La fantasy n’est pas un genre qui me touche particulièrement. Par conséquent l’univers du film ne m’intéresse que trop peu pour que je n’ai pas à m’accrocher pour tout suivre. Mais cela dit le premier film de cette trilogie médiévale désormais épique m’apparaît être un grand moment de cinéma.
Je m’explique. Quand je note un film, du moins exprime mon avis, je note le produit final, sans faire certes complètement abstraction des moyens mis en œuvre pour le réaliser. Mais toujours est-il qu’il y a un moment où il faut parler de ce que ça donne à la fin, que le travail pour y parvenir ait été laborieux ou facilité.
Et bien force est de constater qu’avec ce film, je suis sous le charme malgré mon trop peu d’intérêt envers le genre. Le film est évidemment bien trop long (je ne me suis pas facilité la tâche en le regardant et version longue, mais cela dépendait de ma volonté, quitte à voir un film, autant en voir la version la plus complète possible, surtout quand cela est justifiée) mais ça ne m’a pas gêné plus que ça sur le moment, je veux dire en ce sens que je n’ai passé mon temps à regarder ma montre.
Une fois lancé, j’étais bien dedans, concentré. C’est assez fou d’imaginer la montagne de travail à laquelle Peter Jackson a du faire face. Car techniquement, c’est juste le summum. La photographie et la bande-son font du premier épisode de la trilogie un tournant de l’histoire du cinéma, revisitant avec brio un genre que trop peu abordé dans le 7e Art. C’est magnifique à regarder et à écouter, et pour une réalisation des années 2000, les effets spéciaux vieillissent plus que bien et ont encore de belles années devant eux.
Si je devais trouver un défaut au film, c’est peut-être dans son scénario en lui-même. Autant je m’y suis assez vite perdu en ce qui concerne les différents personnages ; bon je savais toujours à peu près où on en était, mais pour quelqu’un comme moi qui débarque dans cet univers, pas facile au début de différencier hobbits, elfes, hommes, magiciens, nains, orques et j’en passe ; autant l’intrigue en elle-même est trop simplette. Le film se résume quasiment a une et une seule quête, à savoir aller détruire l’anneau. Donc on retrouve assez rapidement un algorithme avancée vers le Mordor/bataille/ avancée vers le Mordor/bataille - car évidemment - l’anneau ne doit pas être détruit n’importe où et le parcours pour s’y rendre sera semer d’embûche.
Et en plus le film nous laisse un peu sur notre faim, nous faisant comprendre que le second épisode s’ouvrira quasiment sur la suite exacte du dernier plan qu’on a eu le droit de voir ici. Ces points là ne sont pas vraiment des défauts en soi, mais pour moi ça manque de retournements et de surprises. L’histoire avance de manière assez classique. Heureusement que la mise en scène sublime le tout et sauve quelque part le film.
En définitive je dirais que ce film pause les fondations d’une trilogie qui par la suite atteindra réellement son apothéose (je n’ai pas encore vu les épisodes suivants mais je doute du contraire) et marque un tournant dans l’histoire du cinéma avec un retour en force du genre médiéval/épique/fantasy. En espérant être agréablement surpris par la suite…