Le 07 décembre 2024 à 15:00:44 :
Le 11 août 2023 à 12:58:52 :
Le 05 juin 2020 à 21:34:02 :
Je ne comprendrais jamais ceux qui défendent le 3 en atomisant le 2
Les quelques qualités qu'on peut trouver à Robocop 3 ne suffisent pas à rattraper la platitude de l’exécution téléfilmesque de l'ensemble !
Je veux dire, il faut quand même être aveugle! Vous avez vu ces cadrages fadasses, ce découpage moisi dans l'action, cet humour pourri, ces (nombreux) personnages faiblards et ces péripéties mollassonnes ?
Le Robocop de Verhoeven est non seulement, une oeuvre extrêmement intelligente et percutante dans son contenu mais il a surtout une forme et une efficacité incroyable dans son exécution !
C'est à la fois rythmé, drôle, effrayant, mélancolique, fun, émouvant et excitant !
Au delà de la réflexion qu'il suscite, c'est un film qui fait ressentir des choses à son spectateur bordel !
Et en cela j'aurais toujours un petit faible pour le 2, qui même s'il est extrêmement balourd et régressif dans son approche est au moins beaucoup plus fun, excitant et divertissant que ce "truc" mou, ringard et informe qu'est le troisième épisode !
Le 2 est la prolongation du 1 mais juste sans le génie de Verhoeven
Pour moi, le 2 et le 3 sont tous les deux très mauvais mais pas pour les mêmes raisons.
Le 3 est très mal exécuté et clairement pensé pour un public plus familial. Mais il y a au moins la tentative de faire un truc un minimum politique (et la pub pour les jouets Rehab est une idée de génie, c'est parfaitement cynique et ça aurait complètement eu sa place dans le premier film).
Le 2 à l'inverse est techniquement bien foutu mais semble avoir été écrit par quelqu'un qui n'a rien compris au premier film et qui a juste fait un délire pour ado. Par exemple, il y avait un propos assez intéressant dans le premier film autour du patron de l'OCP qui semblait être un self-made-man à l'ancienne qui ne se rendait pas compte que les cadres de l'entreprise perdaient absolument toute éthique. Dans le 2, le mec est devenu M. Burns. De même, les pubs du premier film caricaturait les pires aspects de l'Amérique : la fascination pour les grosses bagnoles, la guerre vue comme un jeu et la médecine comme un business. Dans le 2, les pubs n'ont aucun autre intérêt que de choquer.
Dans le premier, le Vieux (le patron) est déjà très froid comme gars. Un cadre se fait buter devant lui par un robot, et tout ce qui l'inquiète c'est le glitch qui va lui faire perdre du fric à lui et son entreprise. Dans le deux il n'est pas différent, il est juste plus présent (donc son coté cynique ressort plus).
En effet mais en même temps le vieil homme dans le 1 a un réel souci pour la sécurité publique et est convaincu que son projet de Delta City va améliorer les choses. C'est davantage quelqu'un de déconnecté de la réalité, un naïf optimiste, qui ne se rend pas compte qu'il fait davantage de mal que de bien malgré sa bonne volonté, d'où sa comparaison fréquente avec Ronald Reagan.
Dans le 2 c'est comme s'il avait pris conscience de son pouvoir et qu'il voulait mettre au pas les structures politiques à sa volonté. La transition entre le 1 et le 2 est mauvaise (le 2 est mauvais à la base ceci dit).