http://www.cinematek.be/?node=17&event_id=400063102
je l'avais déjà vu deux fois et dans de très bonne condition vu que j'ai un projecteur et l’équipement qui va avec a la maison. Mais le voir au cinéma c'est une autre chose, j'ai été happé et hypnotisé dès les premières notes Haendel. Ce film est proche de la perfection.
Ah cool, j'essayerai de faire le déplacement jusque Bruxelles pour la séance du 14 tiens !
Chef-d'oeuvre ![]()
Par contre la bande du film est par moment en mauvais état, il y a une quelques saut de quelques seconde de tant à autres.
Pour l'instant c'est le Kubrick que j'ai le moins aimé, tous les autres je les ai revu ou je compte les revoir, mais celui là ça m'étonnerait ![]()
Le moins aimé parce que c'est assez ennuyant (surtout la seconde partie) que l'histoire n'est pas intéressante et ne m'a pas ému non plus, mais je ne pense pas que j'étais censé l'être en voyant Barry avec son moignon puisque c'est tout de même bien mérité. Puis c'est vrai aussi que cette période ci de l'histoire, en angleterre, chez les aristos, ce n'est pas le genre de film que je recherche.
Ensuite les points qui sont incontestables et qui font que pour beaucoup, il s'agit d'un chef d’œuvre, c'est évidemment la mise en scène, les plans parfaits, l’esthétique, la reconstitution de l'époque, la recherche de la perfection, il n'y a aucun reproche à faire sur la forme, aucun défaut.
La bande originale, très bien aussi, malgré une sur-utilisation du thème de la sarabande.
Donc une fresque qu'on contemple pendant 3heures.
Mais en terme de contemplation, (car il s'agit de ça ) j'ai toujours préféré contempler le ciel plutôt qu'un tableau de maître et c'est pourquoi j'adore 2001 et moins Barry Lyndon, sans compter que dans 2001 il y a un but, un suspense, qui est totalement absent dans Barry Lyndon puisqu' on nous spoile dès le début de la seconde partie qu'on va nous raconter les malheurs de Barry... bon même si on avait deviné dès le début, l'ascension puis la chute... mais quand même, avant de visionner le film, rien ne me disait que ça allait finir mal ou bien ! et même ça on a pas voulu me laisser le découvrir.
Je n'attends pas du Cinéma qu'on me présente simplement une toile, une fresque (pour le coup Barry Lyndon est une pure œuvre du 7eme art
) je recherche aussi du divertissement, un scénario, qu'on me tienne en haleine, ce qui n'est donc pas le cas ici.
7.5/10
C'est une sacrée erreur de résumer Barry Lyndon à de la contemplation quand même... ![]()
Barry Lyndon, c'est ni plus ni moins le Tony Montana du 18ème ![]()
En effet, c'est une oeuvre à apprécier dans son ensemble.
Ce film ![]()
Le 06 avril 2015 à 11:25:05 kingrabbit----_ a écrit :
Barry Lyndon, c'est ni plus ni moins le Tony Montana du 18ème
C'est exactement ça ![]()
Je trouve ça fou qu'on puisse dire que ce film est ennuyant tant la narration et le rythme sont si bien maîtrisées, mais bon, j'imagine que cela dépend des sensibilités de chacun. ![]()
Barry Lyndon pour moi c'est l'archétype du film parfait, quasiment sans accro, l'épopée et la décadence du personnage, un vrai roman visuel.
Dans 1h30 sur la 25! ![]()
Non mais considérer Barry Lyndon comme de la simple contemplation sans scénario mais aaaaargh
Merci tu m'a convaincu.
"Mais en terme de contemplation, (car il s'agit de ça )"
En même temps que veux-tu que je réponde à ça?
Barry Lyndon c'est un film qui est maîtrisé formellement, ça tu l'as dit. Mais c'est aussi un film sur l'arrivisme, avec ce type qui ne recule devant rien pour arriver à ses fins. Et son seul semblant d'honneur le mènera à sa perte.
Et lire des trucs du genre "puisqu' on nous spoile dès le début de la seconde partie qu'on va nous raconter les malheurs de Barry"... Non mais franchement? Ça veut dire quoi ça? L'Impasse c'est nul car on voit la fin du film au début? Citizen Kane c'est nul car on sait qu'il meurt au début?
