Mon opus préféré.
Osons, Soyons fou que diable dis je, disons les termes : meilleur film de super héros de tout les temps 
On poursuit le marathon avec le deuxième volet de la trilogie Spider-Man originelle. Et Sam Raimi réalise encore un coup de maître. Plus fort que le premier épisode, en dépit de ce qu’en diront les critiques, Spider-Man 2 est une sorte de consécration super-héroïque pour le cinéaste habitué des films d’horreur. Et de l’horreur, on en profite encore dans ce deuxième épisode pour notre plus grand plaisir. Nous y reviendrons.
Le réalisateur a définitivement saisi le personnage et ce qu’il représente. D’en déplaisent aux détracteurs qui se raviraient un lance-toiles mécanique, le cinéaste fait des choix et adapte le personnage et son essence à la perfection. On sent l’amour du héros. Dans la continuité du premier volet, une phrase résonne : « Who am I? I’m Spider-Man, given a job to do. And I’m Peter Parker. And I too have a job. ». Raimi ne se contente pas de délivrer une performance du super-héros mais d’illustrer son combat perpétuel avec sa vie quotidienne. C’est ce qui a fait la révolution du héros dans les comicbooks, et c’est avec plaisir que je l’accueille en cinéma.
J’entends encore les échos des fans absolus du personnage, critiquant le manque d’humour de Spider-Man. Ce à quoi je répondrai : nous ne sommes pas dans une BD. Raimi impose sa vision. Spidey sait rire, mais sait aussi être sérieux. Et c’est oublier tout l’humour du cinéaste dans le film : la scène de l’ascenseur est un bijou, la discorde de James Jonah Jameson avec lui-même également. Le film invite au rire et cela fonctionne merveilleusement bien. On retient aussi la scène où Peter tente de sauter d’immeubles en immeubles et où le cinéaste joue du langage : « I’m back, I’m back » suivi de « My back » douloureux lors de la chute. Pourquoi imposer un Spidey rigolo alors que la femme qu’il aime est en danger ? C’est un film, une adaptation, pas une retranscription. Et en ça, Sam Raimi joue bien ses tours.
Sam Raimi joue de la caméra, des plans, des points de vue, pour s’amuser avec de l’horrifique dans un film destiné à tout âge. On retient la scène à l’hôpital qui se transforme en scène d’horreur dans laquelle les chirurgiens se font massacrer par les bras mécaniques de Doc Ock. La caméra oscille entre une chirurgienne qui grave le sol de ses ongles, tentant d’échapper aux bras, et des points de vue numérique en hors champ de ce qui semble être le destin macabre des autres médecins. Sublime. On y retrouve des plans dignes d’un Evil Dead, du même cinéaste.
D’autres plans réguliers viendront rappeler ses autres films : les zooms incessants brusques sur les visages des personnages, le côté romantique quasi à l’eau de rose des séquences entre Mary-Jane et Peter, les mouvements de caméra. Bref, Sam Raimi a le champ libre et cela se voit : il fait ce qu’il veut de son film - il vaut mieux en profiter puisque le troisième film signera la fin de sa liberté artistique.
On note aussi des tours de force de la part du réalisateur : des champs-contre-champs maîtrisés, notamment dans la scène de l’aveu de Peter à May des événements ayant conduit à la mort de l’oncle Ben. Pendant plus d’une minute, le fautif raconte l’histoire. Ce n’est qu’à la fin que l’on perçoit le visage surpris et démuni de May, qui ne sait comment réagir à la nouvelle. Alors que la trilogie était initialement une histoire d’amour, elle en devient une histoire de famille et de vengeance avec Harry. Mais la romance se poursuit, s’achevant même sur une scène digne d’un film romantique mais totalement dans le ton de la trilogie. Peter a enfin un semblant de conclusion avec l’amour de sa vie, et on s’en réjouit. La caméra et la photographie font office de moyen de donner du caractère à la séquence, lui donnant une certaine puissance attendue depuis maintenant deux ans.
Tant de qualités sont soulevées dans cette pépite du cinéma super-héroïque qui ne sera jamais égalée même 20 ans plus tard. Nolan fera de son mieux mais n’atteindra jamais la qualité de la mise en scène de certaines séquences de ce film. Comment oublier la séquence du train ? Outre quelques effets vieillissants, la séquence est mémorable et marque le cinéma de genre à jamais. La musique envoûtante l’accompagne et y donne un sens épique jamais vu dans le genre. Du génie. Elle se conclut sur des enfants rendant son masque au super-héros, symbolisant un amour pour le personnage que portent les New-Yorkais.
Qu’ajouter ? Spider-Man 2 est la consécration du réalisateur dans le genre, et aucun film le suivant n’en atteindra le dixième de sa qualité et de son inventivité. Chaque fois que je parle de cinéma, je demande aux gens : « te souviendras-tu de ce film dans 10 ans ? ». C’est un bon test. La majorité des marvelleries ne valideront pas le test. La trilogie de Raimi, probablement.
