Je me suis tellement fait chier devant ce film que je l´ai stoppé au bout de 30 minutes chose que je ne fais jamais, je devais être dans un mauvais jour ...
moi au contraire, après le début qui m´a un peu rebuté, je me suis de moins en moins ennuyé. Après la première demi-heure je me demandais a quoi j´allais avoir droit question scène trashouille. J´ai pas été déçu.
mais le film m´a laissé perplexe.
je crois que je vais faire fonctionner mon logiciel illégal, ça m´évitera de dépenser de l´argent ds un film qui pourrait etre une daube ![]()
raaah mais que vois´je
c´est juste un excelent Miike que vous pouvez vous procurer pour 9euros a la fnac ![]()
Visitor q de takashi miike
Ou la perte de l’institution de la famille
Avant de commencer ,je tiens à préciser :nous avons été très surpris ,voir choqués en voyant ce film. Nous pensions trouver un brûlot quelque peu nihiliste reprenant néanmoins certaines problématiques propres à notre cours dont la désinstitutionalisation de la famille .Le film nous a complètement déstabilisé .En vérité ,on ne sait pas vraiment dire si le réalisateur a un discours derrière ses images ou s’il s’agit seulement d’une blague de mauvais goût digne d’un malade mental .
Résumé :
Le ton est donné dès le début ,le film commence sur une scène d’inceste . Description de la famille la plus dégénérée baignant dans l’immoralité la plus totale .Le père réalisateur de documentaires voyeuristes ,entre autre sur son fils .La fille se prostitue et veut coucher avec son père pour « voir ce que ça fait » ,chose qu’elle accomplit au début du film. Le fils se fait humilier et tabasser à l école ,il se venge en battant sa mère . La mère se prostitue pour payer sa drogue .
On est amené à croire que le réalisateur essaye de briser le maximum de tabous dans son film et de pousser la dégénérescence à son paroxysme .
Et là vient s’introduire dans la famille un inconnu ,le visitor q qui va mettre de l’ordre dans la famille à sa façon .Ces situations bien que paraissant exagérées et regroupées ici dans le film pour l’occasion existent bel et bien .
Le Japon ,ces dernières années, assiste à une perte de repères .
Depuis sa constitution ,il y a environ deux milles ans ,le japon n’a connu aucune invasion sauf après la deuxième guerre mondiale .L’époque Edo a accentué cette particularité en instaurant une longue période de repli sur soi qui a conduit le pays à subir un isolement total pendant près de trois cent ans .L’archipel privé d’échanges commerciaux et culturel ,cela a donné un caractère particulier à la nation :fermeture des sociétés , stagnation de son développement blocage de l’expansion morale et matérielle des citoyens .Jusque là ,frugalité et simplicité représentaient les vertus que tout citoyen se devait d’observer .Quinze ans après ,changement de cap à 180 degrés :l’heure des consommations est venue !
C’est en 1968 ,à la fin de la période d’isolement que le japon a découvert la culture européenne et s’en est senti tellement attiré qu’il en a adopté petit à petit une grosse partie .Il se retrouve maintenant déchiré entre la culture occidentale et ses propres traditions .
Revenons donc quelques années en arrières .
Le gouvernement en 1889,pour remplacer le régime féodal par un régime impérial a eu le subtile idée d’identifier l’état et la famille .En édifiant la nation à l’image de la structure familiale ,en jouant sur la piété filiale a pu obtenir l’allégeance totale du peuple à l’empereur . La famille a toujours été très importante ,véritable fondement de la culture .Ce lien familial a joué à tous les niveaux de la relation sociale : de l’empereur à ses sujets ,du chef de clan politique à ses protégés ,du chef d’entreprise à ses employés jusqu’ au chef de famille à ses enfants .Le pays a vécu ainsi jusqu´ en 1945 selon un système familial lourd et verrouillé.
