Le 29 septembre 2016 à 20:22:10 AllSunny a écrit :
Quand tu dis jusqu'à 1964 à peu près, c'est du début à 1964 ? Dans ce cas, je note, parce que oui, ça m'intéresse vraiment (même si mes problèmes par rapport au téléchargement bloquent un peu tout)
"Au début des années 1960, tandis que certains rédacteurs des Cahiers quittent la revue pour réaliser leurs films, Éric Rohmer occupe le poste de rédacteur en chef jusqu'à son éviction par Jacques Rivette en 1963. En 1964, au moment où le jeune Serge Daney, qui allait devenir le critique le plus influent de sa génération, entre aux Cahiers, des parts de la revue sont rachetées par Daniel Filipacchi, qui entre en conflit avec la rédaction pour vouloir imposer sa conception éditoriale : plus de couverture jaune, nouveau format de 22 x 27,5 cm. Une nouvelle génération de critiques s'impose et ouvre la revue à la modernité, à de nouvelles cinématographies et aux courants théoriques qui bouleversent la vie intellectuelle de l'époque : structuralisme, psychanalyse, marxisme, sémiologie. Les Cahiers rencontrent Jacques Lacan, Michel Foucault, Roland Barthes... et se politisent peu à peu. Le début de l'année 1968 est marqué par le soutien à Henri Langlois, menacé à la Cinémathèque française, puis les "états généraux du cinéma" et enfin les événements de mai."
J'ai trouvé ça sur wikipedia. Le rachat par Filipacchi correspond à la fin de la "période jaune".
Et oui c'est du début (en 1951 je crois) jusqu'en 1964. C'est la période la plus intéressante des Cahiers selon moi. Et c'est, plus "objectivement", les années durant lesquelles ils ont été le plus influent et le plus important.
Ah d'accord, effectivement, ça semble plus intéressant à vue d'oeil. (difficile de juger quand on en a jamais lu, mais je te fais confiance)
Le 29 septembre 2016 à 13:27:08 Melaine a écrit :
- Mais qui a tué Harry ? (1955) : le film est drôle, la photo est très belle, mais ça ne va pas tellement plus loin.
J'ai toujours été impressionné par la capacité de Hitchcock, dans ce film, à maîtriser un style duquel il était apparemment éloigné - je veux parler des comédies des studios Ealing, celles des Hamer, Mackendrick et autres Crichton - tout en le fondant dans son propre concentré d'understatement, réalisant ainsi une comédie tout à fait unique et originale. Sans oublier l'équipe dont il s'est, une fois de plus, superbement entouré : Robert Burks (sa photographie m'a presque convaincu d'aller m'installer dans le Vermont), Bernard Herrmann (pétillante et inquiétante à la fois, sa composition est une belle réussite) et le casting, qui semble se délecter avec le spectateur d'un mélange détonnant de pittoresque et de flegmatisme. Je le considère personnellement comme une des plus belles réussites du Maître, mais il faut avouer que si l'on n'adhère pas au comique de situation, le film peut s'avérer fort pénible et ennuyeux.
Le 29 septembre 2016 à 13:56:26 Kit-fisto24 a écrit :
Ahah en gros une bonne partie de sa filmo quoi. Je me demande combien de réalisateur peuvent se targuer d'avoir autant "d'indispensables " ( même si bien sur cette notion est subjective).
Si l'on parle en nombre de grands films (ou tout simplement en terme de bons films, ce qui est déjà pas mal), Ford l'emporte sans doute haut la main, son oeuvre n'étant finalement pas si inégale au vu de son extrême productivité.
Si l'on parle en nombre de grands films (ou tout simplement en terme de bons films, ce qui est déjà pas mal), Ford l'emporte sans doute haut la main, son oeuvre n'étant finalement pas si inégale au vu de son extrême productivité.
Il y a aussi Bergman, ou Godard.
Le 29 septembre 2016 à 20:01:33 AllSunny a écrit :
Enfin bon. Sinon Jean Douchet c'est un fan ultime de Mizoguchi ? (j'habite à deux pas de chez lui et j'ai lui ai déjà parlé rapidement une fois)
"Fan ultime" c'est presque un euphémisme, lui quand il aime un cinéaste il se met des œillères. ![]()
Le 29 septembre 2016 à 20:20:16 Melaine a écrit :
Je te le recommande chaudement, les numéros de la période jaune (jusqu'à 1964 je crois) sont vraiment passionnants.
La belle époque des articles assassins et pleins de mauvaise foi signés Truffaut. ![]()
De toute façon, il faut se confronter à différents points de vue critique, pour le meilleur et le pire. J'ai toujours été intrigué de lire ce genre de chose, par exemple Truffaut descendre David Lean au profit de je sais plus qui, selon Tavernier.
Le 29 septembre 2016 à 22:16:36 Melaine a écrit :
Si l'on parle en nombre de grands films (ou tout simplement en terme de bons films, ce qui est déjà pas mal), Ford l'emporte sans doute haut la main, son oeuvre n'étant finalement pas si inégale au vu de son extrême productivité.
Il y a aussi Bergman, ou Godard.
Pour les cinéastes dont l'oeuvre s'étend sur plus d'un demi-siècle, ce sont certainement les prétendants les plus sérieux, effectivement (on peut aussi rajouter Kurosawa pour le continent asiatique).
Bonjour à tous, il y a peu de temps j'ai regardé un film d'Hitchcock au lycée (La main au collet) et actuellement on travaille sur un projet dessus.
