Je dirais 2001 : L'Odyssée de L'Espace, vu que je trouve qu'il a carrément la prétention d'apporter une réponse à des questions telles que : Y a-t-il une vie après la mort ? Sommes-nous seuls dans l'univers ? Quelle est la signification de la vie ? ![]()
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Posté le 31 juillet 2009 à 15:41:50 fight club est puta** de bon défouloir, après la philosophie du film mouais…
Si si. C'est d'ailleurs la plus grande qualité du film.
L'échelle de Jacob.
désolé leprodiss, mais... Pierrt le fou de Godard (et pas mal de ces autres films !)
Pis pas mal de nouvelle d'ailleurs surtout Rivette et Rohmer.
Sinon plus recemment, De La guerre de Bertrand Bonello
Ça ne veut rien dire un "film philosophique". Si les grands intellectuels philosophes utilisaient le cinéma pour communiquer leurs idées, ça se saurait.
Ensuite il y a une dimension intellectuelle dans l'art, mais elle ne tient pas de la philosophie (sinon par vagues allusions).
Si les grands intellectuels philosophes utilisaient le cinéma pour communiquer leurs idées, ça se saurait.
ben quand même… rien que Godard ![]()
...qui est tout sauf un grand intellectuel philosophe.
La philosophie n'est pas l'apanage des philosophes. Fincher n'est pas Deleuze mais un film comme Fight Club fait réfléchir et pose des questions essentielles sur la société par exemple.
Qu'on se comprenne bien : Faire réfléchir et apporter de l'idée sont deux notions différentes. La première tient du divertissement (on fait deviner la clé d'un raisonnement qui, même s'il n'enrichira pas le spectateur, satisfera son ego), dans un contexte artistique. Et la seconde tient de l'instruction, dans un contexte plus didactique (que l'on peut retrouver dans une moindre mesure au cinéma au travers des documentaires, mais qui est principalement représenté par la littérature).
La philosophie tient du second point; les philosophes ne sont pas des artistes et sont même souvent opposés aux artistes (Platon, Hegel) qu'ils considèrent comme futiles et abrutissants.
La philosophie est une discipline de l'idée, du concept, qui demande une très grande précision linguistique et sémantique et une grande liberté et surface d'expression. Elle ne se porte donc pas du tout à une communication par l'image, et surtout par le cinéma qui imposerait d'énormes restrictions aussi bien de coût que de forme à la communication de l'idée.
Ce sont d'ailleurs ces restrictions qui font du cinéma un média profondément artistique.
Maintenant que Fight Club te fasse réfléchir, soit, il n'empêche que ça n'est pas un film philosophique, que c'est un film purement artistique et qu'au delà du voile qui recouvre ses idées, celles-ci se trouvent être particulièrement minces.
Platon et Hegel ne connaissaient pas le cinéma
Je considère la philosophie comme une matière qui pousse à la réflexion, qui t'aide à penser, sur l'Etre humain, la Société, etc. Fight Club me fait penser. Donc pour moi Fight Club est un film philosophique, même si à côté d'Epicure en effet c'est très mince.
Dogville.
the woodsman.
elephant.
la vague.
control.
last days.
ghost ine the shell 1 et 2.
Mon curé chez les nudistes.
Nan plus sérieusement : 2001 ou Orange Mecanique
...qui est tout sauf un grand intellectuel philosophe.
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En voila une discution qui devient intéressante disra !
Cette année j'ai pas mal planché sur Deleuze et son rapport au cinéma (double cursus ciné philo oblige !) Je pense pas que la frontiere entre le cinéma et la philosophie soit si étanche, ce serait trop radical, et un peu trop catégorique
Leprodiss quelque part à raison en disant que Platon, Aristote et Hegel n'ont pas connu le cinéma
Deleuze dans son essai sur le cinéma (image temps et image mouvement) explique que l'outil du philosophe est le concept spirtuelle régie autour de l'homme, tandis que celui du cinéaste est le bloc d'image-mouvement, celui ci crée des concepts que l'on ne peut créer qu'a partir de l'outil cinématographique. En gros grace a l'oeil de la caméra, troisième oeil selon vertov, on créer des idées que le philosophe ne pourrait exprimer seulement avec des mots, l'image en mouvement le permet. C'est pour cela que des film comme Fight club ne delivre pas de message "philosophico-cinématographique" (oui ca fait beaucoup de guillemets!)dans la mesure ou le message vehiculé n'a pas besoin du cinéma pour exister. Par contre, je maintiens que Godard, par son montage similaire aux collage de picasso véhicule des concepts cinématographique.
