus connu et réputé, qui arpente les tops en tous genres depuis tant de décennies. Si la propagande de La Grève m’avait gêné à cause de son manque de finesse, ce n’est pas le cas du Cuirassé Potemkine qui n’est pourtant pas un monstre de subtilité non plus. Comme quoi avec du recul, je digère bien mieux cet aspect en le resituant plus facilement dans son contexte. Après, paradoxalement, je dirais que le message du film n’est pas forcément néfaste, ce sont juste certains procédés qui le sont. J’y reviendrai plus tard. Parce qu’après tout j’ai envie de commencer par le positif et il y en a car pour aimer un film de propagande soviétique qui a 90 ans alors que je ne suis pas coco, il me fallait une sacrée matière !
Sur un plan visuel déjà, c’est juste la folie. J’ai rarement vu un découpage aussi dynamique dans un film muet voire même dans quelques films postérieurs à cette période. Le chapitre du soulèvement sur le navire est, pour ma part, le parfait étendard du génie du montage de ce film. L’alternance assez rapide des plans confère au film une cadence folle qui rend l’action vraiment intense tout en demeurant d’une fluidité remarquable. Et cette maîtrise visuelle offre de grands moments de cinéma. Toute la séquence de la bâche vers le début par exemple est d’une tension insoutenable et c’est la force de l’image qui nous procure cette sensation. Mais pas que, car pour ma part il y a une véritable implication émotionnelle envers ces simples matelots bien que l’on ne sache pas vraiment qui ils sont. Ils sont maltraités, oppressés, méprisés et on leur souhaite tout simplement de meilleures conditions de vie, de se sortir de ce système.
Et finalement ce film n’est ni plus ni moins qu’un appel à se révolter face à l’oppression, ce qui n’est pas un mauvais message en soi. Au contraire même. Bon après « l’ennemi » est exagéré, à l’image de ce prêtre orthodoxe qui arbore une figure malsaine ultra caricaturale. Et on pourrait également disserter des heures durant sur l’oppression du régime soviétique, surtout à cette époque, ce qui rend finalement les intentions du film assez contradictoires. Mais personnellement j’avoue que ça ne m’a pas gêné tant celui-ci m’a fasciné par son habileté et parce que je rejoins les idées principales de l’œuvre dans ses grandes lignes. D’ailleurs j’étais vraiment à fond dedans la première demi-heure tant c’était grandiose en termes de cinéma.
Mais j’ai un peu décroché après le passage de la révolte du bateau. La partie transitoire entre cette longue introduction et la fameuse séquence de l’escalier accuse une baisse de rythme non négligeable. Disons que tout ce passage aurait pu durer moitié moins tant l’idée véhiculée et l’impact de celle-ci sont finalement assez simples. Mais cette succession de dialogues s’étire quand même pendant un bon moment, ce qui atténue sa force en fin de compte. Après, heureusement, est venue la fameuse scène de l’escalier pour redonner plus de nerfs au long-métrage. Alors cette séquence cumule beaucoup de points forts mais quelques aspects gênants car si visuellement c’est fort, ça reste quand même bien racoleur. L’exécution froide de la mère et de son enfant c’est quand même un procédé bien nauséabond tant c’est amené maladroitement à la manière d’un cheveu sur la soupe. Après il y a quand même une belle tripotée de plans et scènes mythiques pour compenser le côté trop facile (mais habile) de la propagande. Le fameux travelling en plongée sur le landau est remarquable de fluidité notamment et au vu du matériel technique de l’époque, c’est une sacrée prouesse.
Je dirais que l’on a affaire à un film très intelligent finalement bien qu’il soit au service d’un régime qui n’était pas forcément le plus tendre au monde (euphémisme). Et cette intelligence crée la fascination et le film développe une ambiguïté vraiment étonnante en fin de compte. Car le message principal est une ode à la liberté et si les faits ont été quelque peu romancés, il y a quand même une part non négligeable de vérité dans le film. Après clairement la conclusion est simpliste au vu de la réalité beaucoup plus amère (les révoltés ayant globalement mal fini) mais dans l’ensemble il y a quand même un respect des événements qui fait que le film offre finalement une vision assez précise des causes qui ont mené une partie du peuple à se révolter. Le visionnage du Cuirassé Potemkine est indispensable à la fois en tant que témoignage historique mais aussi et surtout en tant que film remarquable sur le plan artistique. En tout cas, je l’ai trouvé vraiment saisissant malgré ces quelques défauts pas seulement idéologiques.
Premier film d'Eisenstein que je vois.
J'ai beaucoup ce film, le film est très simple dans ce qu'il raconte mais est loin d'être inintéressant, grâce à tout le symbolisme dût au fait que ce soit à 100% un film de propagande. Propagande, qui par moment, est tellement poussive qu'elle en devient drôle d'ailleurs.
Cependant, ce que je retiendrait le plus est la mise en scène qui est juste sublime, et le montage, qui a un côté assez "innovant" pour l'époque.
vu à l'instant c'est mon premier eisenstein
je l'ai trouvé très bon notamment grâce au fameux travelling et les effets de montage qui donnent envie de brandir un p'tit drapeau rouge ( notamment la partie 3 quand odessa se révolte avec les nombreux cuts et plans sur les poings, la foule... )
l'intensité de la scène de l'escalier m'a eu et l'horreur du massacre est bien représenté
bref demain je continue les eisenstein avec octobre
Big up là encore, là ou tout à commencer la révolte/ résistance avant la chute du Tsar Nicolas II. ![]()