Comme je l'avais annoncé, j'ai commencé une nouvelle version de The True Story of The Heavens .
Chapitre 1 : Un touriste prédit un gros bordel. – Zhang Jiao reçoit le livre.
An 1 (bah oui, pourquoi commencer en 184 ou il y a très longtemps, ou je ne sais quelle date idiote, quand on peut faire un calendrier qui commence au début de l’histoire), au palais impérial :
Messager : Monsieur Szilard, le charlatan que vous avez fait venir est arrivé.
Szilard : Le charlatan ?
Messager : Pardonnez moi monsieur Szilard, je voulais dire l’astrologue que vous avez fait venir est arrivé.
Szilard : Bien, faite le entrer.
Messager : D’accord, monsieur.
Quelques instants plus tard :
Szilard : GAAARDE ! Tuer cet insolent de messager.
Messager : Mais pourquoi ?
Szilard : Vous avez osé traiter monsieur de charlatan.
Messager : Mais, c’était une blague.
Szilard : Et bien, vous saurez la prochaine fois qu’il ne faut pas faire ce genre de blague. Quoiqu’il n’y aura pas de prochaine fois. MOUHAHA.
Les gardes se saisirent du pauvre messager (enfin, pauvre, il avait qu’à pas faire le malin, c’est bien fait pour sa gueule) et l’emmenèrent dans une cellule où il croupirait en attendant son exécution, tandis que l’astrologue, un homme étrange, habillé d’un marcel, d’un short bleu avec des fleurs jaunes, et portant des sandales de plage vint à la rencontre de Szilard.
Astrologue : Et bien, monsieur, vous n’y allez pas avec le dos de la cuillère.
Szilard : Cet individu l’avait mérité. Il a osé se moquer de vous. Mais au fait, pardonnez mon impolitesse, je ne me suis pas présenté. Je suis l’eunuque Szilard, et je vous ai fait venir pour que vous rencontriez l’empereur. Comme vous le savez, nous vivons dans une époque agitée, avec tous ces feignants gauchistes qui réclament de travailler moins de 16 heures par jour, et d’avoir le droit à plus d’un bol de riz par repas. Pour cela, je voudrais que vous rassuriez notre empereur en lui racontant les trucs géniaux qui vont lui arriver.
Astrologue : Je comprends parfaitement vos attentes.
Les deux hommes (non, il n’y aura pas de blague sur Szilard, enfin, pas pour l’instant) se dirigèrent donc dans la grande salle de réunion, où les autres eunuques ainsi que l’empereur Ling les attendaient, L’empereur était affalé dans son fauteuil (comme quoi, les empereurs, c’est pas bien différent des gens du peuple qui veulent pas bosser 16 heures par jour, sinon, il peuvent pas voir leur émission bidon à la télé). L’astrologue après avoir salué l’empereur et après avoir descendu une bouteille de vodka se mit à effectuer une danse bizarre, tel un parkinsonien dansant la tecktonik. Il se mit alors à parler.
Astrologue : Les ânes disparaitront submergés par une vague de pisse. Puis les jaunes deviendront oranges. Là, un gros tas s’élèvera, puis retombera. S’ensuivra alors une période de chaos où de nombreux ratés voudront vous succéder. Et le messager sera bouffé par un cheval. En bref, ça sera une grosse orgie, avec plein d’opportunistes, de grands guerriers, de géniaux stratèges, et tout plein d’autres trucs trop cools comme des attaques par le feu, des massacres à la tronçonneuse, et même sans tronçonneuse, des types qu’on imaginerait pas là, mais qui y seront bien. Et à la fin, il n’en restera qu’un. Ou pas.
Jean-Luc l’eunuque : GAAAARDE ! Saisissez vous de cet homme qui ose ainsi se moquer de l’empereur.
Les gardes se saisirent de l’astrologue et l’emmenèrent dans une cellule, un peu comme l’autre type du début.
Szilard : C’était quoi ces conneries. Genre des types habillés en jaune vont nous emmerder, et quand on lavera leurs vêtements tachés de sang avec notre lessive qui empêche les couleurs de se propager, ça deviendra orange. Et pendant qu’il y est, il y aura un type qui chevauchera un lièvre communiste. En plus, je rage, il parle d’orgie, et je pourrais pas participer.
Jean-Luc l’eunuque : Pareil, je trouve ça hallucinant qu’un charlatan comme lui puisse s’exprimer. Si ça continue comme ça, un jour, on finira par laisser le peuple s’exprimer.
Szilard : Par contre, il m’a donné une idée pour comment exécuter le messager. Je vais demander à mon ami Diomède qu’il me prête un de ses chevaux bouffeur d’homme.
