bouboul > Comparer Aronofsky à Guy Ritchie est un peu gratuit je trouve. Et puis non je ne suis pas d'accord. Regarde le début (enfin la première demi-heure grosso modo), elle se passe bien je trouve. Hormis bien sûr la musique, mais par exemple la scène avec l'argent en liquide dans la boite de chaussures (d'ailleurs ça se mettra après dans l'autre sens pour montrer le contraire, ce processus est connu dans une descente aux enfers, tu prends un élément "objectif" et tu vois comment ça évolue, là en l'occurrence la perte d'argent). Et puis la scène où il joue avec le flingue du flic, elle est très drôle !
Mais là encore c'est pas du "oui au début la drogue c'est bien à la fin c'est mal" c'est simplement le destin de 3 jeunes personnes, avec des hauts et des bas, la narration d'une vie, c'est tout.
J'ai pas été très clair, désolé. Je voulais dire que ça avait le mérite d'être vu parce qu'il s'agit d'Aronofsky, parce que c'est fait avec trois franc six sous (très peu de budget si tu préfères) et qu'il y a des idées intéressantes, mais que c'était pas non plus l'extase.
myssmelmel
Posté le 29 mars 2012 à 20:59:32
Mais le film montre une descente aux enfers, comment voulez-vous qu'il dise "Ouais la drogue c'est trop bien, perchez-vous la tête tous les week-end !"
Ne pas dire que le film est moralisateur ne signifie pas pour autant que je pense que l'auteur fait une éloge de la drogue. Heureusement, non.
Mais simplement le réal suit une vie de 3 personnes (descente aux enfers), avec une mise en scène de malade, c'est tout, pour moi le film se résume à ça.
myssmelmel
Posté le 29 mars 2012 à 20:59:32
Mais le film montre une descente aux enfers, comment voulez-vous qu'il dise "Ouais la drogue c'est trop bien, perchez-vous la tête tous les week-end !"
Il aurait pu le faire de plusieurs façon. Tout d'abord, comme je l'ai déjà dit, être moins lourd dans la forme. Deuxièmement, prend un chef-d'oeuvre comme Raging Bull qui lui aussi met en scène une descente aux enfers. Tu verras que le personnage de La Motta est très complexe, Scorsese montre ses facettes odieuses, mais en fait aussi un homme souffrant, touchant. Nous ne sommes pas dans un cas de pensée à sens unique comme l'est RFAD.
Au cinéma, on a vite fait de tirer une généralité sur le destin de trois personnes lorsqu'il n'y a pas d'autres éléments pour contrebalancer. C'est une mécanique scénaristique assez récurrent avec laquelle il faut savoir composer.
Mais justement, je trouve qu'on découvre de nombreuses facettes à chacun de ces personnages.
C'est vrai.
Puis l'issue est géniale, 3 personnes, 3 voies différentes.
On a l'impression de se retrouver dans Stalker avec les 3 personnes devant la Chambre, en quête d'une identité propre.
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LtSchaffer
Posté le 29 mars 2012 à 21:03:02
Au cinéma, on a vite fait de tirer une généralité sur le destin de trois personnes lorsqu'il n'y a pas d'autres éléments pour contrebalancer. C'est une mécanique scénaristique assez récurrent avec laquelle il faut savoir composer.
+1
FandeDQ
Posté le 29 mars 2012 à 21:00:07
bouboul > Comparer Aronofsky à Guy Ritchie est un peu gratuit je trouve
Je n'ai mis en commun que leur tendance à abuser d'effets sans intérêts sois disant "trop stylés". Et sur ce point, la comparaison tient la route (je parle uniquement de RFAD pour Aronofsky).
. Et puis non je ne suis pas d'accord. Regarde le début (enfin la première demi-heure grosso modo), elle se passe bien je trouve. Hormis bien sûr la musique, mais par exemple la scène avec l'argent en liquide dans la boite de chaussures (d'ailleurs ça se mettra après dans l'autre sens pour montrer le contraire, ce processus est connu dans une descente aux enfers, tu prends un élément "objectif" et tu vois comment ça évolue, là en l'occurrence la perte d'argent). Et puis la scène où il joue avec le flingue du flic, elle est très drôle !
