Vu hier (enfin!).
Tout d´abord je dois dire que j´ai toujours aimé le mélange paysages depuis voiture avec musique: en clip, en série, en film, ou quand ça m´arrive, je trouve que cette situation nous pousse beaucoup à réfléchir, on laisse notre regard se porter sur les paysages, notre audition se caler sur la musique et notre esprit peut tranquillement faire un travail sur lui même...d´ailleurs quel contraste puisque la ville est à la fois belle et laide, belle de ses milles feux qui éclairent les sombres ruelles pleines de ce que dénonce Travis: drogue, prostitution, tueries...ce qu´il dénonce à un futur président qui ne manquera pas d´être aussi hypocrite que ses prédecesseurs. La vie d´un taxi comporte forcément une frayeur, pour un américain c´est le temps de s´armer, et le déclic post-trauma de guerre subvient, lançant Travis dans un trip gunfight imaginaire aux répliques plus que connues devant son miroir. Travis est un paumé, qui n´arrive pas à dormir, le passage sur sa solitude est d´ailleurs assez marquant quand il nous en fait un pamphlet, c´est certain que le métier de taxi n´aide pas...L´ensemble est berçé dans une très jolie musique genre jazzie, aux airs calmes lors des ballades et où les percussions mènent la danse dans les heures sombres de Travis, quand il s´attire des ennuis avec Iris, somptueuse Jodie Foster à ses débuts et déja si jolie, une enfant...séduisante...mais une enfant! Travis le paumé devenu Travais le timbré devient Travis le bon samaritain, sauvé finalement post-voyage initiatique, et continuant la route jusqu´a la dernière réplique: seul.