Dans la famille tout était décidé en fonction de la maison .Le père ,chef de famille en prenait la responsabilité .Les autres membres vivaient sous sa protection (jusqu’à trois générations sur le même toit ).Il fallait se sacrifier au nom de la famille .Le père de famille prenait souvent un visage sévère ne prenant pas la peine d’adresser au sien des paroles aimables .Sourire ou avoir l’air gentil n’était pas une attitude digne d’un homme ,cela aurait compromis sa virilité ,son autorité ou son honneur .
Sous ce système d’autorité paternelle les droits de l’homme étaient inexistants .Pour les femmes ,le système familial représentait la source de tous les maux .Ce système étroitement lié au confucianisme était encouragé par le gouvernement depuis l’époque d’Edo.
Il a fallu attendre 1945 pour que ce système familial soit aboli ,il l’a été selon la lettre par la constitution de 1946 mais jamais dans l’esprit des gens ,pas chez les hommes politiques et encore moins chez les hommes tout court.
Conséquence de la défaite ,l’autorité paternelle a été battue en brèche . Les enfants ont acquis les mêmes droits et ne vivent plus pour la maison . A partir des années 60 ,poussés par la vague économique les jeunes quittent leur province pour les grandes villes .Pour y fonder une famille ensuite parce que c’est à la mode :les américains le font .
En dix ans, le nombre d’habitants par famille a décru de plus d’un quart .La croissance économique a entraînée l’émiettement de la famille .Ce phénomène se poursuit d’année en année .
Les Japonais sont conscients des contraintes imposées par le système familial . Cependant ,quand on voit la nostalgie des japonais éprouvée envers leur maison d’autrefois…
Ceci explique en partie la soumission de la mère qui ne trouve de la liberté que dans la drogue .Sa fille en trouve dans la prostitution ,on peut interpréter cette façon d’agir comme une manière de se rebeller ,de trouver son indépendance .Sa prostitution est voulue et assumée contrairement à sa mère.
Le phénomène de prostitution au japon est bien présent .Les années quatre-vingt l’ont vu apparaître ,l’image de la lycéenne rebelle , sexuellement émancipée et se posant contre les valeurs traditionnelles de l’école ,de la famille et du travail. Présent dans les productions pornographiques ou de shojo manga (manga visant un public féminin) ,ce personnage est désignée par le terme de kogyaru .A partir de 1994,les médias en découvrant et en exploitant le personnage de kogyaru ,vont jusqu’à créer un fantasme collectif .Ainsi ,la jeune fille en uniforme d’étudiante à la sexualité affirmée lui permettant par la prostitution d’assouvir son penchant extrême pour les produits dernier cri issus d’une capitalisation oppressante ,s’érige en symbole de la société japonaise.
Ces jeunes femmes dont les plus jeunes n’ont que 15 ans répondent à un malaise profond des jeunes japonaises concernant le devenir des valeurs traditionnelles par une attitude ironique et détachée .Comme si ce plongeon à corps perdu dans le système de la consommation à outrance devenait un remède aux maux qu’il avait lui-même engendré.
On assiste aussi à la disparition de l’autorité paternelle dans le film ,celui-ci est obnubilé par son travail qui passe bien avant sa famille . « C’est grâce à l’expérience et la connaissance de son métier que l’on arrive à se forger une personnalité et à trouver un sens à son existence » ,cette phrase révèle clairement la mentalité du salary-man au Japon, peu importe les sacrifices retombant sur la vie privée ou familiale .,la question ne se posant même pas .Encore est-il nécessaire de parler des transports.
La durée moyenne pour un japonais des se rendre au travail est de 2 à5 heures par jour .La plupart des salariés travaillant dans le centre ville où le prix du mètre carré demeure de plus en plus exorbitant. La routine s’installant très vite dans ces conditions.