Mais là encore c'est pas du "oui au début la drogue c'est bien à la fin c'est mal" c'est simplement le destin de 3 jeunes personnes, avec des hauts et des bas, la narration d'une vie, c'est tout.
Le début n'a aucune scène digne d'être retenue. Difficile pour moi d'aller plus loin dans l'analyse des scènes que tu mentionnes, car j'ai vu le film il y a trop longtemps.
Maintenant, concernant la "narration d'une vie" dont tu me parles qui n'est pas du oui au début la drogue c'est bien à la fin c'est mal", et bien laisse-moi te répéter ce que j'ai déjà dit : Si tu sélectionne trois destins, qui ont tous en commun la consommation de substance psychotrope et que ces trois destins finissent tous plus bas les uns que les autres dans un misérabilisme outrancier, je peine à ne pas y distinguer un message pourtant clair. Et la narration de ces vies n'est agencée que par l'effet de ces drogues et non pas par d'autres axiomes du quotidiens
Ba oui mais c'est quand même plus rechercher, tu as deux histoires de couples, tu as des projets de vie, ce n'est pas l'histoire de personnes qui se droguent et puis voilà.
Ce film s'inscrit quand même sur une durée (en témoignent les mois), tu as un vrai projet.
Ok c'est loin d'être ultra-subtil et révolutionnaire mais y a de l'idée quand même.
Pas d'accord. La presque intégralité des scènes servent la trajectoire dégénérescente des personnages par la faute de la drogue. Des scènes de la vie quotidienne présentes dans l'unique but de proposer un cinéma réaliste pour mieux narrer le parcours d'une vie, sont quasiment inexistantes. Par conséquent, ce film ne se résume qu'à une suite d'actions et de réactions mécaniques donc sans intérêt, car complètement desservie par un manque de recul.
C'est bien le défaut quand le thème du film est uniquement la drogue (ou presque), sans rien d'autre à côté. Après, je ne dis pas qu'on ne peut pas faire de bon film avec, mais c'est facile de tomber dans le truc bien lourd sans subtilité aucune.
Mm... Faudrait que tu le revois je pense. Ou alors c'est moi, je ne sais pas. ![]()
Même si je ne suis pas fan du film, je trouve que Trainspotting de Boyle avait le mérite de moins se prendre au sérieux. Il a choisit l'angle humoristique pour mieux faire passer la pilule.
Non mais niveau descente aux enfers avec la drogue, je pense qu'une des sommités reste Bad Lieutnant. T'as tout un univers à côté, et surtout, des nuances, du recul. Tout ne tourne pas juste autour d'un mec qui se came. Mais Aronofsky n'est pas Ferara.
Aronofsky est Aronofsky.
Et c'est déjà bien comme ça. ![]()
Aronofsky a mis du temps à se trouver quand même. Son pitoyable essaie méta-physique avec The Foutain m'a choqué à vie.
Là en revanche t'es sévère bouboul. Même si c'est pas fameux, c'est pas supra-pitoyable non plus...
Aronofsky est le réal le plus trollé ici. ![]()
Tu dis ça au mec qui défend non-stop Cameron, qui s'en prend quand même royalement plein la gueule sur ce forum ![]()
Je ne trolle pas Aronofsky puisque je lui accorde deux très bons films à son actif ( The Wrestler et Black Swan). Maintenant, si tu constates une tendance générale à conspuer certains de ses films, demande-toi simplement pourquoi. Tu es suffisamment habitué à ce forum pour savoir que les trolls ne sont pas courant, qu'en réalité les gens donnent honnêtement leur avis. Surtout que tous les détracteurs de ce film ont clairement donné des arguments plus que recevables.
Et oui Schaffer, je maintiens que The Fountain est supra-pitoyable. ![]()