Avec "Insomnia", "Final Cut" et "Photo Obsession", Robbin Williams rappelle en fin de carrière qu´il porte toujours aussi bien le costume de la tragédie et du drame depuis "Le Cercle des poètes disparus", alors que les années 90 le laissent souvent dans les mémoires comme le gentil clown qu´il a pu être aussi.
"Photo Obsession", par son réalisme, nous rappelle que l´on dépend de gens pour beaucoup de choses dans notre vie, des gens qui manipulent des tranches de vie, la votre comme la mienne. Ici il s´agit d´un photographe, métier souffrant dans notre actuelle société de la mode numérique comme le souligne anecdotiquement le film, qui n´est qu´un passant dans la vie d´une famille, alors que cette denrière est tout pour lui. Il est un membre indirect de ce groupe, ayant suivi leurs vies à travers leurs photos qu´il développe et duplique pour lui même, effaçant ses propres murs derrière les clichés familiaux. Petit à petit sa propre vie se mêle par l´imaginaire à la leur, jusqu´a une terrible réalité qui nuit à son bien-être et aux leurs...
Fascinant comme le film joue avec les images chaleureuses de la famille et les ambiances froides voire glacées du célibat et de la vie de Sy.
Un film curieux qui vaut le coup d´oeil.