Absolument fascinant ce film, plus j'y repense plus je le trouve incroyablement réussi. ![]()
Je m'attarderai pas à faire une interprétation claire et précise de cet imbroglio envoûtant
je n'ai pas d'idée fixe sur le scénario, c'est tellement ouvert que beaucoup d' "explications" peuvent se valoir que ce soit au niveau de l'histoire en lui-même comme au niveau des intentions de Lynch !
C'est juste impressionnant de maîtrise, avec des images sublimes, des compositions avec des perspectives farfelues géniales, une soundtrack très variées mais qui colle toujours parfaitement aux scènes où elle se déploie ! Les scènes les plus frappantes sont pour moi évidemment la route, la cabane qui se reconstitue, et l'enfoncement de Fred dans les ténèbres de sa maison.
Bref, je voulais simplement revenir sur mon sentiment à la sortie du visionnage outre la détresse de se dire qu'on a rien compris (qui a vite été remplacé par une admiration sans borne pour l'oeuvre
).
J'avais l'impression de regarder un escalier de Penrose, cette figure impossible totalement absurde, cette énigme visuelle qui nous désoriente nous et notre cerveau, qui cherchons à tout prix à comprendre le mécanisme, la supercherie sans pouvoir jamais y arriver. Ce qui nous plonge dans un profond état d'incompréhension mêlée d'abattement et de trouble mental. Et le film a provoqué le même sentiment chez moi... Mais quand on comprend qu'il faut dépasser le stade de rationalisation de l'oeuvre (qui reste important dans le processus de réflexion), Lynch nous offre un objet cinématographique juste bluffant, et extrêmement intéressant sur le cauchemar, le désir, la psyché, l'esprit humaine, notre rapport à l'image et au souvenir.
Ces différents niveaux de lecture rendent ce film encore plus marquant, et je me suis pris à rêver de la femme parfaite la nuit suivant le visionnage...
je sais pas vous , mais le film est totalement spoilé dans le synopsis
"Fred Madison, saxophoniste, soupçonne sa femme, Renee, de le tromper. Il la tue et est condamné à la peine capitale. Le film raconte l’histoire de cet assassinat du point de vue des différentes personnalités de l’assassin lui-même."
ça dit clairement qu'il est schyzo , et si j'aurais pas vu le synopsis avant le film j'y aurais pas forcément pensé direct , et ça m'aurais pas gaché le film
parceque la seul chose que je me suis dit pendant tout le film c'est : le type est un putain de scyzo ![]()
sinon pour le film en lui même
je pense que c'est le film de lynch ou y'a le plus grand travail de mise en scène
l'ambiance est vraiment hallucinante et franchement oppressante
même si le film a pas forcément vocation a faire peur , y'a certain moment ou je me sentait vraiment très mal
notamment la scène ou on voit une projection de porno , y'a dick laurent etc qui la regarde , avec une musique en fond je croit que c'est celle de rammstein
a ce moment la l'ambiance est justement super malsaine ![]()
SPOIL
Bah de toute façon on peut quand même le comprendre assez vite que Pete c'est lui-même, mais c'est vrai que c'est pas terrible le synopsis.
SPOIL
Après sur ce film J'avais fait hyper gaffe de rien lire dessus, même un synopsis rien
Et oui le film a une ambiance très très malsaine surtout dans la 1ère partie je trouve !
Complètement hallucinant ce film !
Je n'en ai pas grand chose à foutre d'interpréter en fait, j'ai compris grossomodo de quoi ça parlait, mais de là à trouver du sens à chaque scène, ça a très peu d'intérêt pour moi, je préfère me laisser emporter par le côté mindfuck absolu. Parce que c'est surtout un film d'ambiance, de mise en scène, qu'est-ce que Lynch maîtrise son sujet quand même ! J'adore la construction du film, comme ça commence presque comme un thriller avec cette ambiance très pesante, ces décors épurés et calculés, ce rythme lent, ... Puis le film change de direction sans qu'on ne comprenne pas très bien comment/pourquoi. On alterne les scènes très lourdes enivrantes, trippantes, toujours avec cette sublime image. Il faut aussi reconnaître la qualité de la bande sonore, que ça soient les compositions originales ou bien les morceaux choisis par Lynch (Bowie, Manson, Rammstein, ... Ça en jette !), particulièrement dans la deuxième partie, chaque scène semble habitée par sa musique et l'éclectisme de celle-ci ne fait que renforcer à l'atmosphère globalement déroutante.
C'est vraiment un gros coup de coeur, typiquement ce que j'attendais en attendant la filmo de Lynch.
