Enfin vu.
Le voyage de Chihiro nous emmène dans un autre monde, celui de l'imaginaire extraordinaire de Miyazaki, avec des dessins vraiment supers, un univers magnifique, étrange, onirique.
Je pense qu'avec ce genre de film il ne faut clairement pas chercher à tout expliquer (ce qui de part la grande liberté laissée à l'imagination du réal est de toute façon impossible), mais simplement se laisser porter par cette atmosphère venue d'ailleurs et par l'histoire.
L'histoire m'a d'ailleurs bien plu et certains personnages sont assez attachants.
Bref, un sentiment positif pour mon premier Miyazaki.
Quelle chance tu as de découvrir Miyazaki...
Je te conseille de regarder Le Vent se lève en dernier d'ailleurs, sinon ça gâcherait en partie la force de ce chef d'oeuvre, qui a vraiment l'aura d'une oeuvre testamentaire.
Ah, des puceaux de Chihiro ...
Vous êtes pas au courant (comme 95% des " fans " de ce film) que tout le métrage est une métaphore sur la prostitution jap' ?
Ces enfances brisées ... ![]()
Merci pour le conseille Melaine ![]()
Merci pour le conseil Melaine ![]()
Sans la faute c'est mieux ![]()
Le 05 décembre 2015 à 15:16:28 AdriannePalicki a écrit :
Ah, des puceaux de Chihiro ...Vous êtes pas au courant (comme 95% des " fans " de ce film) que tout le métrage est une métaphore sur la prostitution jap' ?
Développe, ça m'intéresse ![]()
Encore une des nombreuses interprétations du films, et Mon voisin Totoro est une métaphore de l'affaire de meurtre et suicide de Sayama aussi.
Sinon c'est pas "tout le métrage", mais juste une partie.
Oui, c'est des allusions de Miyazaki, c'est pas tout le film en lui-même qui est une métaphore de la prostitution.
Il y a les sources thermales qui servaient de bordel durant l'ère Edo (souvent repris dans les films se déroulant à cette époque), Yubaba dont le nom vient des propriétaires de ces sources (en gros les maquerelles), les travalleuses du film sont des Yuna (même nom que les femmes qui aidaient à se laver durant l'ère Edo et dont beaucoup se prostituaient), le fait que Chihiro change de nom lorsqu'elle travaille, etc ...
Ah je vois, je pensais que la métaphore était filée sur tout le long métrage. Merci pour les éclaircissements.
Le 05 décembre 2015 à 17:05:37 SnakePlisken59 a écrit :
Oui, c'est des allusions de Miyazaki, c'est pas tout le film en lui-même qui est une métaphore de la prostitution.Il y a les sources thermales qui servaient de bordel durant l'ère Edo (souvent repris dans les films se déroulant à cette époque), Yubaba dont le nom vient des propriétaires de ces sources (en gros les maquerelles), les travalleuses du film sont des Yuna (même nom que les femmes qui aidaient à se laver durant l'ère Edo et dont beaucoup se prostituaient), le fait que Chihiro change de nom lorsqu'elle travaille, etc ...
C'est ça ce que t'appelles des " allusions " ? ![]()
Pour approfondir, tout le film est une critique (assez classique voire cliché d'ailleurs) de la société de conso', le capitalisme blablabla, et Miyazaki a pris comme angle d'attaque la chair (métaphore globale de la prostitution, + le bébé gargantuesque, la nourriture etc...) qu'il oppose à sa conception des traditions jap' (dieux shinto, parents - eux-même victimes de leurs passions d'ailleurs -, la nature ... que " l'enfant qui est en chacun des Japonais " doit retrouver et suivre)
Le film est structuré tel quel, Miyazaki l'a d'ailleurs confirmé à de nombreuses reprises, vous pouvez parler " d'interprétations " si ça vous amuse et fermer virginalement les yeux dessus pour vous laisser emporter par la " magnifique poésie du n'importe quoi mdr gé ri1 konpri " qui ne l'est en réalité absolument pas, c'est juste que les Européens bitent rien à tout ça
C'est d'ailleurs hilarant de voir que ce film a été le seul de toute la filmo' de Miya à avoir remporté un Oscar américain, on n'est pas à un paradoxe près chez les Yankees
Ce n'est pas parce qu'il y a un message et une portée qu'il ne peut pas être une "magnifique poésie" comme tu dis.
J'ai jamais dit que le film n'était pas poétique, certaines scènes sont magnifiques, seulement la poésie se comprend et s'apprécie, quand tu lis Rimbaud tu ne lis pas un tas de mots ordonnés " poétiquement ", avec ce film j'en ai ras le bol d'entendre ce que j'ai un peu singé dans mon post précédent
Il est chaud Adrianne .
Ben tu peux aussi aimer un film sans n'y rien comprendre. Beaucoup sont fans de Mulholland Drive sans y chercher d'explication. Personnellement L'année dernière à Marienbad est l'un de mes films préférés, mais je n'ai pas tout compris pour autant.
Le 05 décembre 2015 à 18:03:55 Melaine a écrit :
Ben tu peux aussi aimer un film sans n'y rien comprendre. Beaucoup sont fans de Mulholland Drive sans y chercher d'explication. Personnellement L'année dernière à Marienbad est l'un de mes films préférés, mais je n'ai pas tout compris pour autant.
C'est un point de vue que je ne partage absolument pas (et je suis un grand fan de Lynch)
Le 05 décembre 2015 à 18:03:29 Broulalaradine a écrit :
Il est chaud Adrianne .
Le 05 décembre 2015 à 17:49:16 AdriannePalicki a écrit :
Le 05 décembre 2015 à 17:05:37 SnakePlisken59 a écrit :
Oui, c'est des allusions de Miyazaki, c'est pas tout le film en lui-même qui est une métaphore de la prostitution.Il y a les sources thermales qui servaient de bordel durant l'ère Edo (souvent repris dans les films se déroulant à cette époque), Yubaba dont le nom vient des propriétaires de ces sources (en gros les maquerelles), les travalleuses du film sont des Yuna (même nom que les femmes qui aidaient à se laver durant l'ère Edo et dont beaucoup se prostituaient), le fait que Chihiro change de nom lorsqu'elle travaille, etc ...
C'est ça ce que t'appelles des " allusions " ?
Oui ce qu'il cite ce sont totalement des allusions.
Tout dépend ensuite de ce que tu entends par " des allusions " et l'importance que tu attaches à ce concept, comparer " L'enlèvement par les Dieux de Sen et Chihiro " aux théories Totororistes à deux balles ça n'a pas de sens
Oui ce sont des allusions, et ça ne fait pas le film entier.
C'est d'ailleurs une vision très simpliste de n'interpréter ce film que comme ça, tant c'est surement le métrage le plus dense que Miyazaki est réalisé. S'inspirant à la fois de pas mal de mythes et histoires occidentales et orientales.
Ça serait comme s'arrêter à Le Voyage de Chihiro = Alice au Pays des Merveilles ou Le Magicien d'Oz. Alors que ça va bien plus loin que "que ça".
Il y a tellement à fouiller et à trouver dans ce film, et en même temps pouvoir le prendre tel quel, ce qui est sa grande force.
Je me souviens avoir lu une analyse du film il y a quelques mois, alors que j'aime pas ça d'habitude, où le mec disait pas mal de choses intéressantes sur le film (notamment sur l'un des thèmes qui ressort le plus, la mort). Sans même parler de tout ce qu'il y a à en tirer.
Faudrait que je le retrouve. C'est pas mal long en plus.