Quelqu'un à déjà vu "Crickets" de Shinji Aoyama ? Ou quelqu'un a déjà réussi à trouver une release ?
Je le trouve nul part, et c'est super frustrant car c'est son seul film introuvable. ![]()
Hey ! Depuis peu j'ai envie de me lancer dans le cinéma japonais, les seuls films que j'ai vu pour le moment sont les 3 Crows, Love Exposure, Confessions et Nobody Knows
Vous auriez pas de bons trucs pas hyper connus (hors classique style les Kurosawa) ?
Et est-ce que les autres films de Nakashima sont biens ? Car j'ai énormément kiffé Confessions
Merci d'avance !
Je connais Nakashima que par Confessions mais d'autres le connaissent ici.
Sinon tu as les films de Shinya Tsukamoto (Bullet Ballet, Tokyo Fist, Tetsuo), de Shunji Iwai (All about Lily Chou Chou, Picnic, Swallowtail Butterfly) d'Hideaki Anno (Ritual, Love & Pop) de Kiyoshi Kurosawa (Kairo, Cure, Tokyo Sonata). C'est déjà pas mal pour découvrir.
Sinon, pour compléter, les films de Shinji Aoyama (Euraka, Tokyo Park), Naomi Kawase (Moe no Suzaku, Still the Water), Shôhei Imamura (Kuroi Ame, Profond Désir des dieux) valent aussi le coup.
Salut ~
Je viens vous demander si vous auriez des films type Slice of life à proposer, pas d'intrigue mais une routine où l'on peut admirer des décors japonais reconnaissables, urbains comme ruraux.
Ma requête est inspirée de Our Little Sister / Umimachi Diary que je viens de voir et que j'ai plutôt apprécié, c'est paisible sans être pompeusement contemplatif !
Merci d'avance ![]()
Top 10 Japon :
1) Love Exposure (Sono Sion)
2) Les 7 Samouraï (Kurosawa Akira)
3) Himizu (Sono Sion)
4) Battle Royale (Fukasaku Kinji)
5) Harakiri (Kobaayashi Masaki)
6) Audition (Miike Takashi)
7) Ran (Kurosawa Akira)
8) Nobody Knows (Kore-eda Hirokazu)
9) Sonatine (Kitano Takeshi)
10) Why don't you play in Hell (Sono Sion)
Le 17 mars 2016 à 00:24:45 Hoshikaze a écrit :
Salut ~
Je viens vous demander si vous auriez des films type Slice of life à proposer, pas d'intrigue mais une routine où l'on peut admirer des décors japonais reconnaissables, urbains comme ruraux.
Ma requête est inspirée de Our Little Sister / Umimachi Diary que je viens de voir et que j'ai plutôt apprécié, c'est paisible sans être pompeusement contemplatif !
Merci d'avance
un peu tard mais regarder du Kore-Eda ou du Ozu c'est bien.
Au fait, t'aimes pas Ozu? 
Le 26 février 2017 à 22:41:56 Rakalax a écrit :
Top 10 Japon :
1) Love Exposure (Sono Sion)
2) Les 7 Samouraï (Kurosawa Akira)
3) Himizu (Sono Sion)
4) Battle Royale (Fukasaku Kinji)
5) Harakiri (Kobaayashi Masaki)
6) Audition (Miike Takashi)
7) Ran (Kurosawa Akira)
8) Nobody Knows (Kore-eda Hirokazu)
9) Sonatine (Kitano Takeshi)
10) Why don't you play in Hell (Sono Sion)
Tu gardes juste Kitano et Kurosawa et on est bon. 
https://www.mad-movies.com/fr/module/99999735/5327/100-ans-de-cinema-japonais
Et shinya tsukamoto vous en pensez quoi ? (Tetsuo , nightmare detective...)
J'aime beaucoup dans la forme et dans les délires
Nightmare detective, c était quelque chose. Mais assez redondant ou alors épuisant quand même.
Le 2 est meilleur, il paraît.
Oui, le 2 est meilleurs selon moi.
Tu as vu d'autres films de lui?
Je les trouve tous un peu épuisant (esthetiquement et à suivre) mais ça ne gêne pas. Ça fait partie de l'expérience du film
Non j ai vu que celui là justement. Je suis prévenu alors pour son style.
Le vieux cinéma japonais est de loin mon cinéma préféré. Je me rappelle encore à 16 ans quand je découvrais les 2 Crows Zero qui me firent découvrir à la fois le Septième Art de ce pays et aussi un des réalisateurs notables. Bon, j'étais encore jeune et je n'accordais aucune importance au cinéma en tant que tel. Toutefois, le déclic n'a pas été suffisant (même si j'adore au plus haut point ce diptyque) et c'est avec une pointe de circonspection que je visionnais Râshomon. Il faut se mettre dans le contexte de la découverte, des prémisses de la cinéphilie et des minables préjugés qui ont la dent dure (le noir et blanc pour ne citer que ça). Résultat des courses : j'ai adoré et plus je regardais des vieux films nippons et plus je devenais accro.