Pour ma part, je dois expliquer pourquoi Hitchcock est-il le maître du suspense ? Pouvez-vous me le dire de manière générale et avec un exemple dans La main au collet si possible ? Est-ce une appellation officielle ? Que lui doit ce nom ?
Merci d'avance.
Je pense que le bouquin "Hitchcock par Truffaut", qui est très court, t'aidera à voir plus clair sur la question.
Sauf erreur, on l'appelle "maître du suspense" surtout par rapport à l'effet "bombe piégée" dans ses films (c'est dit dans ledit bouquin) :
Au lieu de jouer sur la surprise en faisant exploser une bombe dans une scène quand le spectateur ne s'y attend pas, on lui fait réaliser bien avant l'explosion l'existence d'une bombe. Il y a alors un suspense "va-t-elle exploser ? Les personnages autour vont-ils s'en sortir ?". Et généralement, il n'y a que le spectateur qui connaît l'existence de cette bombe, les personnages concernés dans la scène ne le savent pas, il y a donc une "complicité" entre les spectateurs et le réalisateur.
A priori, Hitchcock a largement popularisé ce type de suspense à son époque, d'où le surnom.
Bien évidemment, sa carrière ne se limite pas du tout à ça. Par ailleurs, je ne suis pas sûr qu'il y ait une scène à suspense de ce type dans La main au collet, par ailleurs.
Mais un exemple banal de la bombe piégée, au sens propre, en voilà un dans un autre film mineur : https://www.youtube.com/watch?v=qukz70OaYf0
Merci beaucoup, j'up une dernière fois au cas où quelqu'un aurait des informations supplémentaires. ![]()
Par ailleurs, ta vidéo m'aide beaucoup, merci encore ![]()
Le 28 décembre 2016 à 22:41:32 AllSunny a écrit :
Je pense que le bouquin "Hitchcock par Truffaut", qui est très court, t'aidera à voir plus clair sur la question.Sauf erreur, on l'appelle "maître du suspense" surtout par rapport à l'effet "bombe piégée" dans ses films (c'est dit dans ledit bouquin) :
Au lieu de jouer sur la surprise en faisant exploser une bombe dans une scène quand le spectateur ne s'y attend pas, on lui fait réaliser bien avant l'explosion l'existence d'une bombe. Il y a alors un suspense "va-t-elle exploser ? Les personnages autour vont-ils s'en sortir ?". Et généralement, il n'y a que le spectateur qui connaît l'existence de cette bombe, les personnages concernés dans la scène ne le savent pas, il y a donc une "complicité" entre les spectateurs et le réalisateur.A priori, Hitchcock a largement popularisé ce type de suspense à son époque, d'où le surnom.
Bien évidemment, sa carrière ne se limite pas du tout à ça. Par ailleurs, je ne suis pas sûr qu'il y ait une scène à suspense de ce type dans La main au collet, par ailleurs.
Mais un exemple banal de la bombe piégée, au sens propre, en voilà un dans un autre film mineur : https://www.youtube.com/watch?v=qukz70OaYf0
Je pense que l'exemple le plus concret pour expliquer ce principe, c'est le fameux plan-séquence d'ouverture de la voiture piégée dans Touch of Evil de Welles: https://www.youtube.com/watch?v=Yg8MqjoFvy4 .
On voit clairement que les réalisateurs de l'époque reprennent ce principe et s'essaient à l'exercice à leur façon.
Marrant je regardais les coffrets et je vois qu'il n'y a pas souvent Rebecca comme dans le gros coffret blu-ray. Pourtant ce film est quand même d'une qualité incomparable à des quasi-navets comme la mort aux trousses (avec ses transitions qui tombent à la plat, la scène ridicule du mont rushmore) ou encore l'homme qui en savait trop qui est franchement indigeste.
Rebecca est un des Hitchcock les plus marquants, qui plus est il comporte déjà tous les éléments des grands Hitchcock, son sens du suspense, l'ambiance malaisante.
Ca doit être un des réalisateurs où je suis le plus souvent en désaccord avec les gens. Fenêtre sur cour est peut-être magnifique mais et au-delà de la virtuosité technique et de l'aspect formel, c'est un film tout de même bien creux (toute proportion gardée).
Après j'ai pas envie de me faire des ennemis 
C'est grave de n'avoir vu que deux films d'Hitchcock ? ![]()
J'ai vu la mort aux trousses hier et c'est celui que j'ai le moins apprécié de tous les Hitchcock que j'ai pu voir. Je l'ai trouvé longuet et très bavard..
J'ai bien plus apprécié Psychose, Fenêtre sur Cour, Vertigo ou encore l'Inconnu du Nord-Express.
Le 09 août 2017 à 15:33:44 GreenWeek a écrit :
C'est grave de n'avoir vu que deux films d'Hitchcock ?
Oui.
A part Hitchcock y a déjà eu d'autres réalisateurs stars qui étaient tellement bankables qu'on mettait leurs têtes sur l'affiche de leurs films ?
J’ai vu Jeune et innocent hier c’était pas mal du tout mais j’ai une question sur la fin À cause de quoi le mec coupable s’évanouit? je devais penser à un autre chose à ce moment là donc ca m’est surement échappé...
Ah aussi concernant « le crime était presque parfait » que j’ai regardé deux fois alors qu’il y a un autre truc qui je comprends toujours pas
Il fait quoi avec le tissu qui a servi à étrangler sa femme? Je comprends pas sa manip