C'est plus un film de mise en scène que de scénario, donc c'est difficile de résumer le film en trois lignes.
A partir de la dolce vita, Fellini est devenu plus un faiseur de fresque qu'un conteur, son tallent ne pouvant se limiter à une simple intrigue pseudo-néoréaliste. Tout ses films qui suivront sont plus des visites d'univers décalés que des contes moraux, après on aime ou on aime pas. Ce qui m'impressionne avant tout c'est la dimension de ses films, il y a toujours énormément de figurants, chacun à sa réplique (ou presque), et contribue à la mosaïque.
Huit et demi est tout simplement un autoportrait du cinéaste en 1963. En panne d'inspiration scénaristique, il décide de "se" filmer lui, de filmer son blocage créatif, et il en nait un chef-d'oeuvre foisonnant d'idées.
Enfin voila, j'en ai marre de justifier l'existence d'un chef-d'oeuvre. 