Trop envie de le revoir celui-là !
Peut-on réellement parler longuement de Lost Highway ? Peut-on au contraire ne pas en parler, mettre le film dans un coin sombre de notre tête et l'oublier parfaitement ? Honnêtement je ne pense pas. Quelle expérience quand même ! Quelque chose que seul Lynch a réussi à me faire vivre jusqu'à présent (et il me reste encore Mulholland Drive et Inland Empire à voir, autant dire que je n'ai encore rien vu visiblement).
Bon, histoire de couper court à tout suspens, c'est excellent. C'est excellent mais je n'ai pas l'ombre d'une piste qui pourrait donner un sens à tout ça. Au mieux j'ai vaguement compris qu'il était question d'une espèce de boucle temporel, et encore... mais c'est pas vraiment dramatique, je serai plus attentif la prochaine fois. J'ai eu un peu de mal à rentrer dans le film au début, je trouvais la forme trop elliptique et surtout je cherchais à comprendre l'ambiance et un éventuel message. Or Lost Highway fait partie de ces films auxquels il faut savoir s'abandonner corps et âme pour profiter pleinement de ce qu'on nous propose. Passé cette étrangeté, Lost Highway c'est surtout deux heures de possible dédoublement de personnalité, de sexe avec une Patricia Arquette belle à se damner, de Robert Blake en cadavre ambulant, d'une ambiance anxiogène au possible...mais c'est aussi et surtout deux heures d'une bande-son parfaite au sein de laquelle cohabitent David Bowie, les compositions d'Angelo Badalamenti, Trent Reznor, Marylin Manson (par ailleurs acteur dans le film) et autres Rammstein (des années avant LVT) . Le film est bien sur une performance visuelle mais plus que ça, c'est un voyage sensoriel vers un ailleurs de fantasme et de dangers. Encore une fois je pense que voir un Lynch au cinéma doit être une expérience inoubliable tant l'ambiance de ses films a à voir avec l'expérience de la salle (ceci dit avec un vidéoprojecteur et des enceintes ça passe aussi très bien).
Comme toujours Lynch manie sa caméra avec brio et parvient, parfois à l'aide de simples plans fixes, à faire passer toute une gamme d'émotions au spectateur et à instaurer une ambiance en totale adéquation avec le propos. Et forcément les acteurs sont pour beaucoup dans la réussite de cette ambiance si particulière . Que ce soit l'excellent Robert Blake, la non moins excellente Patricia Arquette ou même Bill Pullman qui joue le gars complètement paumé de façon très convaincante, ils font tous le jeu d'un Lynch qui, lui, sait manifestement ou il va...le genre de type qui vous aborde lors d'une soirée mondaine, vous fixe de façon insistante à mesure que la musique baisse et sans se départir de sa mimique crispée vous lance un "We've met before, haven't we ?".
Glaçant.
Ce film est vraiment magnifique.
Ce que j'aime surtout dans celui-ci, c'est que nous ne sommes pas de simples spectateurs. Nous devons vraiment plonger dans l'univers afin d'y construire notre propre interprétation de l'histoire.
La premiere fois que je l ai vu je me suis imagine que le gars etait precoce devenu hyper jaloux et qu ensuite il se reve en playboy sur de lui ![]()
IvanBondarev
Je pense aussi que la seconde partie du film est un rêve ![]()
Voilà!!! j'ai enfin vu ce chef d'oeuvre qui manquait à ma collection! Et j'ai trouvé ça génial, mais quel autre qualificatif pourrait-on attribuer à un film de Lynch? je vous le demande.
J'ai bien envie de m'essayer à une analyse poussée, étant donné qu'on tient encore la un film avec des thèmes qui me parlent, je préviens d'entrée que ce qui va suivre contiendra quelques spoilers, malheureusement indispensable à mon développement. ne lisez pas si vous n'avez pas vu le film auparavant.
Bon allez, c'est parti!!!
Lost Highway, film fascinant s'il en est, exemple frappant de film noir contemporain, mais surtout une œuvre fondatrice du David Lynch post-Twin Peaks, qui annonce d'emblée le genre dans lequel va expérimenter le maître par la suite, récit qui nous dépeint la descente aux enfers d'un saxophoniste du nom de Fred Madison (Bill Pullman).
Petit résumé du synopsis:
Notre héros vit des rêves pour le moins étrange sur sa femme, Renee (Patricia Arquette), qu'il soupçonne d'avoir une liaison adultère, Fred pense également que quelqu'un l'espionne depuis l'intérieur de sa propre maison; en le filmant pendant qu'il dort. Fred est un homme paranoïaque, et même sa maison semble refléter sa nature suspecte et son tempérament dangereux.