L'exemple le plus simple serait celui de Pickpocket de Bresson, parler de De la guerre de Bonello serait un peu inutile vu la faible proportion de personnes l'ayant vu. Robert Bresson grâce a son montage, montre une nouvelle perception de l'espace, celui du voleur de la gare de Lyon, le lieu est perçu simplement selon la façon dont le pickpocket le perçoit, un ballet effectué par les mains des voleurs, plus restraint et resseré, pas de grands espaces, seulement des endroits isolés. Cette perception ne peut alors etre representé qu'a travers un montage d'image en mouvement. Il y a de nombreux exemples comme celui ci, la lecture de Deleuze developpera certainement plus que mon piètre résumé d'étudiant un peu bourré. Mais en gros la philosophie n'est pas strictement incompatible avec l'art et donc le cinéma, ceux sont des disciplines qui s'auto alimentent ![]()
c'est intéressant ce que tu dis
Par contre, je maintiens que Godard, par son montage similaire aux collage de picasso véhicule des concepts cinématographique.
c'est de la forme, le fond peut très bien être philosophique, vu que le but de le philosophie est de poser des questions sur tout il me semble ?
oui en fait c'est juste du jargon, mais le philosophe comme le cinéaste créer des idées à travers leurs outils respectifs, d'un coté on a le concept du philosophe et de l'autre, comme dit gillou deleuze le bloc d'image-mouvement du cinéaste.
Après un message véhiculé comme celui de fight club relève plus d'une vérité morale ou politique et comme je l'ai dit plus haut, celui ci aurait pu etre fait par l'intermediaire de l'ecrivain.
Pour résumer Bresson disait un truc qui colle vraiment bien au propos : "Tu qualifiras de chef d'oeuvre ce qui te donneras une haute opinion du cinématographe" Transcription approximative cf. Les Notes du cinématographe !
en gros homer tu parles plutôt de l'art de la réalisation, non? La créativité des metteurs en scène, leur faculté à créer des façon de filmer nouvelles? Plutôt que de la philosophie pure et dure.
"En gros grace a l'oeil de la caméra, troisième oeil selon vertov, on créer des idées que le philosophe ne pourrait exprimer seulement avec des mots"
Ça a déjà été dit, surtout pour essayer de donner une forme de "noblesse" intellectuelle à l'art, mais en l'occurence c'est complètement faux et inapproprié. L'image et son appréciation tient de l'affect, quand le langage et sa compréhension tient de l'intellect. Ainsi, la philosophie qui est une discipline purement intellectuelle ne fait et ferait que se perdre au travers de l'image, qui a finalement un rôle pédagogique -au mieux- mais surtout parasite la pensée avec données affectives (quand le langage, moteur de la pensée, fait véhiculer les concepts de façon efficiente).
L'art s'oppose formellement à la philosophie, et à l'instruction de manière plus générale, car s'il cherche à faire réfléchir le spectateur ça n'est pas pour l'enrichir mais pour le divertir. Ainsi, entre artistique et didactique on retrouve la fameuse opposition antédiluvienne de l'affect et de l'intellect, avec d'un côté une recherche du divertissement et de l'autre une recherche de l'information "utile".
Bien sûr, Platon et cie n'ont pas connu le cinéma mais ils ont connu des arts plus riches en idée et plus propice à l'intellectualisation, comme la littérature entre-autres; et s'ils ont finalement pris de telles positions sur l'art c'est parce que non seulement il leur inspirait la futilité et ne pouvait prétendre à concurrencer sur le plan intellectuel les activités dites "sérieuses", mais aussi parce que l'art est, et de façon essentielle, le haut-représentant de l'affectif, ennemi juré de la philosophie et de la pensée.
hum ouais en fait voila, chacune des disciplines à ses outils propres, créant des idées qui leur sont propres. Et par idée j'entend pas un message à la into the wild faisant l'apologie de la collectivité, mais une idée comme celle de l'exemple de Bresson, une idée propre a l'image, propre au cinéma.
C'est con que je suis chez mes parents, ya la conclusion d'un bouquin de Deleuze qui explique la chose assez simplement.
En fait, je suis assez d'accord sur l'ensemble, mais opposé la philosophie et l'art avec l'intellect et l'affect m'emmerde un peu, je pense qu'il y a une dialectique possible, l'un sert l'autre, pas mal de cinéastes surtout de culture russes comme Tarkovski ou Guerman parviennent à s'éloigner de "la belle image" et crée un discours à travers leurs films, en s'éloignant d'un schéma narratif propre à l'affect.
En fait, c'est con mais je comprend pas bien ou tu veux en venir, pour toi, il n'y aurai pas d'idées pures possibles a travers l'art ?