Le fait de voir la fatalité et de s'attendre à la fatalité n'est en rien du spoil. Il faudrait abandonner cette idée qu'un bon film soit fait de rebondissements et de twists un de ces jours...
Trop nul ce film sans rebondissement, M. Night Shyamalan devrait en faire un remake.
Barry Lyndon c'est nul y'a pas de twist comme dans Inception le meilleur film du monde. ![]()
"puisqu' on nous spoile dès le début de la seconde partie qu'on va nous raconter les malheurs de Barry"
C'est le principe même de la tragédie, de sa définition et de sa réalisation depuis le théâtre antique grec : la fatalité qui s'abat sur le héros. Et comment créer le sentiment de fatalité chez le spectateur ? En lui disant dès le début que ça va mal finir, et en lui laissant contempler l'impossibilité d'échapper, pour le héros, à la chute. C'est pour ça que le narrateur "ferme" l'issue de l'histoire de Barry dès la seconde partie du film, tout en laissant germer quelques infimes lueurs d'espoir chez le spectateur avant de les briser successivement: Barry va-t-il obtenir un titre de noblesse ? Non désolé, tu étais prévenu. Le fils de Barry va-t-il survivre ? Barry va-t-il gagner le duel final ? Idem.
On te rajoute des faux suspens pour amplifier l'effet de fatalité, pour te faire croire une seconde que Barry peut échapper aux malheurs qui l'attendent, avant de briser tes espoirs et de te ramener à la "prophétie" énoncée par le narrateur.
L'intérêt est donc bien plus grand que de simplement vouloir nous surprendre par l'orientation que prend à tel moment du film l'histoire. Le drame de la vie de Barry Lyndon est puissant justement car il est annoncé, car le spectateur sait qu'il n'y a pas d'échappatoire.
L'émotion vient de là, car on regarde tous Barry espérer, se débattre, tenter d'échapper à sa tragédie, en sachant qu'il n'y arrivera pas, alors que lui même l'ignore. L'émotion vient de ce savoir que possède le spectateur et qu'ignore Barry. On est donc toujours en distance avec lui, car on connait l'issue qu'il ignore, et pourtant c'est aussi ça qui fait qu'on a de l'empathie pour lui, car à chaque moment (rare) de bonheur ou d'espoir dans ses tentatives pour s'en sortir, on se dit: le pauvre, s'il savait.
Le 07 avril 2015 à 01:44:24 Jonapoire a écrit :
"puisqu' on nous spoile dès le début de la seconde partie qu'on va nous raconter les malheurs de Barry"
C'est le principe même de la tragédie, de sa définition et de sa réalisation depuis le théâtre antique grec : la fatalité qui s'abat sur le héros. Et comment créer le sentiment de fatalité chez le spectateur ? En lui disant dès le début que ça va mal finir, et en lui laissant contempler l'impossibilité d'échapper, pour le héros, à la chute. C'est pour ça que le narrateur "ferme" l'issue de l'histoire de Barry dès la seconde partie du film, tout en laissant germer quelques infimes lueurs d'espoir chez le spectateur avant de les briser successivement: Barry va-t-il obtenir un titre de noblesse ? Non désolé, tu étais prévenu. Le fils de Barry va-t-il survivre ? Barry va-t-il gagner le duel final ? Idem.
On te rajoute des faux suspens pour amplifier l'effet de fatalité, pour te faire croire une seconde que Barry peut échapper aux malheurs qui l'attendent, avant de briser tes espoirs et de te ramener à la "prophétie" énoncée par le narrateur.
L'intérêt est donc bien plus grand que de simplement vouloir nous surprendre par l'orientation que prend à tel moment du film l'histoire. Le drame de la vie de Barry Lyndon est puissant justement car il est annoncé, car le spectateur sait qu'il n'y a pas d'échappatoire.
L'émotion vient de là, car on regarde tous Barry espérer, se débattre, tenter d'échapper à sa tragédie, en sachant qu'il n'y arrivera pas, alors que lui même l'ignore. L'émotion vient de ce savoir que possède le spectateur et qu'ignore Barry. On est donc toujours en distance avec lui, car on connait l'issue qu'il ignore, et pourtant c'est aussi ça qui fait qu'on a de l'empathie pour lui, car à chaque moment (rare) de bonheur ou d'espoir dans ses tentatives pour s'en sortir, on se dit: le pauvre, s'il savait.
Je n'aurais pas dit mieux, tu décris très bien la chose.