J’ai maintenant grand hâte de poursuivre sur mon visionnage du troisième volet, ayant subi les critiques incessantes de la planète, malgré ses innombrables qualités dépassant de loin celles des productions DC ou Marvel Studios.
Le 18 mai 2025 à 11:54:52 :
On poursuit le marathon avec le deuxième volet de la trilogie Spider-Man originelle. Et Sam Raimi réalise encore un coup de maître. Plus fort que le premier épisode, en dépit de ce qu’en diront les critiques, Spider-Man 2 est une sorte de consécration super-héroïque pour le cinéaste habitué des films d’horreur. Et de l’horreur, on en profite encore dans ce deuxième épisode pour notre plus grand plaisir. Nous y reviendrons.Le réalisateur a définitivement saisi le personnage et ce qu’il représente. D’en déplaisent aux détracteurs qui se raviraient un lance-toiles mécanique, le cinéaste fait des choix et adapte le personnage et son essence à la perfection. On sent l’amour du héros. Dans la continuité du premier volet, une phrase résonne : « Who am I? I’m Spider-Man, given a job to do. And I’m Peter Parker. And I too have a job. ». Raimi ne se contente pas de délivrer une performance du super-héros mais d’illustrer son combat perpétuel avec sa vie quotidienne. C’est ce qui a fait la révolution du héros dans les comicbooks, et c’est avec plaisir que je l’accueille en cinéma.
J’entends encore les échos des fans absolus du personnage, critiquant le manque d’humour de Spider-Man. Ce à quoi je répondrai : nous ne sommes pas dans une BD. Raimi impose sa vision. Spidey sait rire, mais sait aussi être sérieux. Et c’est oublier tout l’humour du cinéaste dans le film : la scène de l’ascenseur est un bijou, la discorde de James Jonah Jameson avec lui-même également. Le film invite au rire et cela fonctionne merveilleusement bien. On retient aussi la scène où Peter tente de sauter d’immeubles en immeubles et où le cinéaste joue du langage : « I’m back, I’m back » suivi de « My back » douloureux lors de la chute. Pourquoi imposer un Spidey rigolo alors que la femme qu’il aime est en danger ? C’est un film, une adaptation, pas une retranscription. Et en ça, Sam Raimi joue bien ses tours.
Sam Raimi joue de la caméra, des plans, des points de vue, pour s’amuser avec de l’horrifique dans un film destiné à tout âge. On retient la scène à l’hôpital qui se transforme en scène d’horreur dans laquelle les chirurgiens se font massacrer par les bras mécaniques de Doc Ock. La caméra oscille entre une chirurgienne qui grave le sol de ses ongles, tentant d’échapper aux bras, et des points de vue numérique en hors champ de ce qui semble être le destin macabre des autres médecins. Sublime. On y retrouve des plans dignes d’un Evil Dead, du même cinéaste.
D’autres plans réguliers viendront rappeler ses autres films : les zooms incessants brusques sur les visages des personnages, le côté romantique quasi à l’eau de rose des séquences entre Mary-Jane et Peter, les mouvements de caméra. Bref, Sam Raimi a le champ libre et cela se voit : il fait ce qu’il veut de son film - il vaut mieux en profiter puisque le troisième film signera la fin de sa liberté artistique.
On note aussi des tours de force de la part du réalisateur : des champs-contre-champs maîtrisés, notamment dans la scène de l’aveu de Peter à May des événements ayant conduit à la mort de l’oncle Ben. Pendant plus d’une minute, le fautif raconte l’histoire. Ce n’est qu’à la fin que l’on perçoit le visage surpris et démuni de May, qui ne sait comment réagir à la nouvelle. Alors que la trilogie était initialement une histoire d’amour, elle en devient une histoire de famille et de vengeance avec Harry. Mais la romance se poursuit, s’achevant même sur une scène digne d’un film romantique mais totalement dans le ton de la trilogie. Peter a enfin un semblant de conclusion avec l’amour de sa vie, et on s’en réjouit. La caméra et la photographie font office de moyen de donner du caractère à la séquence, lui donnant une certaine puissance attendue depuis maintenant deux ans.
Tant de qualités sont soulevées dans cette pépite du cinéma super-héroïque qui ne sera jamais égalée même 20 ans plus tard. Nolan fera de son mieux mais n’atteindra jamais la qualité de la mise en scène de certaines séquences de ce film. Comment oublier la séquence du train ? Outre quelques effets vieillissants, la séquence est mémorable et marque le cinéma de genre à jamais. La musique envoûtante l’accompagne et y donne un sens épique jamais vu dans le genre. Du génie. Elle se conclut sur des enfants rendant son masque au super-héros, symbolisant un amour pour le personnage que portent les New-Yorkais.
