Je mets mon avis qui remonte que à 1 mois (en enlevant les conneries)
Je viens de revoir Citizen Kane.
Enfin revoir est un bien grand mot étant donné que ma première "vision" remonte à ~6 ans quand j'avais arrêté le film au milieu tellement je m'emmerdais.
Et c'est un immense chef d'oeuvre. Alors que je m'attendais plutôt à une mise en scène classique, une sorte de condensé de ce que fut le cinéma américain par la suite (Coppola, Lumet, Eastwood...) en fait pas du tout. C'est nouveau, unique, incroyablement maitrisé, et chaque plan ou mouvement de caméra est un pur bonheur. On est entre un classicisme épuré et quelques petites touches baroques géniales.
Le cheminement du récit est parfait, tout en flashback selon les souvenirs des interlocuteurs autour du mystère entourant les derniers mots de Kane "Rosebud". Et finalement le film est plus une réflexion sur la vie de chaque homme que sur la vie de cet homme en particulier. La vie de Kane est utilisée pour résumer la vie qu'on est tous inévitablement condamné à mener. Ce film est incroyablement fort, et même sans connaitre parfaitement Charles Foster Kane j'étais très ému vers la fin, par la dernière scène ou il apparait et les images qui s'en suive. On pourrait analyser la dernière image et la révélation finale pendant des heures.
Welles a une présence incroyable, et même si quelques acteurs surjouent un peu ici et là peu importe.
Ce film contient tout ce qu'on peut espérer. C'est à dire des plans mémorables, des scènes inoubliables, un scénario parfait, émouvant et profond qui me fera réfléchir pendant très longtemps et un personnage qui restera unique à jamais dans mon esprit.
D'ailleurs j'ai reregardé le film le lendemain de ma vision et ce fût tout aussi grand, à chaque scènes y'a des petits détails auxquels t'avais pas fais gaffe avant, c'est grandiose.
@FranklinSalas
Dommage pourtant d'après ce que j'ai pu voir de tes goûts, les nôtres sont assez proches. Mais bon ton film préféré est Fanny et Alexandre donc je te pardonne.
@Leprodiss
Toi t'es un cas désespéré tu me déçois même plus 