Je rejoins mon vdd
Le 11 novembre 2024 à 23:12:13 :
Le 11 novembre 2024 à 22:55:39 :
J'en sors
C'est très bon franchement, on passe par toutes les émotions, c'est un peu long à démarrer mais quand ça commence on embarque dans des montagnes russes, l'action est bien foutue, l'histoire défile vite, complot sur complot, les personnages sont tous réussis.
Quelques petites inconsistances/bizarreries, la musique est bonne dans le film mais pas mémorable quand on sort, et une fin ultra rushée, je comprends pas trop où Scott voulait en venir avec cette conclusion.Pareil, j'ai trouvé la fin rushée. Je n'ai pas trop compris
J'espère qu'il y aura un Director Cut

Le 12 novembre 2024 à 13:03:44 :
Le 11 novembre 2024 à 23:12:13 :
Le 11 novembre 2024 à 22:55:39 :
J'en sors
C'est très bon franchement, on passe par toutes les émotions, c'est un peu long à démarrer mais quand ça commence on embarque dans des montagnes russes, l'action est bien foutue, l'histoire défile vite, complot sur complot, les personnages sont tous réussis.
Quelques petites inconsistances/bizarreries, la musique est bonne dans le film mais pas mémorable quand on sort, et une fin ultra rushée, je comprends pas trop où Scott voulait en venir avec cette conclusion.Pareil, j'ai trouvé la fin rushée. Je n'ai pas trop compris
J'espère qu'il y aura un Director Cut
La prophétie 
Si la fin est rushé j'imagine que c'est dans le but explicite de faire de suite, ça sort pas du chapeau de Scott donc c'est prévu alors.
Le 12 novembre 2024 à 10:54:00 :
Il a déjà fait sa bonne scène de croco dans Exodus, il ne voulait pas s'auto-concurrencer.A contrario, Those about to die fait, de mémoire, le choix des crocodiles pour une scène d'arène et c'est éclaté comme tout.
C'est une banalité mals un péplum qui essaie d'être historiquement fidèle ce serait par définition une aberration. Un péplum adapte bien plus d'ailleurs des sources mythologiques, artistiques, littéraires que des sources historiques.
Ce qui conditionne le code de représentation de Gladiator, ce sont des récits et des tableaux. Pas des examens d'archive, et tant mieux d'ailleurs. Pour avoir dû en traduire mon lot à la fac, il n'y a rien de plus chiant.
J'avoue que j'ai tiqué comme toi à un élément : les gravures en anglais qui n'ont aucun putain de sens au sein du cadre même de représentation choisi par le film, puisqu'on voir ailleurs des inscriptions latines. Pour le reste de ce que tu mentionnes...
La prononciation du latin typiquement c'est compliqué d'y apposer une vision de puriste. Pendant 1400 ans les plus grands latinistes du monde ont "mal" prononcé si on part du principe que la proposition de prononciation reconstituée par les chercheurs en linguistique est un idéal de vérité scientifique à côtoyer. Mais même au sein de l'empire qui a parlé "correctement" un latin reconstitué correspondant à un accent normé artificiellement qui différait dans chaque province, dans chaque catégorie sociale ?
Je suis team requin tout baveux tout naze perso. Ça me distrait plus que mes cours de linguistique diachronique.
C'est un débat complexe mais, selon moi, ce n'est pas parce qu'on revendique de faire un divertissement que ça doit être la fête du slip niveau historique. J'aime bien chipoter sur des détails comme les armures parce que c'est une erreur très courante et facilement évitable mais si le grand public garde en tête une image erronée des armures de cette période, ce n'est pas grave.
Pour moi, prendre des libertés historiques devient un problème quand on trahit la période représentée : en l'occurrence, montrer les Romains comme un peuple épris de liberté et espérant le retour de la République qui les libérera de la dictature impériale, c'est un non-sens absolu.
On peut tout à fait faire une œuvre intéressante et divertissante sans trahir la période. La série Rome par exemple, malgré des libertés cosmétiques, restitue relativement bien l'atmosphère des derniers jours de la République. De même, pour rester chez Ridley Scott, Kingdom of Heaven est beaucoup plus soigné à ce niveau-là et, même si le propos est simplifié, la façon dont il représente le respect mutuel entre le roi Baudoin et Saladin ainsi que leur désir de paix est tout à fait exact même si beaucoup de critiques l'ont trouvé ridicule et anachronique (quelques années après les événements du film d'ailleurs, Saladin et Richard Cœur de Lion ont essayé de planifier un mariage entre leurs deux familles pour engendrer un héritier qui règnerait sur la Terre Sainte, ça n'a pas abouti mais c'était révolutionnaire pour l'époque).
Le thème musical du premier revient il dans le 2 ?
Si une période peut être "trahie", ça veut dire qu'elle a une espèce de vérité interne sur laquelle on peut consensuellement s'entendre. Or, du point de vue de l'histoire positive, matérialiste, universitaire si l'on veut, ça me paraît être un non-sens.
Les Romains qui se décrivent eux-mêmes font un roman national des valeurs de leur société, comme tous les peuples qui produisent des épopées. C'est la raison même d'être de la forme.
