En même temps on demande qu'à comprendre.
"C'est pour ça que ça ne peut pas être naïf. "
C'est un catégorisme assez absurde ça quand même...et un peu trop facile d'affirmer que son film se moque de ce qu'on lui reproche. S'il l'a dit avant que qu'il sorte je fait mon mea culpa en me rendant compte que je me suis fait embobiner comme pas mal de critiques lues à l'instant. Si non, je serai plus circonspect.
C'est bien pour ça que ça sert à rien de débattre avec eux ^^
* Posté le 13 juin 2009 à 17:24:46 Avertir un modérateur
* (c'est dur de défendre un film face à des gens qui ne le comprennent pas
)
* Lien permanent
* leprodiss Voir le profil de leprodiss
* Posté le 13 juin 2009 à 17:25:34 Avertir un modérateur
* En même temps on demande qu'à comprendre.
Tout à fait, pas la peine de me prendre pour un andouille dès maintenant, je ne cherche qu'à m'instruire et comprendre, tout comme pour Children of men, mais j'attends toujours
Voici un passage tiré de wikipédia que je trouve très intéressant, et qui montre plus ou moins ma vision du film :
Le film laisse ouvertes plusieurs possibilités d'interprétation. Il finit sur un twist final. Les commentaires qui suivent peuvent se contredire, et par ailleurs dévoiler des moments clef de l'intrigue :
* Fight Club est une critique des hommes et des femmes de notre société occidentale. Par Tyler, ils sont décrits comme étant des êtres soumis à l'apparence des mannequins des magazines et des publicités, qui selon l'exposé du film, influencent la perception de leur virilité et dégradent leur jugement inné. Tyler considère que vivre dans une société de consommation, de l'accepter puis de devenir acteur ne peut pas mener au bonheur. Selon lui, la seule possibilité valable serait de vivre primitivement, selon les instincts encore présents chez l'Homme, où l'on chasserait pour manger, où l'on vivrait loin de tous ces faux-semblants, dans une liberté absolue inaccesible par la consommation. Bien sûr, il reste encore la perspective d'amour, mais Tyler répond tout simplement : « On est une génération d'hommes élevés par des femmes. Je ne suis pas sûr qu'une autre femme soit la solution à nos problèmes. »
* Fight Club est aussi une critique de la manipulation : on a là en effet un homme qui, à lui tout seul, arrive grâce à un discours (et une organisation sans faille), à rallier un nombre incroyable de personnes à sa cause (même des policiers y adhèrent, et où qu'il aille, le narrateur est reconnu et salué).
* Le fight club en lui-même n'est que le prolongement physique de la « non-virilité » de ses participants. À travers ces combats sanglants, ils retrouvent leur envie de se battre pour ce qu'ils sont, de prendre les choses « à bras le corps » ; ils réapprennent littéralement leur robustesse, leur vigueur ; ils comprennent qu'acheter une télévision 16:9 procure beaucoup moins d'adrénaline et de satisfaction personnelle que de mettre un adversaire au tapis ; ils sortent enfin de leur zone de confort pour se heurter aux choses les plus basiques. Peu à peu, ces hommes se transforment en ce que Tyler lui-même souhaite qu'ils se transforment. Ils redeviennent vifs et redécouvrent la part animale en eux, ils perdent tranquillement leurs désirs maladifs de consommer et Tyler se crée ainsi une « armée » de personnages disciplinés à valeurs simples ; personnes qu'il nomme les « singes de l'espace » (en référence aux singes utilisés comme cobayes pendant la conquête de l'espace).
* « Ni loup ni mouton » pourrait être une morale appropriée au film. Outre la dénonciation explicite de l'individu-mouton, le spectateur peut être amené à se révolter face à ces individus-loups, les « Space Monkeys », qui ont aussi peu de personnalité que le type d'individu qu'ils fuient. Donc l'œuvre peut être perçue comme humaniste, personnaliste, et amène à s'interroger sur les doctrines tout de même marginales que sont l'antispécisme et l'anarcho-primitivisme.
* Tyler méprise le culte de l'apparence ainsi que les futiles préoccupations humaines. Cette partie du film est penchée de façon imagée sur le machisme et même sur le fascisme.
* Fight Club est ironique au sens où le film critique le système dans lequel il a été produit et dans lequel il puise ses codes. C'est au second degré qu'il faut certainement percevoir Fight Club ; non pas comme la réelle critique qu'il prétend faire, mais comme une blague (Fincher a lui-même qualifié son film de blague, sans oublier par contre que le film est tiré du livre original de Chuck Palahniuk). La dernière image du film (un pénis en image subliminale) en est la parfaite illustration (référence à un passage du film...), même si le film est plus ambigu que le livre sur cette notion de premier/second degré, avec notamment le dénouement « hollywoodien » du film (fin heureuse, présence d'une histoire romantique, etc.), à l'opposé de celui du roman. D'ailleurs cette ironie et ce second degré présentés précédemment se trouvent dans la schizophrénie du personnage qui devient victime de lui-même. Comme les discours anticapitalistes qui dépendent de l'existence même du capitalisme, le personnage devient victime de son refus de la réalité au sein de la réalité, telle qu'elle se présente : abrupte.
* Certains adolescents américains n'ont pas vu le film sous cet angle, et des informations ont été filtrées concernant des agressions « gratuites » de personnes attendant le bus dans une rue d'une ville du Nevada, pour faire comme dans le film, devenu culte chez ceux-ci. On constate donc une même influence pour ce film, qu’Orange mécanique, en son temps, au Royaume-Uni, film auquel Fight Club fait référence par la composition de certains plans (l'agression du notable dans les toilettes de l'hôtel).