Qu’ajouter ? Spider-Man 2 est la consécration du réalisateur dans le genre, et aucun film le suivant n’en atteindra le dixième de sa qualité et de son inventivité. Chaque fois que je parle de cinéma, je demande aux gens : « te souviendras-tu de ce film dans 10 ans ? ». C’est un bon test. La majorité des marvelleries ne valideront pas le test. La trilogie de Raimi, probablement.
J’ai maintenant grand hâte de poursuivre sur mon visionnage du troisième volet, ayant subi les critiques incessantes de la planète, malgré ses innombrables qualités dépassant de loin celles des productions DC ou Marvel Studios.
Très beau texte.
Je suis d'accord aussi sur le fait que ça se discute très sérieusement entre ce film et The Dark Knight pour meilleur film de super héros ever.
Non ça se joue entre lui et les indestructibles.
Le 19 juillet 2024 à 16:32:32 :
Osons, Soyons fou que diable dis je, disons les termes : meilleur film de super héros de tout les temps

Le 18 mai 2025 à 19:37:18 :
Non ça se joue entre lui et les indestructibles.
non ça se joue entre lui et X-Men DOFP
Soyons sérieux, c'est entre ce film et le Batman de 1966.
Le 18 mai 2025 à 17:10:12 :
Le 18 mai 2025 à 11:54:52 :
On poursuit le marathon avec le deuxième volet de la trilogie Spider-Man originelle. Et Sam Raimi réalise encore un coup de maître. Plus fort que le premier épisode, en dépit de ce qu’en diront les critiques, Spider-Man 2 est une sorte de consécration super-héroïque pour le cinéaste habitué des films d’horreur. Et de l’horreur, on en profite encore dans ce deuxième épisode pour notre plus grand plaisir. Nous y reviendrons.Le réalisateur a définitivement saisi le personnage et ce qu’il représente. D’en déplaisent aux détracteurs qui se raviraient un lance-toiles mécanique, le cinéaste fait des choix et adapte le personnage et son essence à la perfection. On sent l’amour du héros. Dans la continuité du premier volet, une phrase résonne : « Who am I? I’m Spider-Man, given a job to do. And I’m Peter Parker. And I too have a job. ». Raimi ne se contente pas de délivrer une performance du super-héros mais d’illustrer son combat perpétuel avec sa vie quotidienne. C’est ce qui a fait la révolution du héros dans les comicbooks, et c’est avec plaisir que je l’accueille en cinéma.
J’entends encore les échos des fans absolus du personnage, critiquant le manque d’humour de Spider-Man. Ce à quoi je répondrai : nous ne sommes pas dans une BD. Raimi impose sa vision. Spidey sait rire, mais sait aussi être sérieux. Et c’est oublier tout l’humour du cinéaste dans le film : la scène de l’ascenseur est un bijou, la discorde de James Jonah Jameson avec lui-même également. Le film invite au rire et cela fonctionne merveilleusement bien. On retient aussi la scène où Peter tente de sauter d’immeubles en immeubles et où le cinéaste joue du langage : « I’m back, I’m back » suivi de « My back » douloureux lors de la chute. Pourquoi imposer un Spidey rigolo alors que la femme qu’il aime est en danger ? C’est un film, une adaptation, pas une retranscription. Et en ça, Sam Raimi joue bien ses tours.
Sam Raimi joue de la caméra, des plans, des points de vue, pour s’amuser avec de l’horrifique dans un film destiné à tout âge. On retient la scène à l’hôpital qui se transforme en scène d’horreur dans laquelle les chirurgiens se font massacrer par les bras mécaniques de Doc Ock. La caméra oscille entre une chirurgienne qui grave le sol de ses ongles, tentant d’échapper aux bras, et des points de vue numérique en hors champ de ce qui semble être le destin macabre des autres médecins. Sublime. On y retrouve des plans dignes d’un Evil Dead, du même cinéaste.
D’autres plans réguliers viendront rappeler ses autres films : les zooms incessants brusques sur les visages des personnages, le côté romantique quasi à l’eau de rose des séquences entre Mary-Jane et Peter, les mouvements de caméra. Bref, Sam Raimi a le champ libre et cela se voit : il fait ce qu’il veut de son film - il vaut mieux en profiter puisque le troisième film signera la fin de sa liberté artistique.
On note aussi des tours de force de la part du réalisateur : des champs-contre-champs maîtrisés, notamment dans la scène de l’aveu de Peter à May des événements ayant conduit à la mort de l’oncle Ben. Pendant plus d’une minute, le fautif raconte l’histoire. Ce n’est qu’à la fin que l’on perçoit le visage surpris et démuni de May, qui ne sait comment réagir à la nouvelle. Alors que la trilogie était initialement une histoire d’amour, elle en devient une histoire de famille et de vengeance avec Harry. Mais la romance se poursuit, s’achevant même sur une scène digne d’un film romantique mais totalement dans le ton de la trilogie. Peter a enfin un semblant de conclusion avec l’amour de sa vie, et on s’en réjouit. La caméra et la photographie font office de moyen de donner du caractère à la séquence, lui donnant une certaine puissance attendue depuis maintenant deux ans.