Lorsque Renee est découverte assassinée, Fred est arrêté pour ce crime sanglant, et c'est à ce moment-là que quelque chose de vraiment étrange se produit...
Dans ce film, il règne en permanence une sorte d'inquiétude ambiante, une folie permanente qui semble hanter le colérique Fred Madison. Cette ambiance, qui fait partie d'un tout dans une sorte d'analyse de la psyché de Fred, se manifeste visuellement, par la photographie, notamment la maison, filmée toute en profondeur, avec des teintes sombres de pourpre et d'écarlate, mais aussi par le scénario, avec ce jeu de double assez déstabilisant, ou chaque personnage semble être l'alter égo d'un autre, sans pour autant être plus légitime ou plus important dans le récit.
Plus précisément, on a ce spectre de violence, de vengeance et de folie qui prend la forme d'un homme mystérieux, le fameux Mystery Man, au regard impénétrable et à la présence lourde, qui est peut-être le réel personnage central du récit puisqu'il semble être le seul à ne pas subir les événements, et qui nous offre une scène mémorable, avec un face-à-face d'une intensité folle qui constitue la pierre angulaire de tout les événements se déroulants par la suite, on apprend que cet homme peut se trouver à deux endroits à la fois, ce qui nous amène à penser que si lui le peut, peut-être que d'autres le peuvent aussi...
L'idée en soulignant cette séquence surréaliste horrifique, est que Fred, dans la diégèse du film, subit une dissociation de son identité personnelle, afin de mener à bien un acte purement maléfique et brutal, Fred a créé un monstre, une sorte d'agent pour compléter la tâche à sa place, en effet, étant un être rationnel et profondément humain, assassiner une personne n'est pas un acte acceptable pour lui. Madison semble avoir cherché au plus profond de son inconscient afin de créer cette chose, ce démon capable d'effectuer les tâches les plus malsaines.
On peut voir dans ces séquences un résumé des thèmes qui jalonnent ce film, le double, le mal dissimulé au fond de nous, le démon enfoui sous une enveloppe humaine, cependant le génie du film vient principalement du fait que nous sommes complètement sans repères face à ce qui se déroule devant nous, le film semblant emprunter un chemin pour le moins flou et totalement inattendu, encore une fois, Lynch justifie son statut de réalisateur inclassable, en refusant toute étiquette et en se jouant de tous les codes établis pour imposer sa patte personnelle.
Il y a bien des choses que nous pourrions analyser dès les premiers instants du film, la psychose et les troubles dissociatifs dont souffrent le héros nous indiquent le profond malaise dans lequel il est plongé, sa vie sexuelle avec sa femme ne semble pas marcher très fort. L'accent est d'ailleurs bien mis sur les scènes de sexe, avec de sublime ralentis ainsi qu'une exagération volontaire du son, notamment des halètements, on peut remarquer que Fred semble subir une sorte d'impuissance, et que sa femme, Renee, s'en trouve frustrée. En somme, on a là tous les ingrédients d'un mariage qui prend l'eau. D'ailleurs les apparitions du visage du Mystery Man en surimpression sur le visage de sa femme ne sont pas anodines. Elles révèlent toute la rage et la violence enfouie de Fred lorsqu'il est atteint d'impuissance.
La jalousie et la rage se manifestent encore à travers la palette de couleur du film, c'est un élément qui revient très souvent dans la filmo de Lynch dans la plupart des séquences importantes. On en a un très bel exemple après une scène de performance musicale publique, Fred appelle sa femme avec un téléphone rouge, en étant baigné sous la lumière d'un néon rouge, et c'est la qu'il commence à avoir des soupçons sur son infidélité... On a la une réelle visualisation d'un état de pensée de notre héros, la couleur rouge dominante représentant la jalousie maladive qui s'empare de lui.
L'autre point important du récit est l'arrivée de Peter Dayton, qui se révèle être une sorte d'alter égo "positif" de notre héros, comme un bouclier d'où il peut se cacher de tous ses sentiments de culpabilité et de sa responsabilité. Cependant on se rend vite compte que ce "nouveau" personnage cache quelque chose, lorsqu'on y regarde de plus près, toutes les séquences avec Dayton sonnent un peu fausses, irréelles, comme si quelque chose clochait.