On peut également observer l’attitude du père envers les médias ,celui-ci est complètement absorbé par ses reportages .Les faisant passer avant toute chose ,même sa propre dignité :On le voit se faire humilier et agresser dans un de ses propres reportages ,il filme également son fils se faire humilier sans aucunement essayer de l’aider .Pour lui, la caméra ne fait pas que filmer la réalité ,elle est la réalité elle même quoiqu’elle filme .On pourrait la comparer à index de dimensions nationale ,avec elle n’importe quel événement prend de la valeur. Qu’ y a-t-il de plus important qu’elle ? On rejoint ainsi l’idée de Gauchet : Les médias règlent vie sociale , privée ,publique, ils homogenéisent la culture .On peut se nourrir agréablement du malheur des autres.
Une fois encore c´est un film choquant que nous a réservé Miike Takashi, et peut-être même plus choquant qu´à l´accoutumée. Il n´y a pas de sadisme comparable à ce que l´on peut voir dans Ichi the Killer, mais il réside une incroyable violence dans l´immoralité qui habite les personnages de cette famille japonaise en ruines
La façon dont ça a été filmé est parfois proche d´un reality show, ou plutôt au film amateur. C´est que le père est obsédé par la réalisation de son documentaire sur la jeunesse actuelle, et il n´arrête pas de trimballer sa caméra avec lui, et on nous montre bien les images (avec toutefois des flous de censure pour masquer les sexes). Finalement, c´est Visitor Q qui continuera le documenraire, et le père en sera l´un des acteurs principaux. On pourra notamment l´y voir baiser avec le cadavre d´une femme qui n´est pas la sienne ![]()
Ce qui est sûr, c´est que la production de ce film n´a pas dû coûter bonbon à Miike
Je trouve qu´il y a beaucoup plus de lenteurs que dans Gozu, qui était déjà souvent lent lui aussi.
'Lut,
Je l'ai trouvé dans les 1E50 sur CDiscount.
Alors, déjà, chuis fan et amateur de cinéma trash (DAY OF THE WOMAN de Meir Zarchi par exemple et Ichi the Killer de Miike et autre bande degeu)
Sinon, j'aime aussi plein d'autres trucs lol, même Sofia Coppola, donc bon.
Donc hier g vu Visitor Q, non sans une impatience palpable connaissant le pitch et le Miike!
Et bien, je vais un peu ***spoiler***
Des le départ, Miike nous met en condition, une scène torride, vraiment b***ante!
Par contre, les effets de floue sur les sexes sont de très mauvais gout, mais bon, en général, c'est plutôt discret.
Ensuite, le film enchaine sur l'opposé, une scène des plus violente et révulsant, le fils qui bat sa mère
Miike ne ménage pas l'effet de surprise, les deux scènes étant respectivement précédées par une note d'intention du real : "avez vous deja couché avec votre enfant?" "Avez-vous déjà battu votre mère?"
Et pourtant..; on a beau être prévenu, on se mange un uppercut hulkeen en plein poire, et on en redemande!
Passé cette intro, le film suit son cour dans la même veine, allant même très loin dans les dérives décalées, déviantes, malsaines et tabous.
Je ne spoile pas plus, de toute façon, ce que j’ai spoilé, miike le spoile durant le film, ne craignez rien ;)
Au final, on suit le film avec intérêt, et avec plaisir coupable…
Le visionnage terminé, je m’assois, je grille une clope, le regard vide, droit, je digère…
Repensant a ce que j’ai vu, je plaisir procuré et le dégout mélangé, le sentiment de culpabilité et la prise de conscience, nous somme tous potentiellement fou dangereux et déviant (moi en tout cas)
Je me sens un peu fou,
Ce film est vraiment viscéral,
Super ship, mais super beau (oui, faut oser le dire)
Au rayon des défauts, je dirais que le scenario, ou plutôt la trame, le squelette de l’histoire reste un peu simpliste et prétexte au contenu, ou plutôt a la thématique
Pas de fioriture, ca va droit au but, et ce qui pourrai passer pour de la paresse du real, relave en fait du génie.
