CONNEXION
  • RetourJeux
    • Sorties
    • Hit Parade
    • Les + populaires
    • Les + attendus
    • Soluces
    • Tous les Jeux
    • Gaming
  • RetourActu Gaming
    • News
    • Astuces
    • Tests
    • Previews
    • Toute l'actu gaming
  • RetourBons plans
    • Bons plans
    • Bons plans Smartphone
    • Bons plans Hardware
    • Bons plans Image et Son
    • Bons plans Amazon
    • Bons plans Cdiscount
    • Bons plans Decathlon
    • Bons plans Fnac
    • Tous les Bons plans
  • RetourJVTech
    • Actus High-Tech
    • Intelligence Artificielle
    • Smartphones
    • Mobilité urbaine
    • Hardware
    • Image et son
    • Tutoriels
    • Tests produits High-Tech
    • Guides d'achat High-Tech
    • JVTech
  • RetourCulture
    • Actus Culture
    • Culture
  • RetourVidéos
    • A la une
    • Gaming Live
    • Vidéos Tests
    • Vidéos Previews
    • Gameplay
    • Trailers
    • Chroniques
    • Replay Web TV
    • Toutes les vidéos
  • RetourForums
    • Hardware PC
    • PS5
    • Switch 2
    • Xbox Series
    • Switch
    • Pokemon pocket
    • FC 25 Ultimate Team
    • League of Legends
    • Tous les Forums
  • PC
  • PS5
  • Xbox Series
  • Switch 2
  • PS4
  • One
  • Switch
  • iOS
  • Android
  • MMO
  • RPG
  • FPS
En ce moment Genshin Impact Valhalla Breath of the wild Animal Crossing GTA 5 Red dead 2
Liste des sujets

Jeux interdits

BigSur
BigSur
Niveau 10
14 août 2014 à 02:24:03

Bon, j'allais demander si c'est vraiment à ne pas rater la diffusion au ciné de la version remasterisée, mais vu les commentaires de resolution et d'aro, je suppose que oui :(

Harron
Harron
Niveau 10
14 août 2014 à 10:59:43

La version remasterisée au cinéma ? :ouch:

BigSur
BigSur
Niveau 10
14 août 2014 à 11:43:02
Harron
Harron
Niveau 10
14 août 2014 à 11:59:57

Merci mon gars, je ne l'aurais pas su sinon

Harron
Harron
Niveau 10
14 août 2014 à 17:48:26

Pfff, je sors du cinéma, allez y, vraiment, je vais tâcher d'en écrire quelque chose

Harron
Harron
Niveau 10
14 août 2014 à 19:15:54

A l’occasion de la sortie au cinéma d’une version restaurée de Jeux Interdits, il me semblait intéressant de revenir sur le film de René Clément. S’il est principalement connu pour sa bande originale qui constitue un passage obligé pour tout les guitaristes, le film est également rentré dans le patrimoine culturel français pour sa grande qualité et son rayonnement à l’international. Il offrira à son metteur en scène le deuxième Oscar de sa carrière, ainsi que le Lion d’or à la Mostra de Venise, et révélera Brigitte Fossey qui s’affirmera comme une actrice phare de sa génération. Mais le film est également souvent cité comme l’un des meilleurs films français sur la guerre et l’enfance, et une référence incontournable pour de nombreux réalisateurs. Tout cela contribuera évidemment à faire Jeux Interdits le monument qu’il est aujourd’hui.

René Clément est un réalisateur qui a toujours su s’entourer. Dès le début de sa carrière en 1945, il officiera comme conseiller technique sur La Belle et la Bête de Jean Cocteau et dès lors, sa carrière sera une succession de succès public et critique. Son thème de prédilection, la guerre et la résistance, l’impose comme un auteur polémique dont les films seront parfois retirés rapidement des salles – ce sera le cas de son premier long-métrage, La Bataille du Rail – pour leur côté trop actuel et politique. Si Jeux Interdits s’inscrit dans ce thème, il prends le parti de montrer l’horreur à travers le regard de deux enfants et évite toute censure. La guerre est une menace invisible et constante, mais qui n’empêche ni la beauté ni la poésie. Nous ne la verrons que durant les déchirantes scènes d’introduction et de conclusion, mais pendant tout le film nous en entendrons parler, par l’intermédiaire des adultes. Car René Clément oppose radicalement l’univers des adultes à celui, fantasmé et innocent, des enfants incarnés par Brigitte Fossey et Georges Poujouly. Tout le film repose sur cette jeunesse, nous vivrons avec eux, nous les verrons aller de l’insouciance au malsain, parler de la mort et des enterrements, voler des croix sur les cercueils, et tout cela nous semblera presque normal tant il est aisé de les comprendre. Le tour de force de Jeux Interdits, c’est d’être une ode à l’enfance et à sa douceur tout en assumant leurs actes déplacés voirs parfois franchement glauques. Mais il est impossible de leur en vouloir, on se reconnaîtra tous dans cette jeunesse imparfaite qui n’a pas forcément conscience que ce qu’ils font est mal. Et d’ailleurs, l’est-ce vraiment ? Toute l’histoire écrite par le metteur en scène est tellement belle, la façon qu’il a de filmer la fabuleuse Brigitte Fossey est tellement sublime, qu’on en viendrait presque à blâmer les adultes pour rappeler ces enfants à la réalité. Cependant, le metteur en scène ne porte aucun jugement critique sur ses personnages, et l’on se surprends à comprendre les réactions des deux partis. Les jeux des enfants sont immoraux, en effet. Mais rien n’est plus beau de les voir se justifier, avec leur naïveté propre à leur âge.