A quelques centaines de kilomètre de la capitale, dans le village de D. (celui qui devine de quel village je parle, il est vachement balaise), au bistrot ‘’Chez Dédé’’, deux hommes attendent le retour de leur grand frère qui est parti se promener dans la montagne.
Zhang Liang : Dis, Zhang Bao, tu penses quoi de la situation actuelle du pays ?
Zhang Bao : Avec la crise, c’est pas très joyeux. Si ça continue comme ça, un jour, le peuple se soulèvera. Et là, l’empereur et ses potes, ils vont sacrément morfler. Et on pourra pas dire qu’ils l’auront pas mérité.
Homme bourré qui écoutait : Eh, les gars, je suis complètement d’accord avec vous HIC. Je pense qu’il faudrait que des braves hommes comme nous fassions une révolution HIC. Il faudrait trouver un leader charismatique qui pourrait fédérer comme Roger. Et là, on pownerais ces chiens d’ânes.
Autre homme bourré qui écoutait aussi : Mais non, vous avez rien compris. C’est la faute des socialistes HIC.
Zhang Bao : Je ne suis pas d’accord. Il faut du changement. Si on était gouverné par un marchand de chaussure par exemple, la situation ne pourrait que s’améliorer, car lui, il saurait ce que c’est que de faire parti du peuple et de galérer à bosser 20 heures par jour pour pouvoir survivre.
Premier homme bourré : Tout à fait. Vous avez tout compris HIC. Vous êtes le premier qui me prend pas pour un idiot en plus. C’est quoi votre nom déjà ?
Zhang Bao : Je m’appelle Zhang Bao. (et vous êtes un idiot).
Premier homme bourré : Super nom. Je crois que j’appellerais mon fils pareil.
Zhang Bao : Mais vous n’êtes pas obligé. Il y a plein d’autres noms super vous savez. (merde, je suis tombé sur un gros lourd, je me demande si l’autre alcoolo est pas moins pire).
Zhang Liang : Au fait, notre frère va surement bientôt revenir, on devrait aller l’accueillir.
Zhang Bao : Tu as raison. Dépêchons nous.
Sans le savoir, ces hommes allaient être à l’origine d’une terrible guerre. Le proverbe chinois ‘’ La guerre, c’est comme les accidents de voiture. Quand c’est pas à cause d’une femme, c’est à cause de l’alcool’’ viendrait d’ailleurs de cet épisode.
Quelques instants plus tard, dans la rue :
Zhang Bao : Au fait, frère, merci de m’avoir aider à esquiver ce type. Il commençait à me prendre la tête.
Zhang Liang : Moi aussi. Tiens, notre frère revient.
Zhang Jiao : Salut les frérots.
Zhang Bao : Et bah dit, tu es sur que c’était juste une balade que tu faisais ? Vu ta tête, on dirait que tu as mis tes doigts dans une prise.
Zhang Jiao : C’est parce que j’ai trouvé le livre ?
Zhang Liang : Quel livre ? Et ça nous explique pas pourquoi tu es dans cet état. En plus, les livres, c’est plutôt dans les bibliothèques qu’il faut chercher.
Zhang Jiao : Je parle du livre ‘’Non-Non au pays des illettrés’’. J’ai du me fritter au dieu de la foudre, c’est pour ça que j’ai l’air d’un illuminé. Mais ça valait le coup. Ce livre est génial. Et puis, j’ai aussi pu communiquer avec The Heavens . J’ai vu comme un film dans ma tête. Si j’ai bien compris, je dois rassembler les gens du peuple et mener une révolution contre l’empereur.
Zhang Bao : On croirait entendre l’autre alcoolo de tout à l’heure.
Zhang Liang : Quand on parle du loup, regardes qui voilà ?
Homme bourré lourdingue de tout à l’heure : Au revoir les gars. Et au fait, Zhang Jiao, tu as trouvé le bouquin ?
Zhang Jiao : Oui. Et il roxx.
Homme bourré lourdingue de tout à l’heure : Bien, bah je vous souhaite bonne chance. J’y vais, je dois rejoindre mes deux potes, ils m’attendent dans le champ de canna… euh dans le jardin des pêcher.
Zhang Bao : Frère, tu connais cet abruti ?
Zhang Jiao : Oui, c’est Zhang Fei, un de nos cousins éloignés. Il paraît un peu bête, mais c’est grâce à lui que j’ai trouvé le livre.
En trouvant le livre, Zhang Jiao a eu une vision de The Heavens . Il s’apprête donc à unir les paysans pour mener une révolution contre l’empereur et les eunuques, qui quand ils passent pas leur temps à exécuter des types de manière cruelle et arbitraire, s’amuse en jouant au badminton.
Un chapitre de The True Story of The Heavens ne pouvant s’achever sans une question à la con, pourquoi la vache qui rit rit ?