J’aime !
bonne critique! c'est pile poil l'effet qu'il m'a fait la premiere fois et on a la meme vision du film ![]()
un vrai chef d'oeuvre ce film
ou comment à partir d'un film réalisé avec les moyens du bord franchement trash, on arrive à une oeuvre magnifiquement sensorielle qui nous fait ressentir plein d'emotions si on a un tant soit peu de sensibilité... sans oublier d'etre drole.
un réalisateur qui n'a plus rien a prouver et qui ose nous offrir un moment de cinéma aussi libre, ça fait tellement plaisir
intriguant, superbe, sincère et complètement barré
![]()
"Des le départ, Miike nous met en condition, une scène torride, vraiment b***ante! "
un père qui couche avec sa prostitué de fille, et en plus il est éjaculateur précoce donc ça rajoute une couche dans le pathétique de la scène. Après chacun bande avec ce qu'il veut mais de la à dire que c'est torride, c'est filmé en DV pourri sans retouche en post-prod, je trouve la scène super froide (ce qui est certainement voulu).
"Par contre, les effets de floue sur les sexes sont de très mauvais gout, mais bon, en général, c'est plutôt discret."
il avait pas le choix c'est la réglementation au Japon, les sexes doivent toujours être flouté, il est interdit de montrer une teub ou une foufoune. C'est d'ailleurs pour ça qu'il y a autant de tentacules dans les animes de cul japonais.
J'aime bien Visitor Q aussi, il est franchement intéressant puis c'est fait avec trois crottes de nez et deux cacahouète. La fin surtout qui m'a fait beaucoup rire, culte.
Est-ce qu'il y'a des coffrets en France pour découvrir les films de Miike? J'ai vu un bout de documentaire sur lui l'autre soir sur le cable, et ça m'intéresse.
quoi2neuf ==> la 1ere partie de la scene du debut, qd la fille le chauffe, c'est torride, ensuite, le pere en slip, effectivement, c'est pas beau ; )
sinon, les floue, si je me souvient bien, il n'en met pas sur le sexe du cadavre, alors? et puis bon, Miike qui se soucis de la censure?
"# sinon, les floue, si je me souvient bien, il n'en met pas sur le sexe du cadavre, alors? et puis bon, Miike qui se soucis de la censure?"
Je me souviens pas qu'il y ait un sexe de cadavre non flouté mais je vais pas revoir le film pour vérifier, par contre ce procédé n'a rien à voir avec de l'auto-censure, c'est juste qu'il a pas le choix, c'est la loi, il est formellement interdit de montrer des sexes, sous peine de je sais pas quoi(prison, amende, interdiction de tournage je sais pas). Ce n'est pas un truc qui a été décidé en interne dans l'industrie cinématographique pour la classification des film, non c'est une loi national.
C'est bien dommage.
sinon, super film! rien à redire!
J'adore les films de Miike,mais ca,c'est juste a chier.J'apelle pas ca un film.
ca, c'est une analyse argumentée lol
Nan mais bon comment aimé un film ou le pere couche avec sa fille,l'autre qui tape sa mere,l'autre qui ***** une morte et qui qui **** dessus serieux?
bah, c'est un film hein?
dans ce cas, comment aimer un film ou des humain reviennent à la vie et bouffe les autres?
Comment aimer un film ou des dinausore clonés fautent le bordel dans un parc d'attraction?
comment aimer un film ou un mec vient du futur, couche avec une femme qui donenra naissance a son fils, qui dans le futur sera son superieur, traqué par des machines intelligente?
sinon, ya pire, ya les feux de l'amour
Yosh!
Je tient juste à dire que je suis le créateur du topic Horrorfilm, et que j'aime à rester à la page tout en regardant des choses scandaleux comme beggoten et snuff102
Mais alors là, je viens de regarder Visitor Q, et mise à part la fin, je ne voit pas comment rire de ce film.
Sérieusement, le sujet traité est très grave et je comprends pas que l'on puisse rire. Ai-je loupé quelque chose ?
Et pour ma part, je ne sens vraiment pas bien maintenant...
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