Je vois pas le travail de Scott comme une trahison de quoi que ce soit ; c'est un anglo-saxon biberonné à l'idéal libéral qui construit un spectacle pour favoriser sa vision politique, et ça doit être reçu comme ça. Ce n'est pas un discours sur l'histoire ou sur la romanité.
Après le débat derrière c'est éventuellement, est-il possible de faire la fiction historique dans un cadre autre que celui du roman national / de la réécriture idéologique à spectacle.
Possiblement, même si la nécessité de dramatiser en soi ça toujours créer une rupture avec ce qu'on peut essayer de formuler comme étant le réel puisque dans la vraie vie il n'y a pas de schéma actantiel et de téléologie.
Mais Scott n'a pas du tout l'intention de faire ça de toute façon.
Le Batavia, je n'en connais que la version racontée par Simon Ley dans un essai qui, tout documentaire qu'il se veut, est blindé s'approche littérarisante. Et c'est très bien, je juge pas, j'en exigeais même la lecture chez mes secondes. Mais ça ne satisfait par contre pas aux conditions épistémologiques de base pour approcher le réel.
S'emparer d'une histoire sans la transformer en récit me paraît impossible.
Je ne dis pas que "l'histoire" est sans poésie, je dis que la narration contamine forcément l'approche. Même quand on ne le fait qu'oralement entre nous.
Si on décide d'adapter les épisodes dont tu parles, tout réel qu'ils puissent être, ils se transformeront nécessairement en quelque chose d'autre.
On pourra en soi décider de les traiter de façon plus ou moins fantasmatique par rapport à ce que propose un Scott qui pousse les manettes à fond dans l'imaginaire, mais ce serait pas moins menteur que Gladiator par nature même.
Si je veux résumer l'idée.
Intercut n'a pas aimé. Il se considère fan de Ridley Scott mais là c'est un film qui suit tous les codes du blockbuster moderne, générique, CGI foireux, musique insipide, sans émotion, sans surprise mais avec du fan service. Proche d'un Disney/Marvel https://www.youtube.com/watch?v=hJSjsUh6wak
Jlai vu c’était cool
J’aime bien Paul Mescal
Maintenant faut que je regarde le 1 voir si c’est mieux ou pas
Niveau 7 
Le 12 novembre 2024 à 15:54:31 :
S'emparer d'une histoire sans la transformer en récit me paraît impossible.Je ne dis pas que "l'histoire" est sans poésie, je dis que la narration contamine forcément l'approche. Même quand on ne le fait qu'oralement entre nous.
Le 12 novembre 2024 à 15:58:10 :
Si on décide d'adapter les épisodes dont tu parles, tout réel qu'ils puissent être, ils se transformeront nécessairement en quelque chose d'autre.On pourra en soi décider de les traiter de façon plus ou moins fantasmatique par rapport à ce que propose un Scott qui pousse les manettes à fond dans l'imaginaire, mais ce serait pas moins menteur que Gladiator par nature même.
Si je veux résumer l'idée.
Oui, évidemment, on peut pas reproduire le réel mais il y a quand-même une nuance entre l'adapter légèrement et donner une idée complètement fausse de la période représentée. Le Titanic de Cameron par exemple a créé des personnages et une trame de toute pièce mais un spectateur qui a aimé le film aura quand-même une assez bonne idée de l'atmosphère qui régnait sur le bateau, avant et pendant le naufrage. Tout n'est pas exact, l'ambiance "lutte des classes" est un peu exagéré et certains personnages s'éloignent de ce qu'ils étaient réellement mais beaucoup d'historiens ont quand-même félicité Cameron pour avoir fait de vraies recherches.
Est-ce que Titanic est une fiction historique ?
Je crois que ça se discute. En gros toutes ces formes dont on parle autour de Gladiator, c'est la transposition au cinéma d'une certaine forme de théâtre d'autre part, le drame à costume, souvent découlant de la tragédie par le biais ensuite de Shakespeare, et le roman historique romantique à la Walter Scott (déjà un foutu Scott pour mettre son boxon) et tous ses continuateurs nombreux.
Dans les récits mythologiques, on se pose pas tellement la question parce que le contrat de base c'est qu'on ne pose pas réellement de cadre référentiel.
Titanic se passe dans le passé et s'inspire d'un fait réel mais il appartient à complètement autre chose. Il a pas d'enjeux politiques de saisie d'une période, son cadre est presque incident si je puis dire.
Donc c'est normal qu'il ne cristallise pas les mêmes problématiques.
Le 12 novembre 2024 à 13:59:52 :
Après le débat derrière c'est éventuellement, est-il possible de faire la fiction historique dans un cadre autre que celui du roman national / de la réécriture idéologique à spectacle.
Oui mais pas dans un film à gros budget.
On le voit Paul Mescal dans Les Gladiator 1 ou pas !
Non. Vdd il avait 4 ans que gladiator 1 est sortie mdr
Merde jlaime bien
Bon tant pis je le matterais quand même !
https://www.youtube.com/watch?v=lKAosomWZto&ab_channel=ParamountPictures