Le 18 septembre 2016 à 10:50:59 Zevrann a écrit :
Le 18 septembre 2016 à 09:56:53 -Assurance- a écrit :
Et pourtant un beau noir et blanc est tellement plus sublime à contempler qu'une couleur banaleConcernant le cinema asiatique j'avais les mêmes réserves mais à force d'en voir, je digère mieux ce genre de jeu très expressif. Il faut aussi partir de l'idée qu'il s'agit de cinémas plus éloignés culturellement et que le but n'est pas d'y voir un cinéma occidental bis. Il n'y aurait rien de pire qu'un cinéma mondial standardisé.
Après je dis pas que le cinéma asiatique est naze et ne devrait pas exister, je pense juste que je suis pas réceptif et tant mieux si certains aime.
Après pour le noir et blanc, c'est ma limite, je peux pas
Ta "non réception" à ces genres de films est compréhensible, on ne peut pas forcément "dompter", par exemple, les films asiatiques du premier coup ou même les films en noirs et blanc. Aimer le cinéma, ses différentes nationalités, ses différentes périodes, ça s'apprend, c'est au long terme. Après tout dépend si chercher cet "apprentissage" fait partie de tes objectifs.
Enfin, du moins, c'est comme ça que je le vois. ![]()
Citizen Cane
Assurance
Il a bien dit que la fin des années 70 est sa limite pour lui, donc il doit bien savoir que ça n'est pas dans les années 80 (à part les premières années peut être et encore tout ça se discute)
Le 18 septembre 2016 à 14:49:45 AllSunny a écrit :
AssuranceIl a bien dit que la fin des années 70 est sa limite pour lui, donc il doit bien savoir que ça n'est pas dans les années 80 (à part les premières années peut être et encore tout ça se discute)
C'était un clin-d'oeil à Durendal et l'une de ses sempiternelles approximations.
Le 18 septembre 2016 à 11:34:51 AllSunny a écrit :
Ce qui me saoulait le plus dans le cinéma asiatique en commençant, c'était surtout la distinction des visages (no racisme). Mais finalement c'est aussi une question d'habitude ce problème disparaît progressivement.
Pour les noms des personnages dans les films coréens ou taïwanais c'est chaud à suivre aussi. ![]()
J'avais vu le clin d'oeil (maintes fois fait) mais ici c'est hors propos.
+ Oui les noms coréens, c'est pas la joie pour nous.
Surtout qu'ils s'appellent tous Park ou Kim.
Pour les Park, j'ai pas l'impression qu'il y en a pas beaucoup par rapport aux Kim, mais si tu le dis.
Ou Lee. Et s'il y en a deux sur le terrain, c'est un grand appartement.
Pour moi, c'est surtout difficile tout court de retenir le nom d'un personnage, peu importe la nationalité. ![]()
J'espère pour vous que vous ne travaillez pas dans l'animation, parce que ne pas retenir les prénoms, lorsqu'on s'occupe d'un groupe d'enfants, ça peut être sacrément handicapant. ![]()
Le 19 septembre 2016 à 01:21:04 Snakier a écrit :
Je suis comme toi, à tel point que l'espace de quelques minutes j'avais oublié que les prénoms du personnage de ce film étaient Charles FosterJ'ai un véritable problème avec les noms de personnages
Putain la même ![]()
Alors que dans la vie quotidienne, c'est les noms des gens que je retiens le plus
I'm a paradox
Le 18 septembre 2016 à 11:38:12 AllSunny a écrit :
+ par curiosité, qu'est ce que tu n'aimes pas dans Le nouvel hollywood ?
Méprise de ma part, je me suis emmêlé les pinceaux, j'ai rien contre le nouvel holywood
Ça y'est je l'ai enfin vu. Incroyable de se dire que ce film est sorti en 1941 tant il n'a pas pris une ride. C'est le genre de films ou chaque plan, chaque mouvement de caméra, chaque dialogue est parfait et raconte sa propre histoire. Orson Welles dégage un charisme a faire passer Charlton Heston pour une huître, ce mec est aussi à l'aise devant que derrière la caméra.