Tant de qualités sont soulevées dans cette pépite du cinéma super-héroïque qui ne sera jamais égalée même 20 ans plus tard. Nolan fera de son mieux mais n’atteindra jamais la qualité de la mise en scène de certaines séquences de ce film. Comment oublier la séquence du train ? Outre quelques effets vieillissants, la séquence est mémorable et marque le cinéma de genre à jamais. La musique envoûtante l’accompagne et y donne un sens épique jamais vu dans le genre. Du génie. Elle se conclut sur des enfants rendant son masque au super-héros, symbolisant un amour pour le personnage que portent les New-Yorkais.
Qu’ajouter ? Spider-Man 2 est la consécration du réalisateur dans le genre, et aucun film le suivant n’en atteindra le dixième de sa qualité et de son inventivité. Chaque fois que je parle de cinéma, je demande aux gens : « te souviendras-tu de ce film dans 10 ans ? ». C’est un bon test. La majorité des marvelleries ne valideront pas le test. La trilogie de Raimi, probablement.
J’ai maintenant grand hâte de poursuivre sur mon visionnage du troisième volet, ayant subi les critiques incessantes de la planète, malgré ses innombrables qualités dépassant de loin celles des productions DC ou Marvel Studios.
Très beau texte.
Je suis d'accord aussi sur le fait que ça se discute très sérieusement entre ce film et The Dark Knight pour meilleur film de super héros ever.
TDK n'étant pas vraiment un film de SH, le choix est vite fait.
Spider-Man 2, la belle époque.
Dire qu'aujourd'hui on se tape des films insipides avec Tom Holland. Aussitôt regardés, aussitôt oubliés. 
Le 19 mai 2025 à 03:48:58 :
Spider-Man 2, la belle époque.Dire qu'aujourd'hui on se tape des films insipides avec Tom Holland. Aussitôt regardés, aussitôt oubliés.
Et ils sont beaucoup à préfèrer Tom à Tobey. Quand je vois certains sondages j'ai de la peine 
Le 19 mai 2025 à 16:00:33 Dreadwing a écrit :
Le 19 mai 2025 à 03:48:58 :
Spider-Man 2, la belle époque.Dire qu'aujourd'hui on se tape des films insipides avec Tom Holland. Aussitôt regardés, aussitôt oubliés.
Et ils sont beaucoup à préfèrer Tom à Tobey. Quand je vois certains sondages j'ai de la peine
On est en train de se faire remplaced à vitesse grand V. 
Le 19 mai 2025 à 03:48:58 :
Spider-Man 2, la belle époque.Dire qu'aujourd'hui on se tape des films insipides avec Tom Holland. Aussitôt regardés, aussitôt oubliés.
Et ils n'auront pas droit à un texte de ma part. J'ai posté mon avis un peu trop fan du personnage, je l'admets, du troisième film, et attends un peu avant de poster ceux sur les Amazing, que j'ai finalement regardés car ce seront les derniers Spider-Man ayant un minimum d'intérêt, avant que les Spider-Verse ne débarquent.
Le 19 mai 2025 à 03:48:58 :
Spider-Man 2, la belle époque.Dire qu'aujourd'hui on se tape des films insipides avec Tom Holland. Aussitôt regardés, aussitôt oubliés.
Spider-man 1-2, X-men 1-2, Batman begins + TDK, Iron Man 1, la belle époque.
Et mon Daredevil ? Et mon Hulk ? Et mon Superman Returns ?
ET MON GHOST RIDER ? 
plus personne pour se mouiller là, on les oublies vites ceux-là
Le 20 mai 2025 à 00:50:45 :
Et mon Daredevil ? Et mon Hulk ? Et mon Superman Returns ?ET MON GHOST RIDER ?
plus personne pour se mouiller là, on les oublies vites ceux-là
T'inquiètes, tu n'es pas le seul à penser que ces films-là font partis des indémodables également
J'ai aussi adoré parmi les mal-aimés: The Punisher (de 2004) ou encore Elektra avec Jennifer Garner. Ils ne sont pas des claques et ne restent pas inoubliables, tout comme le Daredevil avec B. Affleck mais on peut reconnaître que le talent y est et qu'ils se laissent regarder et re-regarder sans problème.
Parmi les mal-aimés il n'y que le Hulk de Ang Lee que j'aime un peu. Pas vu les Punisher.
https://youtu.be/P_0tJ4iJfBE