Cette incarnation reste cependant d'une grande importance dans le développement psychologique du film, Dayton est un jeune personnage à l'allure héroïque, qui libère Alice (penchant de Renee) de l'humiliation sexuelle et de l'esclavage d'un exploiteur et pornographe du dimanche. La où Fred est impuissant, Dayton est viril, il a des relations sexuelles satisfaisantes avec Alice toutes les nuits. Il est en somme, tout ce que Madison rêverait d'être, vigoureux, jeune et désirable, et c'est sous cette forme que Madison peut parvenir à réaliser ses désirs les plus profonds. On assiste d'ailleurs à un brusque changement d'état, lorsque Dayton parvient à fermer la boucle en libérant définitivement Alice de son emprise, l’accomplissement de cette tâche lui permettant de retrouver son état "normal" sous la forme de Fred Madison.
Cette scène représente le point culminant de toute la structure du récit, qui n'est pas linéaire le moins du monde, mais plutôt construite comme une sorte de gigantesque ruban de Möbius, alors que la fin du film s'approche, on nous renvoie brusquement à la première scène, à partir de la, les interprétations peuvent être nombreuses, et il est libre à chacun de se faire sa propre idée sur le pourquoi du comment.
Personnellement, une description comparant le film à une structure musicale m'a particulièrement frappé, on pourrait considérer ce film comme un morceau comportant deux, trois instruments, voire plus encore, Fred Madison, le Mystery man, et Peter Dayton étant chacun un instrument habitant le même morceau, le scénario du film prend ici la place de la portée, une musique commence souvent avec une note d'ouverture (plus précisément une "clé" qui est la réalité dans laquelle Fred Madison existe). Puis, d'autres instruments viennent s'ajouter à l'ensemble, en ajoutant des notes supplémentaires (Mystery man, Dayton ...). Enfin, après avoir joué l'ensemble de ces nouvelles notes, la séquence d'ouverture est rejouée et la chanson se termine.
Voilà ce que je peux dire du film sur un plan d’interprétation. Pour moi, la reconnaissance du travail cinématographique de David Lynch s'obtient justement par l'interprétation de ses symboles et la lecture attentive de son imagerie onirique, puissante, et fortement inconsciente. Dans le cas de Lost Highway, Lynch tente de capturer l'état psychologique de l'instinct, de l'inconscient, de la rage animale, la pure folie d'un mari jaloux qui semble destiné à tuer sa femme par passion. Ce qui se ressent notamment visuellement, par une palette de couleur dominante alternant les tons de terre cuite, pourpre et rouge sang.
Le titre du film est d'ailleurs peut-être lui-même un référence à la santé mentale de Fred Madison; son psychisme fracturé menant dans des impasses, des impasses et des avenues qui vont et viennent, nulle part et partout à la fois. Lynch nous emmène dans cet état de fugue cauchemardesque, nous montrant des morceaux de la psyché éclatée d'un homme impuissant, et nous fait par la même nous sentir impuissants, une nouvelle fois, il réalise le tour de force de faire du spectateur son jouet, en triturant notre cervelle jusque dans les moindres recoins et en nous laissant totalement ébahis et incrédules devant le spectacle qu'il vient de nous offrir
Et dans tout ça je n'ai même pas eu la place de glisser un mot sur la musique du film! Elle mérite pourtant le détour! Outre les utilisations judicieuses de pistes de Rammstein et Marylin Manson qui ajoutent une touche absolument malsaine à des scènes qui le sont déjà visuellement, je saluerai M. Lynch pour la conception sonore et pour son emploi merveilleusement troublant des pistes originales d'Angelo Badalamenti, qui comme toujours sait nous envelopper dans ses ambiances uniques et oppressantes.
Pour conclure, je résumerai en disant que Lost Highway est tout simplement l'élaboration d'une énigme qui ne ressemble à aucune autre, Lynch, en se jouant astucieusement des codes du genre, ainsi que d'une bonne partie du vocabulaire sonore et visuelle habituel, est parvenu à créer une œuvre unique et inimitable, tout en restant en accord avec le reste de sa propre filmographie. Notamment l’importance des femmes, qui, comme dans Blue Velvet, induisent un mélange furieux de luxure et de dégoût. Comme dans ce film d'ailleurs, on à affaire à la construction d'une énigme complexe dans une logique onirique, qui nous offre un film à l'érotisme scabreux, violent et sulfureux, ou les identités changent sans arrêt et les apparences cachent souvent un profond malaise. Un film ou l'on aime être manipulé, et dont on sort dérouté, mais heureux d'avoir vécu un grand moment de cinéma!
C'est bizzare , j'ai acheté Lost Highway , y'avait marqués derrière " Deux DVD " , y'en a seulement un .
Le pire , c'est que je l'ai remarqués à l'instant alors que je l'avais achetés en décembre .