J'ai pris un immense plaisir à suivre l'intrigue et découvrir les multiples facettes du personnage de Kane, j'ai vraiment pas décroché une seule fois les yeux de l'écran. Bref gros coup de cœur pour cet immense film qui rentre assurément dans mon top 20.
Le 18 septembre 2016 à 15:46:10 Frantisek a écrit :
Le 18 septembre 2016 à 11:34:51 AllSunny a écrit :
Ce qui me saoulait le plus dans le cinéma asiatique en commençant, c'était surtout la distinction des visages (no racisme). Mais finalement c'est aussi une question d'habitude ce problème disparaît progressivement.Pour les noms des personnages dans les films coréens ou taïwanais c'est chaud à suivre aussi.
En chinois aussi. Là c'est surtout le problème entre la prononciation et comment c'est écrit dans les sous-titres ![]()
Le 19 septembre 2016 à 11:59:33 spatiopirate a écrit :
Ça y'est je l'ai enfin vu. Incroyable de se dire que ce film est sorti en 1941 tant il n'a pas pris une ride. C'est le genre de films ou chaque plan, chaque mouvement de caméra, chaque dialogue est parfait et raconte sa propre histoire. Orson Welles dégage un charisme a faire passer Charlton Heston pour une huître, ce mec est aussi à l'aise devant que derrière la caméra.J'ai pris un immense plaisir à suivre l'intrigue et découvrir les multiples facettes du personnage de Kane, j'ai vraiment pas décroché une seule fois les yeux de l'écran. Bref gros coup de cœur pour cet immense film qui rentre assurément dans mon top 20.
Je partage exactement le même ressenti que toi en étant sorti de ce film. Il est tout simplement incroyable et on voit très bien en quoi il a pu influencer tant de réalisateurs postérieurs.
Vu il y a assez longtemps, peut-être trop jeune pour en apprécier toute la substance.
Revu hier soir sur la télé. Evidemment, c'est un monument. Chaque plan, chaque scène mériterait un arrêt sur image tellement tout est soigné, millimétré... La scène où Charles traverse le couloir avec les colonnes puis est filmé dans un miroir, j'arrive même pas à comprendre comment c'est possible de filmer un truc pareil, d'en avoir l'idée. Pur génie.
J'aime beaucoup les dernières séquences. La scène de la rupture avec sa femme, les scènes dans son palais vide, où les profondeurs de champs sont utilisées à merveille et durant lesquelles tout le génie de Welles explose.
Rosebud. L'innocence perdue, arrachée. La seule chose que Kane n'a jamais pu retrouver ni acheter. Toutes ces statues antiques n'étaient qu'un moyen de retrouver un morceau du passé, de remettre la main sur une innocence perdue.
Magnifique...
Ma critique :
Souvent étiqueté comme étant le meilleur long métrage de tous les temps grâce à son côté très novateur pour l'époque. Même si, il n'est pas le seul qui peut se targuer d'être estampillé de la sorte (on attribue ce qualificatif laudatif également au Western Spaghetti de Léone "Le bon, la brute et le truand, n'est-ce pas Tarantino ? . Je l'ai entendu aussi pour "Il était une fois en Amerique" toujours de notre bon Sergio, Idem pour Forrest Gump ou encore la ligne verte ...)
