Un texte sur le film The Thing que j'ai trouvé excellent
La peur du noir, qui nous cache mais peut cacher un danger.
La peur du sommeil, la terreur de l'éveil.
La peur du froid qui s'insinue partout, de sa mort lente, des interstices à colmater.
La peur du feu qu'on a peine à domestiquer, nous protèges mais peut nous détruire.
La difficulté à le produire, à le maintenir, à le raviver.
La peur des intempéries, qui viennent mettre en périle les stratégies de survie.
La peur du dehors, la tereur de la claustration.
La peur du prédateur invisible, de l'inconnu d'outre-monde.
La peur de la maladie, du virus, de la contamination, de la mutation.
La peur de l'autre, allié de circonstance et ennemi potentiel.
La peur de l'isolement, être seul est ne pas voir l'autre qui pourrait devenir la Chose. Et pouvoir le devenir soi-même.
La peur de la technique défaillante, qui peut nous maintenir en vie autant que nous laisser mourir.
La peur de l'architecture de temps de paix qui s'avèrent être dangereuse en tant de guerre.
La peur de l'insulaire, sans moyen de s'échapper, sans moyen de donner signe, sans autre espoir que l'attente et la survie.
La peur du mimétisme, des faux-semblants, de la tromperie, du déguisement, des masques de chair, du pantin vivant.
Le peur d'une animalité retrouvée, la peur de l'équipage en tempête, la peur de la civilisation perdue et déchue, de la colonie pénitianciaire en terre hostile qui se voit décimée par la barbarie.
La peur de la mort.
La peur de la folie.
La peur de la peur.
Et in fine... la peur du survivant.