Le générique commence à défiler. Je cligne des yeux, l'air abasourdi. Je n'ai rien compris (évidemment) mais je suis encore sous le choc de la frénésie de la scène de fin, et du retour au calme imposé par le dernier plan. C'est alors que j'ai cette impression nouvelle, l'impression d'avoir déjà oublié une bonne partie du film, tant celui-ci est riche et complexe...
Lost Highway ne laisse pas indifférent. Dès le début, David Lynch instaure une atmosphère glauque et pesante. La maison du personnage principal ne donne aucun sentiment de familiarité ou de confort. C'est même tout l'inverse, les formes géométriques des meubles et le vide qu'ils créent par leur disposition semblent rejeter Fred et sa femme Renée, comme si le lieu n'avait rien de sûr. Une façon d'amener le premier problème du film : quelqu'un s'est introduit chez eux dans la nuit. D'une certaine manière, les premières minutes font écho à l'ambiance malsaine de la Black Lodge de Twin Peaks.
Une référence qui ne sera pas anodine puisque le film s'enfoncera de plus en plus dans un ton irréel suffocant (la scène du téléphone portable...) grâce à la mise en scène unique de Lynch. Il met à contribution quasiment toutes les possibilités offertes par le cinéma pour construire une narration déroutante et floue, qui n'est pourtant jamais décousue. Au contraire, le réalisateur lie solidement les scènes entre elles en utilisant plusieurs raccords mouvements ainsi des allusions visuelles et textuelles à ce qui a été vu auparavant (par exemple la façon dont Fred se penche sur le lit). Par ailleurs, certains mouvements de caméra sont profondément associés avec les mouvements spatio-temporels du scénario. Cela évoque le fait que c'est l'appareil qui écrit l'histoire et qui mène le jeu, une idée que je trouve trop intéressante pour qu'elle n'ait pas traversé l'esprit du réalisateur.
Finalement, Lost Highway est un film très caractéristique de son auteur : à la fois tortueux, sensuel et fascinant, il n'emprunte jamais les chemins balisés et fait du hors-piste avec beaucoup de maîtrise. Cela présage beaucoup de bonnes choses pour la suite de la trilogie hollywoodienne.
http://www.senscritique.com/film/Lost_Highway/critique/42004324
Le 19 octobre 2014 à 16:15:08 RuinsOfMemory a écrit :
Ce film est vraiment magnifique.Ce que j'aime surtout dans celui-ci, c'est que nous ne sommes pas de simples spectateurs. Nous devons vraiment plonger dans l'univers afin d'y construire notre propre interprétation de l'histoire.
C'est exactement ça. Mais avec une oeuvre qui ne pourrait jamais être transposer dans un autre médium que le cinéma. J'viens de me prendre une méga claque. L'année dernière c'était le Un Grand Voyage Vers la Nuit qui m'avait fait cette effet, d'ailleurs sa forme est grandement empreinte du cinéma de Lynch. J'peux lui mettre d'office le 10, c'est un puit sans fond ce film.
En plus, j'adore quand on identifie des flics aux spectateurs, j'ai toujours trouvé ça très drôle. ![]()
C'est un film que j'aimerais avoir en blu ray mais je ne trouve que le dvd. Je l'ai jamais vu mais mulholland drive est dans ma collection depuis longtemps. J'espère vraiment qu'ils l'éditeront en BR avec vo et vf.
Le 07 janvier 2020 à 17:58:04 Elektonika a écrit :
C'est un film que j'aimerais avoir en blu ray mais je ne trouve que le dvd. Je l'ai jamais vu mais mulholland drive est dans ma collection depuis longtemps. J'espère vraiment qu'ils l'éditeront en BR avec vo et vf.
Il y avait eu une version BR il y a quelques années. Aujourd'hui elle est introuvable.
Le 07 janvier 2020 à 18:09:13 PrincesseRousse a écrit :
Le 07 janvier 2020 à 17:58:04 Elektonika a écrit :
C'est un film que j'aimerais avoir en blu ray mais je ne trouve que le dvd. Je l'ai jamais vu mais mulholland drive est dans ma collection depuis longtemps. J'espère vraiment qu'ils l'éditeront en BR avec vo et vf.Il y avait eu une version BR il y a quelques années. Aujourd'hui elle est introuvable.
Ah ca a existé? Je voudrais au minimum la vo sous titré vf et l'ideal vo+vf. Sur eBay on trouve que la version allemande, on trouve tout allemand espagnol etc... Mais aucune vf.
Je l'ai en blu-ray donc oui il existe. ![]()
Humm ok ![]()