Le film qui traite de la solitude avec le regard le plus noir, et nihiliste qui m'ait été donné de voir jusqu'à présent.
J'aime beaucoup la manière dont Kurosawa invoque le genre, on est assez loin des films d'horreur habituel, ici il est pas tellement question de faire ressentir l'angoisse, où instaurer un suspens haletant à chaque apparitions fantasmagorique. Ca fais sont effet évidement, mais c'est très loin d'en être la finalité comme peuvent l'être beaucoup de film du genre. Ici tout est au service d'une vision du monde, des rapports humains, l'idée des fantômes est totalement réfléchi, ce n'est pas simplement "là", C'EST le sujet.
Tout comme la fin du monde (d'ailleurs c'est presque un genre sois), porte elle aussi un propos. Ici il n'est même plus question de la fin d'un monde, de sa dévastation de manière physique.
Le monde est là, ces personnages vivent, s'ils disparaissent, ils deviendront fantôme devront affronter une existence solitaire, isolé. Jusque là, l'idée d'une fin du monde viens comme quelques chose de terrorisant (d'ailleurs on parle de fin du monde, mais parler de la mort en elle même est tout aussi juste).
Sauf que le film porte un regard nihiliste sur le monde des vivants, comme si au fond, il n'existait que la solitude, que l'homme était, même en société, cloisonné dans son propre esprit, incapable de formé un avec l'autre. "Ensemble" devient tout de suite plus artificiel et illusoire quand ces personnes sont finalement incapable de se compléter. Ce sont deux élément distinct, séparés, qui vient pour leurs survie et qui au fond sont incapable de fusionner avec l'autre, mais en ont pourtant la nécessité vitale.
Ll'idée de parler d'internet est intéressante, d'ailleurs il n'est pas tellement question d'internet, mais la façon dont le monde est interconnecté. On vois énormément de câbles électriques par exemple dans les rues, ça semble omniprésent, pourtant pas une personne à l'horizon. On y entend aussi beaucoup de bruits, des fois même de la foule, une sirène ici et là, pourtant les personnages demeurent isolés dans ce désert urbain. Kurosawa pose un constat sur le monde moderne, en nous montrant la façon dont la société semble en apparence soudés, dont nous vivons entourés, comme un réseau, mais où nous demeurons plus que jamais seul.