Ce qui suit n'est pas une critique, seulement le mot que j'ai écrit pour le journal de mon école afin de promouvoir la diffusion de vendredi. Mais vu que j'ai rien écrit sur ce film ou presque, je la poste
"Vendredi 4 février, à 20h30 en amphi Fourier en VOSTAN, projection spéciale de The Wall à l’occasion de la tournée de David Gilmour dans un concert reprenant l’intégralité de l’album.
D’abord album des mythiques Pink Floyd ayant rencontré un succès phénoménal en 1979, The Wall a servi de support au film éponyme d’Alan Parker, qui reprend l’album entier en tant que bande son, tandis que l’histoire est celle du chanteur Pink, derrière lequel on peut voir Roger Waters parlant de ses problèmes de façon autobiographique. A partir de là, il est presque impossible d’en dire plus, étant donné que le film est tout sauf linéaire, il suit le parcours mental du chanteur, à travers son enfance tourmentée, ses cauchemars, ses visions démentielles et autres fantasmagories.
Réaliser un film expérimental basé sur un groupe très populaire, tout en osant déranger, mettre mal à l’aise, provoquer le spectateur, était une entreprise particulièrement délicate qu’Alan Parker maîtrise de façon époustouflante. Il ne recule devant aucun risque de mise en scène, alignant les plans dignes de tableaux, et surtout les fameuses séquences animées qui sont profondément marquantes car métaphoriques et dénuées de tout scénario « classique ». Réalisateur d’habitude plutôt posé (Mississipi Burning, Midnight Express), Parker produit ici son chef d’œuvre, loin devant le reste d’une filmographie pourtant ambitieuse.
A la fois reflet d’une époque, du mal être d’un chanteur et d’une société, voire d’un monde prisonnier de ses conventions, de ses lois et de ses pulsions, le film, s’il ne peut faire l’unanimité de par sa nature même d’œuvre complexe et dérangée, ne pourra vous laisser indifférent.
Une œuvre rare, précieuse, grandiose, réduite à l’essence même de l’art et du fantasme de cinéma, quasi dénuée de dialogues, une vraie expérience à découvrir absolument en amphithéâtre."