Filmer la guerre, ce n’est pas forcément filmer des combats, et René Clément l’a bien compris. Il s’attarde sur ses personnages et met en scène l’une des plus belles histoires d’amitié (ou d’amour?) jamais écrite au cinéma. La relation entre Michel et Paulette, pleine de non-dits et d’insouciance, prendra une ampleur insoupçonnée lors d’une scène finale déchirante où les deux univers se rencontreront. Les dialogues sonnent justes, sont d’une pureté touchante, et sont en plus sublimés par les voix enfantines. L’attachement à l’univers rural est immédiat tant chaque personnage possède un caractère qui lui est propre et qui ne sera jamais sous-développé. Cette justesse dans la caractérisation contribue à créer une atmosphère tout à fait exceptionnelle. Il y a en effet dans l’ambiance du film quelque chose que reprendra sans doute l’excellent La Nuit du Chasseur, de Charles Laughton, le temps d’une descente de rivière absolument culte, cette poésie absolue que René Clément transmet par une mise en scène d’une douce sobriété, à l’origine de certains des plus beaux plans du cinéma français. Lorsque les bombardements se déchaînent au loin, et que le réalisateur filme Michel et Paulette marcher de nuit sous le ciel en feu, les explosions deviennent des étoiles et les enfants des figures intouchables magnifiés une contre-plongée sublime. Lorsque Paulette est contrariée et que la réalité la rattrape, les gros plans sur son visage figurent sans hésitation parmi les cadres les plus déchirants qu’il m’ait été donné de voir. Les séquences s’enchaînent, toutes plus belles les une que les autres, et parfois la musique anthologique de Narciso Yepes vient sublimer cette poésie brute, simple et pourtant inégalée. Mais le réalisateur n’en abuse pas et l’utilise avec parcimonie. Ses acteurs, son histoire, son talent de metteur en scène, suffisent à créer l’émotion et il le sait. Alors quand vient se superposer à tout cela cette composition connue de tous, d’une simplicité bouleversante à mille lieux des grands orchestres des mélodrames hollywoodiens de l’époque, on comprends que nous sommes face à une pièce maîtresse du cinéma et que René Clément nous offre un film qui deviendra culte.

Jeux Interdits est un film phare du cinéma français, et si vous avez l’occasion de découvrir ou redécouvrir ce chef d’oeuvre au cinéma, il n’y a aucune hésitation à avoir, d’autant plus que le travail effectué par Digimage Classics pour la restauration du film est admirable. Une heure et demi hors du temps, un sourire constant aux lèvres jusqu’à cette déchirante mais sublime scène finale. Parler de la photographie, de la mise en scène, de la caractérisation, tout cela semble dérisoire tant le film est au-dessus des critères habituels et que tout ses aspects conduisent à la finalité poétique d’une oeuvre qui aura marqué plusieurs générations. René Clément met en scène un conte fantastique, un véritable poème qui s’impose comme son meilleur film, comme l’un des meilleurs film français, et même à mes yeux comme l’un des plus beaux film jamais réalisé.

BigSur
BigSur
Niveau 10
14 août 2014 à 19:40:12

Bordel. C'était rapide :o))
Bon, ben j'y vais samedi.

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 14 avril 2015 à 01:42:55

Jeux interdits est une oeuvre belle, poussé par l'interprétation remarquable des deux gamins, ainsi que par la mise en scène de René Clément. Nous avons ici une oeuvre lyrique, noire, tragique, mais curieusement belle. La justesse du naturalisme s'impose avec aisance. Cette histoire exposant un isolement de l'enfance par rapport à un monde adulte nous rappelle ces heures si innocentes de notre propre histoire à chacun de nous. Cette rivalité ridicule entre voisin montre toute l'absurdité de la population lors de la guerre. Préférant se préoccuper de problèmes mineures, tout en essayant d'oublier ce qu'il se passe à quelques mètres de chez eux. René Clément parvient toujours à rester dans la justesse, la vérité et le beau. Une belle représentation de l'enfance.

Sous forums
  • Musique
  • BD - Mangas - Comics
  • Télévision & Séries
  • Livres
  • Photographie
  • Animation
  • Cinéma
La vidéo du moment