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Un film bouleversant, qui a définitivement fait entrer Lars von Trier dans mon petit panthéon personnel. Avoir vu les non moins excellents Dancer in the Dark et Breaking the Waves m'a également aidé à comprendre exactement ce que faisait Trier. Montrer comment la bonté (incarnée par Kidman cette fois) ne peut vivre dans le monde des hommes.
Comme les deux films cités, Dogville est terrible et largement misanthropique. La très progressive descente aux enfers rend le film épuisant (3 heures à nouveau), mais avec cette fin classieuse qui casse la tradition. Particulièrement fan de la dernière réplique de Kidman "there are certain things you have to do yourself" qui enterre à peu près tout en terme de classe (les films d'action peuvent aller se coucher).
Une fin en forme de sentence divine, pourquoi pas. C'est un peu un retour de violence.
Concernant la signification du film, perso c'est le générique qui m'a gravement interpellé. Souvenez vous, c'est sur du David Bowie et on voit défiler des images très brutes de personnes (principalement des noirs) dormant dans la rue, mais ça transmet plutôt une certaine beauté (ce serait pas décalé de voir ces images pour une publicité humanitaire). Et d'après ce que j'ai vu en interviews, Von Trier a un regard pas si noir sur ces habitants de Dogville.
Je sais pas, aidez moi.
Pour ce qui est de l'anti-américanisme, je l'ai pas vu non plus. Pour moi la mesquinerie, la petitesse, le manque profond de dignité et l'égoïsme des habitants de Dogville n'est certainement pas le propre des américains uniquement.
Film excellent en tout cas.