* Avant même le début du film, quand on lance le DVD, on a droit à l'habituel « L'œuvre fixée sur ce support est soumis à copyright… », et quelques instants après ce message, un autre texte du même genre apparaît, mais cette fois, il est signé Tyler Durden.
Voici ce texte : « Si vous lisez ceci alors cet avertissement est pour vous, chaque mot que vous lisez de ce texte inutile est une autre seconde perdue de votre vie. Vous n'avez rien d'autre à faire ? Votre vie est-elle si vide, honnêtement, que vous ne puissiez penser à une meilleure manière de passer ces moments ? Ou êtes-vous si impressionnés par l'autorité que vous donnez votre respect et vouez votre foi à tous ceux qui s'en réclament ? Lisez-vous tout ce que vous êtes supposé lire ? Pensez-vous tous ce que vous êtes supposés penser ? Achetez-vous ce qu'on vous a dit d’acheter ? Sortez de votre appartement. Allez à la rencontre du sexe opposé.
Arrêtez le shopping excessif et la masturbation. Quittez votre travail commencez à vous battre. Prouvez que vous êtes en vie. Si vous ne revendiquez pas votre humanité vous deviendrez une statistique. Vous aurez été prévenu… Tyler."''
* Fight Club prône l'autodestruction et l'abandon d'espoir (mais pas le suicide). Tyler explique que seule une soudaine anarchie, et l'anéantissement du mode de vie existant pourrait nous sauver. Il explique que la vie ne sert à rien et que le paradis n'existe pas vraiment : si une personne meurt, après avoir eu une vie moyenne, elle ira au paradis. Mais sur Terre, elle ne laissera aucune trace. Tyler préconise donc que si l'on doit mourir, autant marquer l'Histoire, et choisir l'Enfer. « On a tous le pouvoir de changer le monde. »
* « S'améliorer soi-même c'est de la masturbation mais se detruire soi même...? ». Phrase dite par Tyler Durden à l'intérieur de bus. En apparence anodine, celle-ci résume le film. Le narrateur est en pleine phase de "spleen". Il n'accepte pas sa condition et l'ironie du monde dont il fait partie. Tyler Durden est la projection de son "moi" amélioré (self-improvement). Il est plus beau, plus malin, plus "libre" qu'il ne l'est. A la fin du film, le narrateur tue ce moi amélioré (self-destruction). On pourrait considérer cet acte comme une métaphore. Le narrateur finirait par accepter sa condition[réf. nécessaire]. Cette projection schizophrène de la partie opposée de son être est évidemment à rattacher à l'histoire fantastique Dr Jekyll et Mister Hyde.
je te répondrai demain point par point, lu quelques lignes et déjà beaucoup de choses à dire.Pas le temps maintenant, d'ailleurs si quelqu'un peut la faire la maj de mon jeu ce soir, j'apprécierai.
Oui bon j'avais saisi la majeure partie de tout ce qui est raconté là, c'est pour ça que de nouvelles visions du film me semblent peu nécessaires.
Puis dans tout ceux qui critiquent le film, je vois souvent "Pseudo-philosophique" mais c'est un argument ça ?
C'est pas un peu facile de dire que ce film est mauvais car il est "pseudo-philosophique" et s'arrêter là, c'est tout...?
En quoi il est pseudo-philosophique ? Déjà si vous expliquiez ça, ça serait pas mal ![]()
"Oui bon j'avais saisi la majeure partie de tout ce qui est raconté là, c'est pour ça que de nouvelles visions du film me semblent peu nécessaires. "
Mais moi aussi j'avais tout saisi à la première vision. Mais ce n'est pas ce qu'il y a marqué là que tu découvriras avec les revisionnages, j'ai jamais dit ça.
Ok Ian, de toutes façons je pense que ton post est plutôt destiné à Gangsta nan ? ![]()
Il est destiné à tout le monde hein ![]()
Bah en fait j'ai arrêté de lire à partir de "Voici ce texte : « Si vous lisez ceci alors cet avertissement est pour vous, chaque mot que vous lisez de ce texte inutile est une autre seconde perdue de votre vie..."
![]()
Mais heuuu ... snif ... pourquoi je rie ![]()
Parce que je suis drôle ?
" Arrêtez le shopping excessif et la masturbation."
Mouais, je vais être mal si je suis son conseil
N'empêche je trouve pas ce film pseudo-philosophique, ce qu'il dit arrive à me toucher. Bon faut reconnaître que c'est pas hyper-développé non plus, mais ça évoque des points intéressants ( la question est de savoir si nous allons jusqu'au bout du truc, ou si c'est juste un délire de 5 minutes sur le film qui n'a aucune incidence retentissante sur nos vies ).
tu vois tu parles encore d'être touché par un film ![]()
tu aimes avoir de l'émotion, c'est tout ![]()
Ah oui c'est sûr, mais pas que ça. Et surtout quand je dis " touché " pour Fight Club, c'est que ça me parle en fait.
je vois continuez, il y a quelque chose là… dans votre enfance vous aimiez vous faire frapper par vos camarades ? être touché par eux, le contact physique de deux corps ?
sinon je trouve honteux qu'un film comme FC passe au second tour du jeu LE film du forum
(même si j'aime beaucoup, justement pour se côté je dénonce tout, nihiliste au possible)
Je vois pas ce qu'il y a de honteux qu'un chef d'oeuvre passe au second tour ![]()
franchement j'irai pas jusque là, c'est un bon film qui a des idées intéressantes, qui est surtout fun, mais ça va pas au delà je pense. C'est pas Fincher qui disait que FC c'était surtout diablement fun ?
De tout façon ce film n'est plus d'actualité , on vie une grande dépression ![]()