Mais l'écho résonne encore plus lorsqu'il s'agit d'évoquer la toute première réalisation d'Orson Welles, il délivre d'ailleurs une performance saisissante qui force l'admiration. La raison d'un tel écho ? L'impact qu'a eu ce film dans l'histoire du cinéma. Il y a eu selon les spécialistes et des cinéphiles un avant et un après Citizen Kane. Il n'invente finalement rien mais il le renouvèle d'une toute nouvelle manière. Photographie clair/obscur pour bien dissocier le situations, travelling réguliers (ce qui n'était pas coutume à l'époque), la profondeur de champ qui offre quelques plans magnifiques (La scène avec le petit Kane qui joue dans la neige en arrière-plan, celle qui prend toute la longueur de la table des employés du journal lors de son inauguration festive, toutes celles dans son immense Palais, et celle en contre-plongée lors de son meeting pour glaner la présidentielle et enfin et surtout, l'utilisation massive des Flashback.
Est-ce qu'il mérite autant de louanges ? Tout dépend de la façon on se positionne. C'est un bon film c'est indéniable avec un superbe travail sur les lumières et les décors. Le jeu d'acteur d'Orson Welles comme je l'ai dis est incroyable, le scénario lui ne l'est pas, mais c'est aussi ce qui en fait sa force. C'est une histoire comme une autre d'un Magnat New Yorkais qui passe de la cime à l'abime et qui finit dans la solitude à force d'être un peu trop mégalo et égotique. J'ai aimé la vision du réalisateur (et non de l'acteur) Welles pour l'écriture du personnage de Kane, et des autres protagonistes. Un peu trop souvent dans les films on tire la ficelle d'un côté ou de l'autre, à savoir que cette personne est soit bonne ou mauvaise, et on tombe dans la caricature de la dichotomie. Ici ce n'est pas le cas du tout.
Kane a beau avoir tous les défauts du monde, il n'en reste pas moins quelqu'un de bon, seulement il ne s'aime pas, et le manque qu'il a eu durant son enfance l'a hanté toute sa vie si bien qu'il achève ses dernières paroles sur un mot qui évoque pour lui un souvenir douloureux, celui qui a changé totalement le cours de son existence et qu'il regrette amèrement dans son lit de mort .
C'est bien connu, tu ne peux aimer quelqu'un si tu ne t'aimes pas toi-même, cette phrase a elle seule pourrait résumer la vie de cet homme.
Maintenant, comment se positionner pour lui attribuer une note ? Sur la qualité du film en lui-même ? qui intrinsèquement ne fait pas partie des plus grands chefs d'œuvres du cinéma.
Ou bien, sur la qualité du film corroboré à l'impact qu'il a eu par la suite pour le 7ème art, en étant un Formidable instigateur de son époque ? Dans ces cas la, une note d'excellence s'impose d'elle-même.
Pour ma part, j'ai choisi de ne surtout pas omettre son historique plus que flatteur et la dimension qu'il a pu avoir, mais le plaisir que j'y ai pris primera toujours avant tout.
Ma note Allociné : 3,5/5. Compte : Le Clown Dansant
Je suis un peu déçu.
Vu la réputation du film, je m'attendais à prendre l'une des plus grandes claque de ma vie mais ce n'est pas le cas (j'ai tout de même beaucoup aimé le film).
Comme d'habitude avec Wells la réalisation est excellente ( je pense à la scène avec la succession des dîners avec sa femme et qui au fil du temps montre son changement de comportement), mais il également monstrueux dans le rôle titre où il domine chaque scène du film avec un charisme hors du commun.
Peut-être comme pour The Social Network la baffe aura lieu lors d'un deuxième visionnage.
Un très bon film mais je lui préfère La Dame de Shanghai et Falstaff.
Heeeu, le film est terrible, je l'ai vu il y a des années et il m'a laissé une marque car la mise en scène est de très bonne facture, je me souviens du plan qui passe à travers la vitre et on parle d'une époque où les effets numériques n'existent pas donc chapeau Monsieur Welles. L'histoire va être repris par le film Vidocq, une parodie de Ca Cartooon avec les Looney Tunes,. Bref, le film a influencé certains et d'autres qui le citent comme le meilleur film de tous les temps, ce n'est pas à moi de le dire mais il est immanquable.