J'ai commencé par les bases, donc Kurosawa, Mizoguchi et Ozu. Pour ce dernier, étrangement j'ai eu plus de mal à m'habituer alors que Mizoguchi était passé comme une lettre à la poste. Actuellement, ces réalisateurs font l'objet d'un véritable culte à mes yeux. Puis, les autres ont suivi dans la foulée (Kobayashi, Okamoto, Naruse). En revanche, je commets l'hérésie de n'avoir encore regardé aucun Hideo Gosha et Kenji Misumi mais c'est en stock et ça sera très prochainement visionné.
Ceci dit, le cinéma japonais dit "classique" n'est qu'une première face car la Nouvelle Vague japonaise est vraiment ce que je louange le plus. Yasuzo Masumura est l'un des plus grands esthètes du cinéma quand on voit l'excellence incontestable de La Bête Aveugle, L'Ange Rouge et La Femme de Seisaku. Je ne peux que louanger aussi le sieur Yoshishige Yoshida et ses histoires ayant des ressemblances flagrantes avec ce que faisait Godard et Antonioni. Sa trilogie politique est bien sûr immanquable et de manière générale sa filmographie (La Source Thermale de Akitsu, Le Lac des Femmes, Aveux, théories, actrices et Promesse sont hautement recommandables). Shinoda m'a foutu une belle claque avec Fleur Pâle et surtout Double Suicide à Amijima. Pour Imamura, j'ai eu plus de mal en commençant par L'Evaporation de l'Homme (une oeuvre mineure) mais la suite des événements s'est remarquablement bien passé. En même temps, on ne peut que passer un bon moment devant Le Pornographe et Pluie Noire. En revanche, je n'ai pas encore exploré la filmographie de Teshigahara et La Femme des Sables ne m'a pas laissé un souvenir immuable. Il faudra que je le revois pour avoir un avis définitif sur la question. Pour Suzuki, j'aime beaucoup ce qu'il fait mais, à l'exception de La Marque du Tueur, je suis moins porté en comparaison des autres. Oshima n'a pas encore bénéficié de mon attention, ce qui sera là aussi vite réparé. La seule chose à reprocher dans toute cette histoire est une distribution physique perfectible et aussi une réputation confidentielle. Ce qui est inadmissible pour moi quand on voit la splendeur que représente ce courant !
Et puis, je ne peux pas oublier le pinku eiga et son auguste représentant en la personne de Koji Wakamatsu qui ne m'a déçu qu'une seule fois sur 12 métrages visionnés actuellement (Piscine sans Eau fut la bien malheureuse victime). Bon, il y a aussi Masaru Konuma et Noboru Tanaka à mentionner.
Actuellement, je me suis procuré une petite batterie de films classiques underground par l'intermédiaire d'une liste pointilleuse. J'ai fait la connaissance de Yasujiro Shimazu avec un So Goes My Love très moyen dans ses intentions (avec 56 min et une trame rudimentaire, il fallait s'y attendre), suivi de Hiroshi Shimizu et son très beau Ornemental Hairpin. On rentre bien sûr là dans l'une des strates les moins connues où aucun sous-titre français n'est disponible. Youtube nous permet d'en visionner quelques uns et un site très connu dont je tairai le nom. Ce qui est stupide dans l'absolu parce que ces oeuvres sont limite introuvables en format physique mais autant être en accord avec les termes du blog.
J'avoue être un peu moins axé sur le contemporain même si les titres thaumaturgiques sont nombreux. Rien que Strange Circus de Sono Sion m'a foutu une sacré claque et bien sûr le chef d'oeuvre absolu Tetsuo de Tsukamoto. Je dois encore explorer la filmo de Shinji Aoyama. Son Eureka fut assez éprouvant sur la durée mais mes souvenirs se bonifient avec le temps.
Bref, si ce commentaire laisse penser que je suis un érudit du Septième Art nippon, je suis encore très loin de pouvoir prétendre à ce titre. J'attends avec impatience les fêtes pour recevoir l'anthologie " 100 ans de cinéma japonais".
Tant de film que j'aimerais voir qui sont cités ici ![]()
Vous auriez des films à la Confessions ou Departures à proposer, de préférence post-2010 ou pas beaucoup plus vieux ?
J'ai vu la plupart des Kore-Eda, j'ai énormément de mal à trouver des films japonais à mon goût, j'ai vu Tokyo Sonata et The Seaside Motel et ça allait de moyen à catastrophique...
En contemporain, à part Kore-eda c'est pas folichon.
Le cinéma Japonais a eu un age d'or de 1936 à 1968, en oubliant un peu les films de commande de la guerre.
Tout Mizoguchi à partir de 1936, tout Ozu, tout Naruse, les jidai-geki de Kurosawa (ses gendai-geki sont moins réussis. Il tente de faire du Naruse mais n'y arrive pas, cf Ikiru).
Ichikawa c'est pas mal aussi, puis la Nouvelle vague amène du solide : Teshigahara surtout, et Shinoda, Imamura ou même Kobayashi.
Je trouve Oshima un peu médiocre. Du choc de bourgeois à bas prix.
L'Empire des sens 